Do you speak American ?

Do you speak American ?

Publié dans le magazine Books, avril 2012.
« Au début du XXe siècle, l’État de Californie a aboli les lois interdisant la fellation et le cunnilingus au motif que les mots “fellatio” et “cunnilingus” ne figuraient pas dans le dictionnaire. Ne pouvant être considérés comme de l’anglais, ils contrevenaient donc à la règle selon laquelle les textes de loi devaient être rédigés dans cette langue… » Cette anecdote relatée par le New York Times figure – entre autres curiosités – dans un ouvrage posthume de Richard Bailey, un spécialiste de l’“anglais américain” décédé en 2011. Le livre retrace 400 ans d’évolution linguistique sur le territoire des États-Unis, de la baie de Chesapeake à Los Angeles, en passant par Chicago. On y apprend notamment que c’est à Boston, et non à Londres, qu’est née la tendance des anglophones distingués à avaler les « r » – « Geoge » est tellement plus chic que « George » – et que Benjamin Franklin s’inquiétait de voir la langue allemande prendre le pas sur l’anglais au XVIIIe siècle… 

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