Le linguiste et son double
Le Livre
Ferdinand de Saussure fut la coqueluche des structuralistes dans les années 1960. Son Cours de linguistique générale était sur la table de chevet des étudiants en anthropologie, en théorie littéraire, en psychanalyse et, bien sûr, en linguistique. Mais qui était-il et qu’a-t-il réellement apporté ? Un livre de plus de 700 pages entreprend de répondre à ces deux questions. Avec succès, estime Patrick Wilcken, auteur d’un ouvrage récent sur Claude Lévi-Strauss.
Même s’il alla jusqu’à contester la distinction entre voyelles et consonnes, sa pensée était moins originale que le personnage lui-même, résume Wilcken dans la Literary Review. Membre de la grande aristocratie genevoise, poète accompli, il enseigna d’abord dix ans à l’École des hautes études, à Paris. Il jouait aux courses à Longchamp et le soir aux cartes, notant ses gains et ses pertes sur un carnet avec deux en-têtes : « turf » et « poker », transcrits en grec. Entre 1906 et 1909, il rédigea 99 carnets de notes de recherche sur les anagrammes, « syllabogrammes » et autres « hypogrammes » dans la poésie classique. Dans ses cours à l& (...)
Pour accéder à cet article, vous pouvez :
- vous inscrire sur le site de Books pour découvrir librement trois contenus du journal : cliquez ici
- souscrire à notre offre d’essai web : pour 9€ tous nos articles et toutes nos archives accessibles gratuitement pendant un mois, cliquez ici
- vous abonner à Books : voir l’intégralité de nos offres ici
Déjà abonné ? Identifiez-vous
Commentaires
-
Identifiez vous pour pouvoir laisser un commentaire. Saisissez vos identifiants dans l'espace abonné ou inscrivez-vous en un clic



























