Mais si, nous sommes des êtres logiques !
Les êtres humains sont fondamentalement des calculateurs qui réagissent aux incitations et aux perspectives de récompense.
Le Livre
La logique de la vie, L’économie rationnelle d’un monde irrationnel
Tim Harford est éditorialiste au Financial Times. Son livre précédent, The Undercover Economist (« L’économiste clandestin »), s’est vendu (selon lui) à 600 000 exemplaires en 25 langues (mais pas en français).
par Tim Harford
Random House
« Les gens fument et jouent aux jeux d’argent, écrit-il. Les insensés tombent amoureux. Les bureaux sont dirigés par des butors. Dans les villes, les quartiers prospèrent et s’effondrent sans raison apparente. » Sous l’œil aigu de l’économiste, tout fait sens, de la manière contre-intuitive exploitée avec tant de succès par Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner dans Freakonomics (2).
Fumer fournit à M. Harford l’un de ses exemples les plus frappants. Les patches et gommes de nicotine, destinés à sevrer les fumeurs de leur dangereuse habitude, semblent en fait encourager les adolescents à aspirer leur première bouffée, pour des raisons que tout économiste aurait pu prévoir. Produits destinés à aider les fumeurs à arrêter, il devient moins risqué, en toute rationalité, de contracter la ma (...)
Pour accéder à cet article, vous pouvez :
- vous inscrire sur le site de Books pour découvrir librement trois contenus du journal : cliquez ici
- souscrire à notre offre d’essai web : pour 6,5€ tous nos articles et toutes nos archives accessibles gratuitement pendant un mois, cliquez ici
- vous abonner à Books : voir l’intégralité de nos offres ici
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Commentaires
-
Identifiez vous pour pouvoir laisser un commentaire. Saisissez vos identifiants dans l'espace abonné ou inscrivez-vous en un clic
Notes
2| Gallimard, Folio Actuel, 2007.
Bibliographie
Richard Bitner, Confessions of a Subprime Lender. An Insider’s Tale of Greed, Fraud and Ignorance (« Confessions d’un prêteur spécialisé dans les “subprimes”. Une histoire d’avidité, de fraude et d’ignorance, racontée par un initié »), par John Wiley, 2008. Un livre pris au sérieux par David Miles, chef économiste chez Morgan Stanley, dans un article paru dans le mensuel britannique Prospect.
Christophe Chamley, Rational Herds. Economic Models of Social Learning («Troupeaux rationnels. Modèles économiques de l’apprentissage social »), Cambridge University Press, 2003. Considéré comme un classique dans les milieux universitaires.
Edward Chancellor, Devil Takes the Hindmost. A History of Financial Speculation («Sauve qui peut?! Une histoire de la spéculation financière »), Plume Books, 2000.
Élie Cohen, Le Nouvel Âge du capitalisme. Bulles, krachs et rebonds, Fayard 2005.
George Cooper, The Origin of Financial Crises. Central Banks, Credit Bubbles and the Efficient Market Fallacy (« L’origine des crises financières : banques centrales, bulles de crédit et l’illusion de l’efficience des marchés »), Harriman House, 2008. Présenté par The Economist comme « le meilleur livre » sur les origines de la crise financière.
Paul Dembinski, Finance servante ou finance trompeuse??, Desclée de Brouwer, 2008.
Paul Krugman, The Return of the Depression Economics and the Crisis of 2008 («Le retour de l’économie de
la dépression et la crise de 2008 »), Norton 2008. Par le prix Nobel d’économie 2008.
Charles R. Morris, The Trillion Dollar Meltdown. Easy Money, High Rollers, and the Great Credit Crash (« La fonte d’un billion de dollars. L’argent facile, les équilibristes et le grand crash du crédit »), PublicAffairs, 2008. L’auteur avait prédit la crise dès 2005.
James Surowiecki, The Wisdom of Crowds. Why the Many are Smarter than the Few and How Collective Wisdom Shapes Business, Economies, Societies and Nations (« La sagesse des foules. Pourquoi le nombre fait l’intelligence et comment la sagesse collective modèle le monde des affaires, les économies, les sociétés et les nations »), Doubleday, 2004, traduction française La Sagesse des foules (Lattès, 2008).
Sources de l'article
The New York Times
Fondé en 1851, le premier grand quotidien américain diffuse principalement sur la côte Est. Comme celles des autres quotidiens, les ventes sont en baisse régulière, mais continuent d’avoisiner le million d’exemplaires (1,4 million pour l’édition du dimanche). Son site Web est le premier site d’information au monde. Une sélection d’articles du New York Times se retrouve dans le International Herald Tribune.








William Grimes est journaliste au New York Times. Il a écrit Straight Up or on the Rocks. A cultural history of American drink (« Sec ou avec glace. Une histoire culturelle du cocktail américain »). 


















