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Gomorra et l’empire du « je »

Le livre que Roberto Saviano a consacré à la Mafia napolitaine est un phénomène éditorial mondial : vendu à 1,2 million d’exemplaires en Italie, il a été traduit dans 42 pays. Comment expliquer le succès, sur un sujet rebattu, d’un livre qui ne contient aucune révélation ? Pourquoi l’auteur a-t-il été condamné à mort par la Camorra, quand d’innombrables études scientifiques et autres enquêtes judiciaires avaient déjà tout dit?? En raison de la force évocatrice d’un récit écrit à la première personne, explique un sociologue italien. « J’y étais », dit Saviano à son lecteur, créant un effet de réel exceptionnel. Mais de quelle sorte de vérité s’agit-il là ? « Gomorra » met au défi la capacité narrative des sciences sociales et nous interroge, au-delà, sur ce que raconter veut dire.

Gomorra est beaucoup plus qu’un livre. C’est à la fois un phénomène éditorial et une affaire criminelle, l’auteur menacé de mort par la Camorra vivant aujourd’hui sous protection policière. C’est aussi, manifestement, un miroir de la conscience que notre pays a de lui-même. À l’automne 2006 [à sa sortie], des journalistes, des écrivains et des hommes politiques ont témoigné leur solidarité à Roberto Saviano, le comparant à Salman Rushdie et à d’autres cibles de la haine. Umberto Eco a publiquement salué la valeur politique et morale de l’auteur et de son livre. Une telle aura d’héroïsme civique rend bien sûr assez difficile l’évaluation objective de la qualité de l’ouvrage. D’autant qu’il n’est pas facile d’identifier véritablement de quelle catégorie de livre il s’agit. Car voilà un texte qui mêle de nombreux genres : l’enquête journalistique, le manifeste citoyen, l’autobiographie, le roman, et même, dans une certaine mesure, l’enquête ethnographique – en tout état de cause l’enquête de terrain. Gomorra transcende les classifications. C’est un roman-vérité qui captive le lecteur, en vertu de la réalité que lui confère l’usage de la première personne. Le récit est ainsi paré d’une forme d’objectivité, et donc de véracité, scientifique. Nous avons affaire à une sorte d’ethnologie « aux pieds nus » qui devrait obliger les anthropologues à se demander : « Et nous, à quoi servons-nous ? Quel est le sens de notre travail, si un roman est si efficace ? »

Le port de tous les trafics

Tout commence avec la description, fascinante, des trafics dans le port de Naples. Dès la première page, le lecteur est témoin d’un événement glaçant : au moment où un container est hissé sur un cargo, l’énorme paroi coulissante cède et renverse sa charge sur le quai : des dizaines de corps congelés de travailleurs chinois morts, renvoyés chez eux pour y être enterrés. Les crânes se fracassent et les cadavres décomposés s’amoncellent les uns sur les autres. « Quand le grutier du port m’a raconté cette histoire, il a placé ses mains sur son visage en continuant à me regarder entre ses doigts écartés. » C’est ainsi, avec cette introduction extrêmement forte, que l’auteur entre en scène. Saviano avait l’habitude, raconte-t-il, d’aller sur le port simplement pour « manger du poisson » ; mais un jour, il entre en contact avec le milieu des « Chinois » qui contrôlent les quais et le trafic des containers, et commence à travailler comme docker occasionnel, au noir. Cette incursion sur le « terrain » lui permet, à travers ses conversations avec Xiang, l’un de ces Chinois, de se faire une idée de ce qui se trafique effectivement sur le port de Naples : des marchandises variées produites pour rien ou presque en Chine, essentiellement des vêtements ; et non pas (ou pas seulement) les trafics auxquels le lecteur non informé aurait spontanément pensé – la drogue aujourd’hui ou les cigarettes, il y a vingt ans –, mais des marchandises globalisées, prêtes à se fondre dans l’économie légale. Ayant une vague idée du fonctionnement d’un port et après m’être intéressé aux rapports entre économie légale et clandestine, je considère réaliste la description de Saviano. C’est bien ainsi. Ce fut toujours ainsi. Un vieux capitaine de la marine marchande, aujourd’hui à la retraite, m’avait raconté comment, dans les années 1970, il chargeait du blé et déchargeait des déchets scellés à Odessa tout en transportant au retour des cigarettes de contrebande et du whisky. Mais ces trafics restaient marginaux. Aujour¬d’hui, les circuits clandestins se jouent des frontières, des douanes, des taxes et des contrôles d’authenticité des marques. Ils assurent la liaison – via Naples, mais aussi Bari et Gênes – entre Shanghai et la via Montenapoleone [la rue du grand luxe à Milan] et il est très difficile de les dissocier des flux globaux des marchandises légales.

La Camorra, miroir du monde

Saviano, en suivant ses informateurs comme le Chinois Xiang ou l’Italien Pasquale, quitte le « ventre infecté » du port pour pénétrer au cœur du monde de la sous-traitance, dans ces lieux où les grandes marques italiennes font travailler directement ou indirectement des jeunes et des étrangers pour des salaires de misère et des horaires à rallonge. Il découvre que le secteur textile est contrôlé par les familles de la Camorra, non plus à travers le vieux système du racket, mais à travers les prêts que, fortes de leurs liquidités, elles accordent aux chefs d’entreprise au même taux que les banques. En outre, les familles gèrent directement les usines, offrant ainsi une alternative locale à des entreprises nationales, pour la plupart localisées dans le Nord et le Nord-Est, incapables d’investir dans une région où abonde la force de travail. Cela explique pourquoi la Camorra jouit d’une forte légitimité sociale, pourquoi les quartiers s’embrasent lorsque la police intervient contre une famille camorriste. Naturellement, la force première de la Camorra est de type militaire. Nous ne sommes pas ici face à un modeste modèle de protection sociale alternative à celle de l’État, comme le voudraient des théories rationalistes rebattues sur la Mafia. Il s’agit là de véritables holdings, des groupes familiaux qui exercent le monopole de la violence à l’échelle locale, font des bénéfices sur les marchés illégaux – drogue, armes, déchets toxiques, etc. – et les réinvestissent immédiatement dans l’économie productive à travers des entreprises semi-légales, elles-mêmes liées aux secteurs de pointe de l’économie officielle, à commencer par la mode. C’est l’économie globale concentrée sur quelques centaines de kilomètres carrés. Avec un modèle d’organisation qui n’est pas sans rappeler celui des secteurs les plus innovants de l’économie mondialisée. Dans les usines du tiers-monde ou des pays émergents, nos biens de consommation les plus anodins sont fabriqués dans des conditions infernales par une force de travail quasi réduite en esclavage. Une enquête en 2006 révélait ainsi qu’Apple fait assembler ses iPods dans des usines chinois
es rappelant, à une échelle gigantesque – avec leurs dizaines ou centaines de milliers d’ouvriers –, les workhouses du temps de Dickens : des journées de travail de quatorze à seize heures par jour, des salaires de 40 dollars par mois, une discipline de fer, des punitions incessantes, de jeunes ouvrières obligées de vivre dans des dortoirs entourés de barbelés (1). Les entreprises camorristes ont donc des caractéristiques fractales : leur microcosme reflète le macrocosme. Et l’on pourrait dire exactement la même chose du trafic de déchets toxiques que Saviano décrit dans la dernière partie de Gomorra. La Camorra organise le transport à travers la Campanie de la même manière que les armateurs de nombreux pays du monde gèrent, avec la complicité des services secrets et des magnats locaux, l’exportation des déchets toxiques ou industriels vers la Somalie, la Sierra Leone ou le Bangladesh. Le légal et l’illégal, le licite et l’illicite ne sont pas des catégories juridiques pertinentes, encore moins morales, mais des notions qui fluctuent au gré des circonstances. En fonction de qui organise la protection armée de ces négoces : des États, des entreprises, des seigneurs de la guerre ou les versions bien de chez nous de ces féodalités militaires qui ont pour nom Camorra [à Naples], Mafia [en Sicile], N’dranghetta [en Calabre] ou Sacra Corona Unita [dans les Pouilles].

Milan la mafieuse

Cet enchevêtrement de la légalité et de l’illégalité, des secteurs marginaux et des activités de pointe, des marchés réguliers et des marchés déviants en Campanie et ailleurs est connu. La description qu’en fait Saviano, aussi efficace soit-elle, n’est donc pas particulièrement nouvelle. Elle a cependant le mérite d’aller à l’encontre du cliché raciste selon lequel la criminalité organisée dans le sud de l’Italie est le fruit des caractéristiques anthropologiques locales : dans le nord, en Lombardie, la Mafia, la N’dranghetta et les gangs étrangers œuvrent de concert, évitant autant que possible les guerres inutiles, blanchissant l’argent de la drogue et des armes dans le rachat d’entreprises ou la finance. En d’autres termes, la différence essentielle entre la Campanie – le Sud en général – et le reste de l’Italie ne tient pas à la présence ou non du crime organisé mais à l’existence, autour de Naples, d’une féroce compétition armée pour le contrôle direct du territoire. Lorsqu’il décrit les mécanismes économiques de la Camorra et la porosité des milieux criminels du Sud et du reste du monde, Saviano s’efforce d’éviter le folklore. Mais il ne résiste pas à la tentation d’épicer son récit quand il évoque sa propre présence. Ainsi, lorsqu’il se rend dans le quartier de Scampia et assiste à la distribution gratuite d’héroïne aux « Visiteurs », ces toxicomanes au stade terminal de la dépendance qui servent de cobayes pour les nouveaux « produits ». Saviano décrit l’arrivée des Visiteurs, le dégoût d’un camorriste « vêtu de blanc » pour ses clients cadavériques, la crise d’overdose d’un junkie et la fille qui urine sur son visage pour le ranimer, la soudaine colère des Visiteurs contre Saviano qu’ils prennent pour un pusher (« celui qui n’est pas un toxico est forcément un dealer »), jusqu’à ce que l’ami Pasquale apparaisse soudain, le fasse grimper dare-dare dans un camion et l’emmène. Voici comment Saviano justifie cette descente sur le terrain : « Je m’étais retrouvé là non par hasard, mais parce que j’avais la présomption de croire qu’en respirant l’haleine du réel, chaude et aussi authentique que possible, on pouvait arriver à comprendre. Je ne suis pas certain qu’il soit indispensable d’être là et de les observer pour connaître les choses, mais il est indispensable d’être là pour que les choses nous connaissent. »

Une histoire vraie ?

Cette scène, et plusieurs autres où l’auteur se prête au procédé narratif du « j’y étais et j’ai vu », est à mes yeux purement ornementale : le récit est superflu du point de vue de la description ethnologique, mais non du point de vue romanesque. Il ne nous apprend rien, mais raconte quelque chose de très fort. L’effet ethnologique a ici pour fonction de rappeler au lecteur qu’il lit une histoire vraie dont le narrateur a une connaissance directe, et non une information de seconde main. « Je le sais et j’ai les preuves », dit Saviano, sans dire de quelles preuves il s’agit. C’est à travers les allusions à son propre rôle dans les événements rapportés que l’auteur rend vraie et objective une description qui a toutes les caractéristiques du récit, avec ce que cela signifie d’arbitraire et de subjectivité. Les « ventres infectés », l’« haleine chaude du réel » et toutes les images discutables qui parsèment le livre ont pour fonction de mettre le lecteur au contact non pas tant de la réalité que des sensations tactiles, olfactives et morales de l’auteur, immergé dans cette réalité. Nous souffrons avec lui et nous avons comme lui des sueurs froides, nous respirons la même puanteur du « réel ». Cet effet mimétique évident explique sans doute, avec d’autres facteurs, le succès sensationnel du livre. Je crois à tout ce qui est raconté dans Gomorra. De la fascination des adolescents pour le style de vie camorriste à la reconstitution des guerres de Secondigliano et de Scampia, jusqu’au récit puissant de l’enfouissement des déchets toxiques. Mais j’y crois comme je crois, toutes proportions gardées, à la guerre racontée par Tolstoï dans les Récits de Sébastopol : le grand écrivain russe nous dit qu’il a voulu raconter non pas la vérité factuelle du siège, mais sa vérité morale. Cela pose donc une question : quel type de vérité transmet Gomorra ? Les noms, les prénoms et les lieux cités par Saviano sont connus des forces de l’ordre et de la magistrature, les mécanismes économiques et criminels ne sont pas ignorés des spécialistes. In fine, il s’agit d’une vérité reconstituée, d’une synthèse narrative à laquelle le « je », bien qu’apparemment utilisé de manière occasionnelle, apporte le frisson de réalisme scientifique dont un récit a besoin pour avoir valeur morale. Ce sont précisément là les raisons des menaces des camorristes : elles n’ont pas été provoquées par le caractère inédit des révélations de Saviano, mais par le caractère accessible au plus grand nombre de la dénonciation qu’elles portent. Cela n’en reste pas moins un roman.

L’héritage de Truman Capote

Gomorra est une sorte de fiction mâtinée d’ethnologie, où l’habile structure narrative est au service d’une dénonciation mais aussi d’une sorte d’affirmation de soi. Gomorra est davantage l’histoire de « Saviano pénétrant les mystères de Naples » que celle de leur révélation tout court. Rien là de bien nouveau sous le soleil. Déjà, De sang-froid, de Truman Capote, et Les Armées de la nuit, de Norman Mailer, relevaient de ce genre. Ce ne sont ni des romans, ni des reportages au sens strict, mais des ouvrages dans lesquels la personnalité des auteurs-narrateurs, s’impliquant dès les premières pages, insuffle à la narration une authenticité qui garantit son efficacité. De ce point de vue, Gomorra symbolise le succès, y compris en Italie, du muckraking, genre journalistico-littéraire américain où se sont illustrés des auteurs comme Upton Sinclair et aujourd’hui Barbara Ehrenreich ( 2). Ici se pose inévitablement à nouveau la question posée plus haut : « Et le rôle des ethnologues dans tout cela ? » La réponse me semble beaucoup moins évidente qu’on pourrait le penser. Il est vrai que nous avons pour but la connaissance factuelle d’une réalité sociale, mais sommes-nous sûrs que nos récits ne contiennent jamais le moindre effet moral ? Je ne crois pas. Les auteurs classiques, tout comme quantité de recherches menées depuis les années 1970 sur les prisons, la drogue, la police, les conflits sociaux, les bidonvilles, attestent qu’on peut être objectif tout en s’inscrivant dans une forte perspective morale. Mis à part les évidentes différences de style et de contenus, liées notamment à la présence d’un terrain théorique plus ou moins solide, les textes d’ethnologie abondent eux aussi en procédés que je ne saurais définir autrement que comme narratifs. Du « moi » ayant pour seule fonction l’ostentation (« voilà ce que moi, ethnologue, j’ai observé et décrit et dont je vous rends compte »), on passe facilement au moi qui se raconte : « Épuisé par la chaleur et la dysenterie, sous une tente, je… », « Les natifs me traitaient avec gentillesse mais invariablement m’ignoraient quand j’essayais de… », « Sous une pluie de balles, je fuyais… », « Le vieux dompteur me dit : cette vie n’est pas faite pour toi, retourne à ton université, tandis que nous (3)… » De même que Saviano a besoin de nous faire savoir qu’il était vraiment à Scampia, les ethnologues nous précisent, sciemment ou non, qu’ils nous racontent une histoire à laquelle ils ont participé en tant que personnes. C’est cet enracinement existentiel et autobiographique qui rend si singulier le genre ethnologique au regard des conventions objectivantes des autres sciences sociales. Tout en reconnaissant qu’il existe une distance assez grande entre les genres littéraires – ou leur mélange, comme dans Gomorra – et scientifiques, même sur des thèmes en apparence identiques, ils me semblent relever d’un continuum ; ils sont juxtaposés et non opposés. Voilà qui impose aux ethnologues de relever les défis que leur lancent les autres genres narratifs, non pour prétendre à d’impossibles triomphes éditoriaux mais pour mieux atteindre leur objectif de description des univers sociaux. Non pas en niant le mandat moral qui les motive inévitablement en tant que citoyens du monde, mais en luttant contre la tentation de le laisser obscurcir les « vérités » factuelles qu’ils entendent révéler ; et sans écarter la dimension narrative, qui passe souvent par le récit à la première personne, mais en essayant de la maintenir soigneusement séparée des effets d’objectivité auxquels les lie leur mission scientifique. Voilà pourquoi il faudrait recommander à qui veut commencer l’ethnologie de lire sans relâche des romans, des reportages et tous les types de « docu-fiction » écrits sur leur objet de recherche, non pour les singer mais pour voir s’il n’aurait pas quelque chose à en apprendre.

Dans les Mystères de Naples

Parce que la science et le roman se déploient sur un même terrain, les savants ont souvent cru à la vérité de la littérature – ou à son mensonge, mais en tout cas à son pouvoir de refléter la société. Quand Marx et Engels, dans La Sainte Famille [1845], s’en prenaient aux Mystères de Paris du pauvre Eugène Sue, ils partaient du présupposé que les extravagantes aventures du duc Rodolfo de Gerolstein dans les bas-fonds de la « Ville lumière » n’étaient pas seulement une fantaisie mais une représentation des classes sociales. Le roman Que faire ? de Nikolaï Gavrilovich Tchernychevski fut une bible du mouvement révolutionnaire russe jusqu’à Lénine –, qui en reprit le titre dans un pamphlet militant  (4). Comme on le sait, Les Buddenbrook [de Thomas Mann] et L’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme [de Max Weber] se reflètent l’un l’autre. Un certain Georg Simmel renvoie à Rainer Maria Rilke et vice versa ( 5). Quand l’image du crime organisé et globalisé dominant aujourd’hui en Italie et ailleurs devient celle de Gomorra, les sciences sociales doivent s’interroger. Des décennies d’une littérature de recherche bureaucratique et illisible, d’épaisses enquêtes soporifiques, comme écrites exprès pour brasser de l’air, ont éloigné le public des sciences sociales. Voilà aussi pourquoi les gens lisent à présent Gomorra exactement comme on lisait il y a cent cinquante ans Les Mystères de Paris. Il ne faut pas mépriser ce que certains sociologues appellent avec condescendance la littérature populaire, mais la lire avec attention et en apprendre quelque chose.   Cet article est paru dans la revue Etnografia e ricerca qualitativa. Il a été traduit de l'italien par Françoise Liffran.
LE LIVRE
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Gomorra. Dans l’empire de la Camorra, de Les Japonais sous anesthésie, Gallimard

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