Arsenic et vieilles dentelles victoriennes
On ne s’est jamais autant empoisonné que dans l’Angleterre du XIXe siècle. L’arsenic y était utilisé pour tout : le meurtre prémédité, bien sûr, mais aussi la fabrication de robes, de médicaments et de papier peint.
© Bettmann/Corbis
Une illustration du fameux « incident de Bradford », en 1858, où une confusion entre du plâtre et de l’arsenic fit vingt morts.
L’épicentre de cette épidémie d’empoisonnement était l’Essex, « comté arriéré », d’après le Times, qui avait fini par ressembler à l’Italie des Borgia. Les femmes du comté parlaient ouvertement d’assaisonner leurs conjoints avec la « poudre blanche », et le mari de Sarah Chesham, chef de la petite bande de comploteuses, succomba à un plat de riz trop riche en arsenic…
Après l’exécution de Sarah, les maris de l’Essex purent dormir plus sereinement. Mais ces époux n’étaient pas les seules victimes. L’avènement de l’assurance vie fournit de nouveaux mobiles. Des familles pauvres pouvaient inscrire leurs enfan (...)
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Sources de l'article
The Sunday Times



























