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Rome, ville ouverte

Du Rubicon ne subsiste aujourd’hui guère plus que le nom. On n’est pas parvenu à le localiser avec certitude, du fait notamment que, depuis l’Antiquité et l’épisode qui l’a rendu célèbre, son lit a sans doute été modifié. C’était tout au plus un gros torrent. Mais il marquait une frontière essentielle : celle qu’aucun général romain n’était autorisé à franchir avec une armée. Qu’est-ce qui, le 11
janvier 49 avant notre ère, poussa César à enfreindre cette loi et à déclencher une guerre civile qui devait durer quatre ans ? L’ouvrage de Luca Fezzi emprunte son titre au mot, peut-être apocryphe, que le conquérant des Gaules eut à cette occasion : « Alea jacta est » (« le sort en est jeté »). Et il dissèque tous les tenants et aboutissants de cet épisode décisif. Son originalité est de se focaliser moins sur l’avancée irrésistible de César en Italie que sur une autre décision, prise en réaction, et dont l’importance a souvent été sous-estimée : l’ordre donné par Pompée, l’adversaire de César, à tous les sénateurs de quitter Rome avec lui. « Un choix sans précédent », rappelle Carlo Franco dans le quotidien Il Manifesto, puisque Rome jusqu’ici avait toujours été ­défendue.
LE LIVRE
LE LIVRE

Alea jacta est. Pourquoi César a-t-il franchi le Rubicon ? de Luca Fezzi, Belin, 2018

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