Le Grand Soir énergétique
Après la révolution par la vapeur, puis celle par le pétrole, nous sommes à la veille d’une « troisième révolution industrielle », fondée cette fois sur la production d’énergie renouvelable. C’est en tout cas ce que soutient le « futurologue » Jeremy Rifkin : très contesté pour ses généralisations abusives et son « manichéisme » (dixit Andrew Keen sur le site Salon), l’homme est aussi très écouté des grands de ce monde.
Après la révolution par la vapeur, puis celle par le pétrole, nous sommes à la veille d’une « troisième révolution industrielle », fondée cette fois sur la production d’énergie renouvelable. C’est en tout cas ce que soutient le « futurologue » Jeremy Rifkin : très contesté pour ses généralisations abusives et son « manichéisme » (dixit Andrew Keen sur le site Salon), l’homme est aussi très écouté des grands de ce monde.
Rifkin plaide pour un schéma calqué sur la logique du Web 2.0 pour l’information, autrement dit un modèle complètement décentralisé, en rupture avec le système très hiérarchisé qui prévaut actuellement. Fini les gigantesques centrales qui distribuent de l’électricité à grande échelle, voici venu le temps de l’« énergie produite localement », explique le Financial Times. Chaque bâtiment devra à l’avenir pouvoir générer suffisamment d’énergie, grâce au soleil, au vent, aux détritus ou encore aux marées, pour couvrir ses propres besoins. Et les éventuels surplus seront redistribués. Le coût de cette utopie née d’un travail de conseil auprès de l’Union européenne ? 780 milliards d’euros sur trente ans. Soit, assure Rifkin, « pas plus que le budget nécessaire au simple entretien du réseau actuel… ».
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