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Jeudi 28 juin 2012

Numéro 34

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La beauté du Bosphore en hiver

À travers le destin croisé de trois personnages que tout oppose, le romancier turc Zülfü Livaneli dessine le portrait de sa ville, Istanbul, prise entre nostalgie ottomane et fièvre moderne.

Le Livre

La Maison de Leyla
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Si l’on en croit Zülfü Livaneli, la plupart des gens aiment le Bosphore en été. Lui avoue le préférer en hiver, et c’est à cette saison qu’il le décrit au début de son dernier roman, dans l’atmosphère affairée de ses bateaux, de ses ponts, de son peuple. « Ce jour-là, la descendante âgée d’une grande famille ottomane, une jeune fille aux cheveux partiellement teints en bleu et un élégant vieillard entrent dans la vie de l’écrivain », rapporte Nuray Soysal, du magazine Tempo. De cette rencontre initiale, le romancier tire une « histoire superbe ».

Bestseller en Turquie, réédité à près de cinquante reprises, La Maison de Leyla sort ces jours-ci en France. Le point de départ de l’intrigue est un « drame », explique Buket Asçı, du quotidien Vatan : « Imaginez que l’on vous expulse brutalement de la maison où vous êtes né et avez grandi […]. Leyla, qui est obligée de quitter le yali (villa en bois traditionnelle des rives du détroit) dans lequel elle a toujours vécu, se retrouve dans une ville qui a complètement changé. »

La vieille dame, le vieux monsieur et la jeune fille ne se connaissaient pas (...)

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