Les traductrices de Dickens
Les premières traductions autorisées de Dickens furent souvent faites par des femmes. Sous le couvert des hommes.
Le Livre
« À présent je n’autorise pas aucune traduction… et il me paraît que presque tout le monde étranger me fait l’honneur très flattant de regarder mes écrits comme une espèce de propriété publique… » Jusque dans les années 1850, les romans de Dickens étaient traduits ou adaptés en France comme aujourd’hui nombre de romans en Chine : sans paiement de droits ni égard pour le texte d’origine. Tout cela changea quand Louis Hachette passa un contrat avec le romancier pour entreprendre la traduction de ses œuvres complètes, passées et à venir. En guise de préface, Dickens s’adressait au « public français » en ces termes : « Jusqu’ici, moins heureux en France qu’en Allemagne, je n’ai pu être connu des lecteurs français que par des traductions isolées et partielles, publiées sans mon autorisation et sans mon contrôle, et dont je n’ai tiré aucun avantage personnel. La présente publication […] a été exécutée avec le plus grand soin […]. Elle a été dirigée par un homme distingué, qui possède parfaitement les deux langues, et qui a réussi de la manière la plus heureuse à reproduire en (...)
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