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Le martyre de Madame Dickens

Charles Dickens, maître du conte moral, pourfendeur des injustices de l’Angleterre victorienne, se comportait chez lui en tyran. Ambivalent à l’égard des femmes, il fit vivre à son épouse Catherine un enfer, avant de la tromper, de la bannir et de la priver de ses enfants. Son œuvre y gagna en épaisseur.

« Mon père était un homme cruel ; un homme très cruel, écrit Kate Perugini, la fille de Charles Dickens. Il ne comprenait pas les femmes. » Pourtant, on ne saurait faire de lui un simple phallocrate. À défaut d’indépendance, l’écrivain reconnaissait aux femmes le droit d’avoir des ambitions en dehors du foyer : il admirait sa sœur Fanny, musicienne ; les talents de comédienne de Nelly Ternan, dont il fit sa maîtresse, expliquent en partie son attirance pour elle ; et il travailla en étroite collaboration avec la romancière Elizabeth Gaskell, ou la philanthrope Angela Burdett-Coutts. La détresse des femmes sans défense et maltraitées le bouleversait, et il s’efforça activement (avec l’aide de Burdett-Coutts) de sortir les prostituées de leur misère. Il ne tolérait pas qu’une femme défie son autorité, mais il s’ennuyait auprès de celles qui se laissaient trop facilement dominer.

Ces conflits sont au cœur de l’œuvre de Dickens. Si sa pensée sur les deux sexes avait été moins embrouillée, il aurait été un écrivain très différent, moins passionnant. On n’est guère surpris d’apprendre qu’il lui arrivait de mal se comporter avec les femmes. Il y a vingt ans, Claire Tomalin soulignait déjà sa duplicité dans un livre consacré au sort peu enviable de Nelly, maîtresse cachée d’un homme célébré dans tout le pays comme le chantre des valeurs familiales (1). L’ouvrage très documenté de Lillian Nayder s’inscrit dans la même veine. Il montre au travers de Catherine, l’épouse de Dickens, à quel statut débilitant étaient réduites les femmes de l’époque victorienne, à quel point l’écrivain pouvait être autoritaire avec celles de sa famille, comment il a anéanti l’une d’elles, qui n’avait rien fait pour mériter sa cruauté – et toutes les raisons qu’ont aujourd’hui ses semblables de bénir le féminisme, qui changea leur place dans la société.

 

Une loyauté sans faille

Nayder fait beaucoup pour rendre sa dignité à Catherine Hogarth, loin du personnage insignifiant, stupide et fade qu’ont si souvent décrit les biographes de l’écrivain. Dans sa jeunesse, à Édimbourg, la future madame Dickens avait développé ses propres goûts en matière de culture. Le refus cavalier de son époux d’encourager son discernement – discernement dont il l’accusa plus tard de manquer – n’en fut que plus blessant. Il écrivit à son ami John Foster : « [Elle] souhaite savoir si tu as “des livres à lui envoyer”. Si tu as quelque camelote sous la main, merci de la lui expédier. » Catherine répondit à chaque affront par une loyauté sans faille, même après que Dickens l’eut chassée de la maison. Son indulgence ne faisait qu’attiser l’exaspération de son mari. Mais l’hostilité de ce dernier n’y fit rien : sur son lit de mort, Catherine légua sa correspondance au British Museum « pour que le monde puisse savoir qu’il m’a un jour aimée ».

L’approche de Nayder a un goût de revanche. Comme elle le dit elle-même, « ce livre s’efforce de ramener Dickens au rang de personnage secondaire ». Mais Catherine ne l’y aide vraiment pas : après le mariage, elle semble avoir renoncé à être autre chose que la femme du grand auteur et la mère de ses enfants. Les recherches de Nayder sur ses occupations et ses opinions, aussi bien avant qu’après la rupture, suggèrent qu’elle était devenue une femme parfaitement conventionnelle. Son humilité accentue le caractère injuste de sa souffrance, mais ni son chagrin, ni sa fidélité résignée ne suffisent à en faire un personnage substantiel. Même si ce n’était pas son intention, l’intérêt du travail de Nayder réside précisément dans ce qu’il induit au sujet de Dickens, l’homme invisible du livre. Comment ne pas s’étonner de la férocité avec laquelle il rejeta Catherine quand on sait ce qu’il écrivait sur les vertus de l’affection familiale ?

L’extraordinaire popularité de Dickens vient entre autres de ce que ses romans exaltent des valeurs dites féminines, par opposition à la froideur et à la rationalité attribuées à l’esprit masculin. Dans la trame complexe de ses histoires, les femmes au cœur tendre (la petite Dorrit du roman éponyme, la petite Nell du Magasin d’antiquités, Sissy Jupe des Temps difficiles, Florence Dombey de Dombey et Fils) jouent souvent un rôle rédempteur. Leur petitesse est ambiguë, comme bien d’autres choses chez elles. Elle suggère un statut subalterne, voire enfantin, mais souligne en creux la capacité qu’elles ont de transcender leur fragilité originelle. Les qualités qui les affaiblissent sont celles-là mêmes qui les élèvent au-dessus des hommes – leurs actions généreuses ayant pour contrepartie une perte d’autonomie. La force du sentiment féminisé a beau être soigneusement circonscrite dans les romans de Dickens, elle reste le seul moyen d’apaiser les divisions et de guérir les maux.

L’enfance de l’auteur fournit quelques clés pour démêler ces représentations embrouillées. La mère de Dickens était sociable et enjouée. Son penchant pour l’imitation irrévérencieuse faisait la joie de son fils, qui s’en inspira plus tard. Même s’il finit par mépriser ses manières brouillonnes, il fut souvent attiré par des femmes qui lui ressemblaient, et elle exerça sur lui une influence plus profonde qu’il ne voulut jamais l’admettre. La maisonnée résonnait de la musique, des jeux et des cris joyeux de ses huit enfants. Les duos musicaux qu’il formait avec sa sœur Fanny initièrent Dickens aux plaisirs de la scène. Mais son éducation, et avec elle tout espoir de devenir un jour un gentleman, connut un brusque coup d’arrêt l’année de ses 12 ans, lorsqu’on l’envoya travailler – dix heures par jour, six jours par semaine – dans une fabrique de cirage. Peu après, son père fut emprisonné pour dettes, ajoutant au propre malheur de Charles la blessure de la disgrâce familiale.

Au même moment, les talents de Fanny lui promettaient gloire et prospérité. Dickens en avait gros sur le cœur le jour où sa sœur reçut un prix de la Royal Academy of Music : « Je ne pouvais supporter de penser à moi-même, si loin de pouvoir l’égaler et d’avoir un tel succès. Les larmes coulaient sur mes joues. J’avais le cœur déchiré. Avant de me mettre au lit, cette nuit-là, je priai pour être arraché au mépris et à l’humiliation où j’étais réduit. C’était la première fois que je souffrais tant. »

Lorsqu’il relate l’épisode, bien des années plus tard, Dickens s’empresse d’ajouter ce commentaire à moitié crédible : « Il n’y avait là aucune jalousie de ma part. » Peut-être pas, en effet, car sa dévotion envers Fanny ne vacilla jamais. La tendresse que nourrissent l’un pour l’autre un frère et une sœur (Nicolas et Kate Nickleby, Tom et Ruth Pinch, Florence et Paul Dombey) donne souvent à ses histoires un caractère chaleureux­. On peut y lire, en filigrane, le souvenir de Fanny (elle mourut de la tuberculose à l’âge 38 ans). Dickens était attaché à sa sœur, mais son succès à elle ne faisait que souligner son déclassement à lui. Les garçons étaient censés faire fortune et les filles les épauler. Sa famille chaotique avait, semble-t-il, inversé l’ordre des choses.

Dickens en fit le reproche à sa mère. Lorsque se présenta enfin une occasion de quitter la fabrique, celle-ci lui refusa son soutien : « Je n’ai jamais oublié, je n’oublierai jamais et ne le pourrai jamais, que ma mère accueillait favorablement l’idée que j’y fusse renvoyé. » Elizabeth n’eut pas gain de cause, et les finances de la famille se rétablirent assez pour permettre deux années de scolarité supplémentaires. Mais, en effet, Dickens n’oublia jamais. Il semble avoir toute sa vie considéré sa mère comme un poids encombrant. Si, dans ses romans, les frères­ et sœurs peuvent s’entraider, les parents sont incapables de protéger leurs enfants, ou ne le veulent pas. En particulier les mères qui, lorsqu’elles ne meurent pas de maladie ou ne s’effondrent pas sous la contrainte, s’absentent d’emblée ou se révèlent perfides. Si, sur le plan idéologique, Dickens promeut l’idéal de la famille, ses personnages de mères sont déconcertants de faiblesse.

 

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« Petite bête de somme »

Le romancier s’était promis que la négligence de ses parents ne menacerait plus son avenir. Des années de travail acharné et ininterrompu allaient le mettre à l’abri du besoin et de la honte. D’abord clerc de notaire, il devint journaliste, un métier en plein essor dans le Londres des années 1830, qui offrait exactement le genre d’opportunités dont il avait besoin. Il n’avait pas 20 ans lorsqu’il devint financièrement indépendant de sa famille et de ses insolubles problèmes d’argent. Comme il bataillait encore pour se faire un nom et une situation, il tomba amoureux de Maria Beadnell, une jolie jeune fille issue d’un milieu aisé. L’histoire n’en retint pas grand-chose, sinon qu’elle servit de modèle à Dora Spenlow, l’indécrottable idiote du très autobiographique David Copperfield. Maria avait en réalité bien plus de personnalité que Dora l’écervelée. Dickens lui plaisait sans la bouleverser. Il lui fit une cour empressée pendant trois ans, avec une détermination égale à celle qu’il manifestait (avec plus de succès) dans son travail. Quand elle finit par lui tourner le dos, son chagrin fut sincère. « Je n’ai jamais aimé et ne pourrai jamais aimer aucune autre créature humaine que vous », lui dit-il – et sans doute le pensait-il. Ce rejet le conforta dans l’idée que les femmes ne méritaient pas sa confiance. Il n’était désormais pas davantage disposé à être la « petite bête de somme » que sa mère avait voulu faire de lui qu’à s’aventurer une nouvelle fois dans une histoire où la femme aurait le dessus. Il entendait devenir seul maître de ses affaires, aussi bien professionnelles que sentimentales.

Deux ans plus tard, Dickens était fiancé à Catherine Hogarth, la fille d’un confrère écossais. Sa cour fut bien différente de celle, obstinée, qu’il avait faite à Maria. Il proclama dès le départ que l’union ne serait pas égalitaire. Catherine jouirait, en échange de sa soumission, d’un foyer stable et de toutes les responsabilités domestiques permettant à une épouse d’occuper son temps. Dickens­ voyait en elle avant tout une source de réconfort et de repos, une personne vers qui il pourrait se tourner « au coin du feu, une fois mon travail achevé, pour puiser dans votre douce tournure et vos charmantes manières la récréation et le bonheur que la triste solitude d’une garçonnière ne procure jamais ». Dans un premier temps, Catherine protesta contre sa place dans l’arrangement, se plaignant du carriérisme obsessionnel de son promis, Dickens ne voulut rien entendre. Il répondit qu’il romprait leurs fiançailles si la jeune femme persistait dans son « obstination inflexible ». Catherine finit par rendre les armes. Le mariage fut célébré dans la discrétion. Avec « ses airs de fillette », la jeune Catherine fit une mariée modeste. Un invité la trouva « radieuse, aimable […], vêtue de la manière la plus simple et soignée qui soit, et sans doute plus jolie ainsi que si on lui avait permis de s’apprêter davantage ». On aurait juré un avant-goût de Ruth Pinch dans Vie et Aventures de Martin Chuzzlewit : « Charmante petite Ruth ! Si gaie, si proprette, si active, si tranquille ! »

Dickens se maria en 1836, l’année où sa carrière décollait grâce à la publication des Esquisses de Boz et des Aventures de Monsieur Pickwick. La vie de Catherine n’en fut que plus pénible : outre son besoin obsessionnel de domination, son mari lui fit subir la pression de ses nouveaux engagements professionnels. Les enfants ne tardèrent pas à arriver, et en nombre – dix en tout, le premier (Charley) neuf mois seulement après le mariage. Leur bruyante vitalité et les désagréments des grossesses et accouchements eurent vite raison de la patience de Dickens. Catherine prit du poids (elle devint moins « soignée ») ; elle était souvent malade et fatiguée. « Je suis sûr qu’elle pourrait trotter, si elle le voulait bien », affirmait pourtant l’écrivain. La maison n’était pas tenue à son goût. Catherine était semble-t-il très en deçà du souvenir que gardait Dickens de sa belle-sœur, l’adorable Mary Hogarth, disparue brutalement à l’âge de 17 ans. Georgina, une autre fille Hogarth, s’installa avec la famille. Elle présentait l’avantage de s’occuper des enfants sans ajouter à leur nombre. Son efficacité ne fit qu’accentuer les défauts de Catherine aux yeux de son époux, qui se mit alors à explorer de nouveaux horizons. Il pensa un temps raviver sa flamme pour Maria. Mais, comme Catherine, celle-ci avait changé. Elle était devenue « très épaisse […] et peu endurante ». Dickens avait 45 ans lorsqu’il rencontra Nelly Ternan, une délicate et gracile demoiselle de 18 ans – plus jeune que sa fille aînée. Son mariage avec Catherine était fini.

La séparation fut très rude, notamment en raison de l’insistance de l’écrivain à la rendre publique. Il publia une tribune enflammée dans le Times et Household Words, qui accréditait fort l’existence d’une maîtresse par la vigueur même de son déni – il dénonçait des « déformations, pour la plupart grossièrement inexactes, monstrueuses et cruelles ». Une déclaration plus franche suivit, qui mentionnait « une jeune demoiselle pour qui je nourris un grand attachement et une grande estime. Je ne donnerai pas son nom car j’ai trop de respect pour elle. Sur mon âme et mon honneur, il n’est pas sur terre de créature plus vertueuse et pure que cette jeune dame ». Par un fait étrange, il ne vint pas à l’esprit de Dickens que ses lecteurs allaient en déduire que la jeune dame en question était tout sauf pure. Catherine, pour sa part, était décrite comme souffrant de « troubles mentaux » et accusée d’avoir « abandonné tous les enfants à quelqu’un d’autre ». Ce « quelqu’un d’autre » était bien sûr Georgina, laquelle prit le parti de Dickens contre sa sœur, et continuait obstinément à diriger la maisonnée. Révolté par les rumeurs (prévisibles) qui leur prêtaient une liaison, Dickens fit établir un certificat de virginité pour sa belle-sœur – celle-ci n’y voyant apparemment aucune humiliation gratuite, mais plutôt un moyen nécessaire de se protéger.

 

Vous parlez d’une excuse !

On pria Catherine de faire ses valises et d’aller vivre dans une petite bâtisse près de Regent’s Park. Elle ne fut jamais autorisée à remettre les pieds au domicile familial, ni à apparaître devant Dickens. Quels qu’aient été ses sentiments, elle les garda pour elle. Elle ne manquait pourtant pas de défenseurs. Les tentatives de justification de Dickens nourrirent leur lot de ragots et de conjectures. L’écrivain William Makepeace Thackeray écrivit à sa mère : « Des bruits courent au sujet d’une comédienne qui serait impliquée dans l’affaire ; [Dickens] les dément avec la plus farouche indignation […]. Dire que cette malheureuse mère de famille doit quitter sa maison après 23 années de mariage ! » La poétesse Elizabeth Barrett Browning était indignée : « Qu’est-ce que cette triste histoire au sujet de Dickens et de sa femme ? Incompatibilité d’humeur après 23 ans de vie commune ? Vous parlez d’une excuse ! […] Pauvre femme ! Elle doit souffrir amèrement, c’est certain. »

Le pire, pour Catherine, fut d’être séparée de ses enfants. Certains étaient trop jeunes pour même comprendre ce qui se passait (Edward, le petit dernier, n’avait que 6 ans). Seul l’aîné Charley était en âge de prendre le parti de sa mère et l’accompagna dans son exil. Catherine n’eut avec les autres que des contacts rares et limités. Sa fille Kate devait plus tard se le reprocher : « Nous avons tous été cruels de ne pas prendre sa défense. » Mais à l’époque, les enfants Dickens n’avaient pas le choix. Leur père avait très clairement établi qu’ils devraient rester près de lui. Il fut aussi impitoyable avec eux – particulièrement avec ses fils – qu’avec Catherine. « Il se moquait éperdument de ce qui pouvait arriver à n’importe lequel d’entre nous », se souvint amèrement Kate. Vrai ou faux, les garçons furent en tout cas chassés de la maison à peine atteint l’âge de se prendre en charge. Edward, devenu un jeune homme timide et mal assuré, avait 16 ans lorsque Dickens l’envoya en Australie. Catherine ne fut pas consultée. En guise d’adieu, il reçut une lettre au ton ferme par laquelle son père l’informait que la vie est ainsi faite de séparations, « et il faut en passer par ces souffrances ». Le garçon docile monta sur son bateau. Il ne reverrait jamais ni ses parents, ni l’Angleterre.

Dickens semble avoir cédé à une soudaine envie de refaire sa vie comme on commence un nouveau roman. Il a voulu se débarrasser de sa famille comme si ses membres de chair et d’os étaient des personnages de fiction, de la même façon qu’il avait tiré un trait sur ses encombrants géniteurs en les réduisant à des figures romanesques entièrement à sa merci – Mr. Micawber dans David Copperfield, Mrs. Nickleby dans Nicolas Nickleby, Mr. Dorrit dans La Petite Dorrit. Au sujet de son mariage, il affirma : « Une page de ma vie naguère couverte d’écriture est désormais totalement vierge. » Nelly semblait incarner ce renouveau. Mais c’était en réalité une femme cachée et entretenue qui, comme Catherine, ne fut pas toujours heureuse (il est notamment question d’un bébé qui n’aurait pas survécu). Dickens devait savoir qu’en détruisant le monde de Catherine, il ruinait toutes les chances de Nelly de faire une carrière respectable. Ce héraut des valeurs familiales devait désormais se livrer à un sordide jeu de dissimulation pour préserver sa réputation. Ses premiers romans avaient quelque chose d’un défi humoristique – quoique précaire – lancé à l’infamie. Après l’échec de son mariage, l’œuvre de Dickens se fit plus noire. Il commença à ressasser les thèmes de l’obsession sexuelle, du déshonneur et de la trahison. L’hypocrisie intéressée qu’il avait autrefois combattue avait fini par envahir sa propre existence. Mais les duperies qui le hantaient allaient aussi permettre à sa fiction de gagner en ampleur et en complexité.

 

Cet article est paru dans la London Review of Books le 3 février 2011. Il a été traduit par Barnabé d’Albès.

 

Notes

1. The Invisible Woman. The Story of Nelly Ternan and Charles Dickens (« La femme invisible. L’histoire de Nelly Ternan et de Charles Dickens »), Penguin, 1990. Non traduit.

Pour aller plus loin

 John Bowen, Michael Hollington, Christine Huguet et al., Charles Dickens, l’inimitable, Democratic Books, 2011. Catalogue d’une exposition qui se tient jusqu’au 23 octobre 2011 à Condette, dans le Pas-de-Calais, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de Dickens. Une partie est consacrée à « Dickens intime ».

 Michael Slater, Dickens and Women (« Dickens et les femmes »), Stanford University Press, 1983. Une étude pionnière dans son genre, par un grand spécialiste de Dickens.

Michael Slater, Charles Dickens, Yale University Press, 2009. La biographie incontournable de l’écrivain.

LE LIVRE
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L’autre Dickens. Biographie de Catherine Hogarth de Le martyre de Madame Dickens, Cornell University Press

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