Sciences

Jeudi 29 janvier 2009

Numéro 2

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Darwin à l’école des fleurs

L’observation des plantes à fleurs a joué un rôle aussi fondamental que méconnu dans la découverte de la théorie de l’évolution.

Le Livre

Le Jardin de Darwin. Une aventure de l’évolution
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David Kohn est un spécialiste des manuscrits de Darwin,  dont il a contribué à éditer la correspondance.

par David Kohn

The New York Botanical Garden

Tout le monde connaît l’histoire canonique de Darwin, embarqué à 22 ans à bord du Beagle qui l’emmène autour du monde : Darwin en Patagonie ; Darwin dans les pampas argentines (se débrouillant pour prendre au lasso les pattes de son propre cheval…) ; Darwin en Amérique du Sud, collectant les ossements d’espèces géantes depuis longtemps éteintes ; Darwin en Australie et sa perplexité – alors qu’il est encore croyant – en découvrant son premier kangourou (« Il faut croire qu’il y eut deux Créateurs distincts »). Et, bien entendu, Darwin aux Galápagos, où, constatant que les pinsons y sont différents sur chacune des îles, il a ses premières intuitions sur la façon dont les créatures vivantes évoluent : un bouleversement de la pensée qui aboutira, un quart de siècle plus tard, à la publication de L’Origine des espèces.
La parution de cet ouvrage en novembre 1859 est le point d’orgue de l’histoire. S’ensuit une sorte de postface élégiaque où l’on voit un Darwin vieillissant et malade menant sans projet ni plan précis son petit train-train dans les jardins de Down House, publiant certes quelques autres livres, mais dont aucun ne peut égaler son grand œuvre.

Il est rarement précisé qu’il fut un grand botaniste

Rien ne saurait être moins vrai. Darwin est resté extrêmement attentif tant aux critiques qu’aux éléments susceptibles d’étayer sa théorie de la sélection naturelle, (...)

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Bibliographie

Charles Darwin, L’Autobiographie, Seuil, 2008. Édition intégrale de référence.

Charles Darwin, L’Origine des espèces, GF-Flammarion, 2008. Traduction d’Edmond Barbier (1876). Restitution du texte de la version originale.

Charles Darwin, Voyage d’un naturaliste autour du monde, fait à bord du navire le Beagle de 1831 à 1836, La Découverte, 2006. Traduction d’Edmond Barbier.

Stephen Jay Gould, Darwin et les grandes énigmes de la vie, Seuil, coll. « Points », 1984.

Sources de l'article

The New York Review of Books

Créé en 1963, ce bimensuel publié à New York est une véritable institution intellectuelle et littéraire. Rédigés par les meilleurs auteurs, ses essais se distinguent par une exceptionnelle qualité d’écriture et de réflexion. Hannah Arendt, Jean-Paul Sartre, Nadine Gordimer, Vaclav Havel, Gore Vidal ont écrit dans ses colonnes, faisant le succès (125 000 exemplaires vendus) et la réputation de la New York Review.

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L'auteur de l'article

Oliver Sacks

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Médecin spécialisé dans les troubles mentaux, Oliver Sacks est, entre autres, l’auteur de L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau (Seuil) et de Musicophilia (Seuil), dont nous avons rendu compte avant sa parution en français (« L’ensorcelant pouvoir de la musique », Books, n° 1, décembre 2008-janvier 2009). Il vient de publier un ouvrage sur sa propre expérience de patient atteint d’un cancer de l’œil dans The Mind’s Eye (« L’œil de l’esprit »). Il est professeur de neurologie et de psychiatrie à l’université Columbia à New York.

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