Quand on est con, on est con

Publier des livres à prétention universitaire sur la « connerie » présente le risque de se faire renvoyer la balle. Deux best-sellers récents parus en France en font ici les frais. Le point de vue d’un observateur britannique à l’esprit aiguisé.


© Denis Pessin

« Les fausses croyances ont émergé si tôt, se sont répandues si largement et ont duré si longtemps que, au lieu de deux ou trois volumes, cinquante suffiraient à peine pour en détailler l’histoire. » Charles Mackay, Memoirs of Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds, 1841.

 

« L’erreur est un vaste sujet. » James Reason, Human Error, 1990.

  Si Psychologie de la connerie et Histoire universelle de la connerie avaient pris comme sujet le bon sens plutôt que la connerie, ils n’auraient sans doute pas connu le même succès commercial. À croire que ce n’est pas l’intelligence mais l’idiotie qui vaut d’être expliquée : l’homme est né intelligent, mais partout il est con 1. Celui qui s’aventure à écrire sur la sottise, la crédulité et l’aveuglement obstiné prend un risque, car le lecteur ne manquera pas de chercher à déceler dans son texte les preuves des mêmes qualités : il est comme mis au défi de ...
LE LIVRE
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Psychologie de la connerie de Jean-François Marmion, Sciences humaines, 2018

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