Get up, stand up !
Descendant d’esclaves fugitifs, enfant des ghettos de Kingston, Bob Marley a fait du reggae l’étendard du combat anticolonial. Trente ans après sa mort, et avec 50 millions d’albums vendus, sa musique n’a jamais été aussi influente. Écoutées dans le monde entier, ses chansons qui célèbrent l’amour et l’insoumission servent à contester la tyrannie. Get Up, Stand Up est aujourd’hui l’hymne d’Amnesty International.
Le Livre
© Corio/Dalle
Bob Marley en concert. Les adeptes du mouvement religieux rasta avaient interdiction de se couper les cheveux.
Elles racontent l’histoire bien connue des esclaves noirs, amenés le plus souvent d’Afrique occidentale pour trimer dans les champs d’indigo et de canne à sucre de la Jamaïque. Comme beaucoup de jeunes de sa génération – venus de la campagne pour travailler à la capitale, échouant dans ses bidonvilles en pleine expansion –, Marley s’imprégna des courants politiques et musicaux qui traversaient l’île un peu avant et après l’indépendance de 1962. On y trouvait les negro spirituals entonnés dans les églises en bardeaux, les chants (...)
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Notes
Bibliographie
Jean-Philippe de Tonnac, Bob Marley, Gallimard, coll. « Folio », 2010. ?La dernière des biographies de Bob Marley, par le prolifique écrivain et journaliste Jean-Philippe de Tonnac.









Doctorant en géographie à l’université de Berkeley, Joshua Jelly-Schapiro est critique littéraire, et collabore notamment à The Guardian, The Nation et The New York Review of Books. 

















