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Rêves angolais

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Dans le nouveau roman de l’An­go­lais José Eduardo Agualusa, « il y a ceux qui rêvent, ceux qui ne rêvent pas, ceux qui apparaissent en songe aux autres, ceux qui mettent en scène leurs rêves, ceux qui inventent une machine à filmer les rêves, ceux qui rêvent l’avenir », énumère António Rodrigues dans le quotidien portugais Público. L’auteur « s’aventure dans le monde onirique pour évoquer la réalité de l’A
ngola et pouvoir “simuler un avenir”. Un avenir qui, pour Agualusa, ne peut être que la fin du régime de José Eduardo dos Santos ». Depuis la parution du livre au Portugal, en juin 2017, le rêve d’Agualusa a été partiellement exaucé : l’homme qui avait dirigé l’Angola d’une main de fer pendant trente-huit ans a cédé deux mois plus tard la place à son dauphin, João Lourenço. Ce dernier a déclaré la guerre à la corruption et reçu récemment des représentants de la société civile, dont le rappeur Luaty Beirão, bête noire de l’ancien président. C’est justement à cette figure de la contestation et à seize de ses camarades incarcérés en juin 2015 qu’Agualusa dédie La Société des rêveurs involontaires, qui traite en définitive du « pouvoir révolutionnaire du rêve », comme il l’explique dans la revue Jornal de Letras.
LE LIVRE
LE LIVRE

La Société des rêveurs involontaires de José Eduardo Agualusa, Métailié, 2019

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