La cité de verre

La cité de verre

Publié dans le magazine Books, novembre / décembre 2017.
Ray Loriga a fait une entrée fracassante dans le paysage littéraire espagnol en 1992, alors qu’il avait 25 ans. Puis il a été, tout au long des années 1990, la coqueluche des médias et l’auteur fétiche d’une génération d’Espagnols avides de sexe, de drogues et de rock’n’roll, rappelle le quotidien en ligne El Confidencial. Depuis, ce romancier, scénariste et réalisateur avait un peu disparu des radars. Jusqu’à ce qu’il remporte en avril dernier le prix Alfaguara du ­roman avec Rendición. Le jury y a vu « une histoire kafkaïenne et orwellienne qui traite de l’autorité et de la manipulation collective, une parabole de nos sociétés exposées au regard et au jugement de tous. Sans tomber dans le moralisme, l’auteur construit une fable lumi­neuse sur l’exil, la perte, la pater­nité et les ­affects », ­relate le quotidien El País. Une guerre oblige à évacuer toute une ­région. Parmi les déplacés, un couple et l’enfant orphelin et mutique qu’ils ont recueilli. Ils sont dirigés vers la ville transparente, une cité fortifiée où tous les murs sont en verre, où il n’y a ni secrets ni vie privée, ni odeurs ni mauvaises pensées, et où l’on se doit d’être heureux. « Mais n’ayez crainte, rassure le critique Carlos ­Pardo dans El País. Il ne s’agit pas d’une resucée du Meilleur des mondes ­d’Aldous Huxley ni du énième roman postapoca­lyptique », un genre très en vogue ­actuellement. « L’origi­nalité du livre, et son ­humour, poursuit Pardo, tient pour beaucoup à la construction d’un narrateur…

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