L’ultramoderne solitude, selon Millénium

L’ultramoderne solitude, selon Millénium

Après avoir séduit le Vieux Continent (plus de vingt millions d'exemplaires vendus), Lisbeth Salander et son monde cruel partent à la conquête du lectorat anglo-saxon. Les critiques américains s'interrogent sur les raisons d'un tel succès.

Publié dans le magazine Books, mars-avril 2010.
La trilogie Millénium, du Suédois Stieg Larsson, n’a été traduite que récemment aux États-Unis et au Royaume-Uni, suscitant auprès des lecteurs anglo-saxons le même engouement qu’auprès des lecteurs français lors de sa sortie en 2007. « Plus de vingt millions d’exemplaires vendus dans la seule Europe continentale et des traductions en une trentaine de langues », rappelle le journaliste et écrivain britannique Andrew Brown qui s’interroge, dans les pages du magazine britannique Prospect, sur les raisons d’un tel succès.Pour Brown, « le secret de l’extraordinaire popularité » de Millénium tient à son héroïne, Lisbeth Salander, une justicière à laquelle Stieg Larsson donne tous les atours d’une « sorcière ». Son talent de « hackeuse » et ses compétences informatiques lui confèrent de véritables « pouvoirs magiques », précise l’écrivain britannique : elle peut « lire dans les pensées de n’importe qui à partir de son disque dur, écouter toutes les conversations d’un individu, qu’elles aient lieu par téléphone ou par e-mail ». « Tous les gros bestsellers mondiaux de ce genre puisent dans l’univers fantastique, où les héros peuvent acquérir des superpouvoirs. L’originalité de Larsson est d’avoir découvert un nouveau genre fantastique : les superpouvoirs de Lisbeth sont contrebalancés par le fait qu’elle est légalement irresponsable et…
Pour lire la suite de cet article, JE M'ABONNE, et j'accède à l'intégralité des archives de Books.
Déjà abonné(e) ? Je me connecte.
Imprimer cet article
0
Commentaire

écrire un commentaire