L’homme qui était trop sensible

L’homme qui était trop sensible

Publié dans le magazine Books, mai 2016.
« Préparez-vous à rire et à pleurer en lisant ce roman puissant et d’une grande beauté », prévient le Mail & Guardian à propos de l’ouvrage de Dominique Botha. Un roman, vraiment ? Des Mémoires, plutôt, car l’auteure sud-africaine y décrit son enfance et son adolescence dans la ferme que les Botha occupent depuis des générations. Afrikaners, mais hostiles à l’apartheid, ils invitent des Noirs à venir discuter chez eux. « Dans une société à la fois paranoïaque et schizophrène, ces tentatives de rapprochement sont mal vues », note Beverly ­Rycroft sur le site Aerodrome. Surtout, elles n’aident pas les enfants Botha à se faire des amis. Ils restent donc beaucoup entre eux, Dominique et Paul en particulier, les deux aînés. Paul est le grand frère, le frère adoré. Il est destiné à hériter de la ferme familiale et c’est sur lui que repose l’essentiel des attentes paternelles. Or, trop sensible, trop poète, il ne pourra que les décevoir. Rivière fantôme retrace la trajectoire tragique de ce jeune homme mort après avoir sombré dans la drogue. Dans cette tragédie, Dominique Botha fait office de « chœur grec solitaire », ­estime Rycroft.

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