Climat : Apocalypse Tomorrow
La palme du pessimisme climatique revient incontestablement à James Lovelock. Aujourd’hui nonagénaire, ce scientifique de haut niveau, iconoclaste de toujours, est formel : l’humanité va bientôt subir une extinction massive, comme jadis les dinosaures.
Le Livre
Le visage de Gaïa disparaît. Dernier avertissement
par James Lovelock
Basic Books
James Lovelock est un chercheur indépendant, libre de toute attache institutionnelle. Cela fait de lui l’outsider par excellence. L’hypothèse Gaïa bénéficia au départ de bien peu de crédit dans la communauté scientifique.
Le système d’autorégulationde la Terre est en train de céder
Aujourd’hui, selon James Lovelock, l’hypothèse est devenue une théorie scientifique à part entière (une hypothèse scientifique est une idée non vérifiée, avancée pour expliquer un fait, tandis qu’une théorie est vérifiée et, en général, tenue pour vraie). Un pas en ce sens a notamment été franchi en 2001, quand les scientifiques de quatre programmes internationaux de recherche sur le climat ont repris (...)
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Notes
2| Lynn Margulis est une microbiologiste américaine de renom, qui a développé une hypothèse naguère controversée mais aujourd’hui vérifiée sur l’origine des eucaryotes (cellules à noyau). Le premier livre de Lovelock sur le sujet est Gaia. A New Look at Life on Earth, Oxford University Press, 1979 (La Terre est un être vivant, Éditions du Rocher, 1990).
3| Déclaration d’Amsterdam sur le changement global.
4| James Lovelock. In Search of Gaia (« James Lovelock. En quête de Gaïa »), Princeton University Press, 2009.
5| Voir notre article sur Freeman Dyson dans Books, n°10 (novembre-décembre 2009).
6| The Medea Hypothesis. Is Life on Earth Ultimately Self-Destructive? (« L’Hypothèse Médée. La vie sur terre est-elle destinée à s’autodétruire?? »), Princeton University Press, 2009.
7| Encore cette thèse ne fait-elle pas l’unanimité. Voir G. Keller et al., PNAS, vol. 101, no 11, 2004, p. 3753-3758.
8| Sur ces questions, le point de vue de Lovelock n’est pas aussi isolé que l’écrit Flannery. Voir par exemple l’article de Freeman Dyson, Books, n°3 (mars 2009) et l’article sur Freeman Dyson dans Books, n°10, novembre-décembre 2009.
9| Sur le livre de Carson (Plon, 1963), voir Books, n°1, novembre 2008.
Sources de l'article
The New York Review of Books
Créé en 1963, ce bimensuel publié à New York est une véritable institution intellectuelle et littéraire. Rédigés par les meilleurs auteurs, ses essais se distinguent par une exceptionnelle qualité d’écriture et de réflexion. Hannah Arendt, Jean-Paul Sartre, Nadine Gordimer, Vaclav Havel, Gore Vidal ont écrit dans ses colonnes, faisant le succès (125 000 exemplaires vendus) et la réputation de la New York Review.








Biologiste, paléontologue et spécialiste des mammifères, l’Australien Tim Flannery est aussi connu pour son écologisme militant. Il préside le Copenhaguen Climate Council, think tank qui rassemble des industriels, des décideurs politiques, des scientifiques et des journalistes. Il est l’auteur de nombreux livres, dont tout récemment Now or Never (« Maintenant ou jamais »), Atlantic Monthly Press, 2009. 




















