Le procès de Jacques Chirac : un roman ? Une fable.
Eh bien, ça n’a pas traîné ! Deux jours après, une partie s’éteignait : la mairie de Paris se disait satisfaite de l’arrangement financier proposé par l’adversaire et renonçait à poursuivre. Le procès perdait sa cause Quant au prévenu, jamais un terme consacré n’aura eu tant de pertinence.
Ne reste donc du grief et de la lèse-majesté du procès escompté qu’une mise en scène de relaxe, et un feuilleton d’été dans un grand quotidien national. Lequel, dans un chapitre mémorable — « de la rupture à la soudure ! » — aura retracé la réunion de l’UMP délivrant le compromis extincteur. Sans doute d’ailleurs, celle-ci avait-elle déjà eu lieu...
Il y a six mois, je disais dans un post dévolu à la Justice, que si les juges d’instruction devaient finalement disparaître, la presse saurait bien prendre le relais. Cette affaire, une jolie fable sur l’ogritude du pouvoir dévorant ses amis et jusqu’aux juges, montre bien que, quelle que soit l’opiniâtreté, la latitude ou le corporatisme de ceux-ci, le face-à-face des médias et de l’opinion demeure le seul tribunal des politiques, celui qui, au final, consacre leur destin.
Commentaires
-
Identifiez vous pour pouvoir laisser un commentaire. Saisissez vos identifiants dans l'espace abonné ou inscrivez-vous en un clic








Olivier Bomsel est économiste, spécialiste de l'économie des réseaux et des médias. Professeur et chercheur à Mines ParisTech (Ecole des mines de Paris), il est notamment l'auteur de Gratuit ! Du déploiement de l'économie numérique, (Folio, Gallimard, 2007). Son dernier ouvrage L'économie immatérielle. Industries et marchés d'expériences est sorti en février 2010 chez Gallimard.Olivier Bomsel tient sur le site de Books le blog Qui parle ? consacré à la façon dont les médias écrits s’adressent au public. 


















