Les paradis hollandais de Descartes
Le Livre
« Cogito erba sum. Et l’herbe de Hollande aida Descartes à trouver la méthode », titre allégrement le Corriere della Sera. Rendant compte du livre de Frédéric Pagès Descartes et le cannabis, récemment traduit en italien, l’écrivain Errico Buananno écrit qu’en allant vivre aux Pays-Bas, le philosophe a fait « ce que tous les Français sont toujours allés faire à Amsterdam : fumer ». Sauf qu’il ne s’agissait pas de cannabis, mais de tabac. Du moins à première vue. Dans une lettre du 5 mai 1632 à Guez de Balzac, Descartes se vantait d’habiter une ville où se trouvent « toutes les commodités et les curiosités que nous désirons », comme « les vaisseaux pleins de tout ce que les Indes produisent ». Et d’abord le petum, ou tabac, herbe du diable pour l’époque : le roi Jacques Ier d’Angleterre punissait les fumeurs de prison et la France avait interdit l’usage de la pipe dans les lieux publics en 1629.
Mais dans une autre lettre au même, Descartes faisait allusion à « ces magnifiques voyages » entre sommeil et rêve où lui venaient les meilleures idées. Du cannabis, alors ? Les ind (...)
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