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L’alliance inavouée d’Israël avec l’Afrique du sud

Comment un pays né des persécutions nazies a-t-il pu s’allier à un régime raciste ? Israël et l’Afrique du Sud ont entretenu, dans les années 1970 et 1980, d’intenses relations commerciales et militaires. L’État juif serait allé jusqu’à proposer des armes nucléaires à Pretoria. Alliance immorale ou realpolitik bien comprise de la part de ces deux États parias ?

En révélant qu’Israël aurait proposé de vendre des armes nucléaires à l’Afrique du Sud de l’apartheid, le livre de Sasha Polakow-Suransky, The Unspoken Alliance, a beaucoup attiré l’attention lors de sa sortie aux États-Unis en mai 2010. Les faits sont anciens, mais ils ne peuvent aujourd’hui qu’embarrasser Israël, surtout à la veille de négociations au sommet sur la non-prolifération nucléaire au Moyen-Orient (1). D’où l’empressement du président Shimon Pérès à démentir ces allégations, et il sait a priori de quoi il parle : si une telle proposition a été formulée, il était nécessairement au courant, en tant que ministre de la Défense de l’époque et architecte du programme nucléaire militaire du site de Dimona, le premier centre de recherche atomique du pays.

L’accusation repose essentiellement sur des déclarations ambiguës figurant dans le compte rendu d’une rencontre entre les hauts responsables de la défense des deux pays, le 31 mars 1975. Elle est renforcée par une note, datée du même jour, où le chef d’état-major de l’armée sud-africaine exprime son « enthousiasme » à l’idée de voir son pays acquérir des armes nucléaires. Au minimum, cela semble prouver que les Sud-Africains pensaient qu’Israël leur proposait la bombe. Cette « offre » n’a finalement débouché sur rien : P.W. Botha, le ministre de la Défense de Pretoria, jugeait cela trop coûteux. Mais il y eut ensuite d’autres signes de coopération nucléaire entre les deux pays. Notamment l’hydrogène radioactif fourni par Israël à l’Afrique du Sud en 1977-1978. Ou le « double éclair », typique d’une explosion nucléaire, aperçu au-dessus de l’Atlantique Sud, en septembre 1979 : selon toute vraisemblance, un essai israélien effectué à proximité des côtes sud-africaines. Sans oublier des rencontres secrètes entre les savants atomistes des deux pays. Quoi qu’il en soit, l’Afrique du Sud a fini par posséder des têtes nucléaires, d’une manière ou d’une autre (2). Tout ceci est suspect, j’en conviens, même si je ne suis pas un expert. Je n’ai pas non plus le sentiment de devoir toujours prêter foi aux dénégations d’Israël en la matière. Comme nous le savons depuis quelque temps, le pays a systématiquement dissimulé, dans les années 1970 et 1980, l’alliance plus globale qu’il avait nouée avec Pretoria. Et voilà bien l’intrigue la plus intéressante que se propose de démêler le livre bien documenté, agréable à lire et (à mon avis) équilibré, de Polakow-Suransky.

Car cette alliance laisse perplexe, bien sûr, tant un abîme politique aurait dû séparer un pays issu de la persécution nazie et un régime composé (en grande partie) d’anciens sympathisants nazis. Dès les années 1950, le Parti national sud-africain avait abandonné son antisémitisme déclaré : en 1951, les Juifs purent adhérer et furent considérés comme « Blancs » par la législation d’apartheid adoptée ensuite. Mais on aurait pu penser que les Juifs, plus que tout autre peuple, verraient dans la moindre forme de racisme une abomination. C’était d’ailleurs le cas pour un grand nombre d’Israéliens – la plupart d’entre eux, vraisemblablement. « Un Juif qui accepte l’apartheid cesse d’être un Juif », déclara Shimon Pérès. Cela explique sans doute pourquoi il tient tant, aujourd’hui, à démentir les informations faisant état d’un accord nucléaire. Dans les années 1970 et au début des années 1980, de nombreux Juifs refusaient donc de croire en l’éventualité de liens militaires entre Israël et l’Afrique du Sud. Le seul fait d’en parler, affirma le Comité juif américain en 1985, était une tactique ennemie destinée à « délégitimer » l’État d’Israël. Mais ces liens existaient bel et bien ; même les États-Unis, pro-Israéliens, ne purent plus le nier quand leur propre Congrès publia, deux ans plus tard, un rapport exposant en détail cette collaboration.

Il fallait donc la justifier. L’argument le plus évident était celui de la realpolitik. Les deux gouvernements étaient impopulaires dans le monde entier, la situation empirant avec le temps. L’Afrique du Sud fut ostracisée dès le début de sa période nationaliste, en 1948 (3). L’année même où l’État d’Israël voyait enfin le jour, a priori sous de meilleurs augures, de la part de l’Europe et des États-Unis du moins. La disgrâce de l’État hébreu ne commença qu’avec la guerre des Six-Jours, en 1967, quand son expansion territoriale massive aux dépens de ses voisins arabes fit subitement passer le pays du statut de « phare socialiste » à celui d’« agresseur impérialiste » aux yeux de beaucoup. La réputation mondiale des deux nations déclina encore par la suite, à la fois en raison d’événements ultérieurs (les émeutes de Soweto en 1976 (4), la guerre du Kippour en 1973, l’invasion du Liban en 1982) et de la montée d’un discours anti-impérialiste dans les pays du bloc communiste, ceux du tiers-monde et dans la gauche occidentale. Les deux pays virent donc diminuer le nombre de leurs alliés et partenaires commerciaux – Israël perdit même un temps, dans les années 1970, le soutien des États-Unis. L’État hébreu n’avait plus que l’Afrique du Sud, et vice versa. « Pour ce qui est de choisir nos amis, déclara le président de la Chambre de commerce israélo-sud-africaine en 1983, nous en avons trop peu pour pouvoir nous permettre de les contrarier. » Les parias ne peuvent faire la fine bouche. Tel était, semble-t-il, le socle de leur relation.

 

Des armes contre de l’argent et des minerais

Les deux pays avaient besoin de soutien, comme toute colonie de peuplement – ce qu’était Israël au même titre que l’Afrique du Sud. Les meilleurs amis de ce type de nations sont généralement les puissances coloniales qui les ont implantées et dont elles dépendent parfois plus qu’elles ne veulent bien l’admettre, surtout dans des régions très majoritairement habitées par d’« autres », et encore davantage lorsque ces « autres » ont été grossièrement dépossédés (on pourrait dire que c’est là l’un des deux grands péchés originels qui ont donné naissance à l’État d’Israël – le premier étant naturellement celui, d’une tout autre dimension, commis par Hitler). Abandonnées à elles-mêmes, ces colonies sont très vulnérables, comme le montrent la plupart des exemples historiques : les régimes coloniaux au Kenya, en Rhodésie et en Algérie n’ont pas perduré. L’Afrique du Sud et Israël couraient le même risque : être submergés par les populations majoritaires africaines et arabes qui les entouraient et être – selon le cliché d’usage – rejetés à la mer. Ceux qui jugeaient également impensable cette perspective et toute forme de compromis devaient trouver de l’aide. Mais leurs difficultés n’éveillant pas autant de sympathie dans la communauté internationale que celles des Africains opprimés et des Arabes de Palestine, la tâche était ardue, sauf auprès de pays confrontés à des problèmes similaires.

Le commerce fut un autre facteur de rapprochement. À mesure que la situation se corsait pour les deux pays – en raison des sanctions internationales dans le cas de l’Afrique du Sud –, ils devinrent de plus en plus dépendants l’un de l’autre sur le plan économique. Leurs besoins se révélèrent presque parfaitement complémentaires. Israël possédait des armes, dont des missiles et peut-être des têtes nucléaires, et avait absolument besoin de les vendre pour remettre sur pied une économie en permanence dévastée par les guerres. L’Afrique du Sud avait les moyens de les acheter et recelait des minerais essentiels pour Israël, notamment du charbon, du chrome et du yellowcake, un concentré d’uranium dont elle fournira 500 tonnes à l’État juif en 1976. En raison de leur isolement, les deux gouvernements ne se souciaient pas plus des sanctions visant l’Afrique du Sud – qu’Israël bafouait continuellement – que de la réglementation censée limiter l’usage du yellowcake à des fins pacifiques. En conséquence, chacun était devenu dès les années 1980 l’un des deux ou trois plus gros clients de l’autre, la fourniture d’armes dominant leur relation. Le commerce et la défense – voire la survie – allaient de pair. La realpolitik ne pouvait être plus réelle.

Pour ceux qui, en Israël, soutenaient l’entente avec l’Afrique du Sud, ces facteurs étaient déterminants. La plupart n’étaient probablement pas racistes. Le livre cite le cas de plusieurs diplomates israéliens, visiblement scandalisés par l’apartheid, mais cela ne les empêchait pas de donner la priorité à l’intérêt national. L’un d’eux était l’ambassadeur Yitzhak Unna. Il était allé jusqu’à dénoncer l’apartheid à la télévision sud-africaine (en afrikaans, langue qu’il avait pris la peine d’apprendre ; on pouvait apparemment insulter les Afrikaners, dès lors qu’on le faisait dans leur langue). Mais l’ambassadeur maintenait que l’alliance était indispensable « d’un point de vue stratégique, d’un point de vue commercial et d’un point de vue juif ». Polakow-Suransky rapporte aussi la réaction d’un survivant de l’Holocauste qui cracha au visage du peintre et militant anti-apartheid Arthur Goldreich : « Nous pactiserons avec le diable pour sauver les Juifs de la persécution et assurer l’avenir de cet État. »

Les choses ont cependant pu aller plus loin. Les deux pays découvrirent peu à peu qu’ils n’étaient pas unis seulement par les liens d’un mariage de pure convenance, voire de nécessité. C’est à peu près ce que déclara Shimon Pérès à l’issue d’une rencontre secrète avec des dirigeants sud-africains à Pretoria, en novembre 1974 : « Cette coopération est fondée sur des intérêts communs et la même détermination à résister face à nos ennemis », mais aussi sur « notre haine commune de l’injustice » (sic). Elle pourrait déboucher, à mesure que les deux pays se connaîtraient mieux, sur une « étroite identité d’aspirations ». Et l’approfondissement des relations entre les deux pays révéla en effet d’étonnantes affinités. Ils découvrirent, par exemple, qu’ils avaient un ennemi historique commun, le vieil Empire britannique, même si aucun d’eux n’aurait pu en arriver là sans lui. Par ailleurs, les dirigeants nationalistes sud-africains, qui connaissaient bien l’Ancien et le Nouveau Testament, se dirent « envoûtés » par la Terre sainte lorsqu’ils eurent l’occasion de la visiter. De retour de son premier voyage en Israël, en 1953, le Premier ministre D.F. Malan exprima son « admiration pour la capacité des Juifs à sauvegarder leur identité nationale malgré des siècles d’adversité ». Un parallèle superficiel fut établi entre le Grand Trek des Afrikaners qui traversèrent en 1830 le fleuve Vaal pour fuir les Britanniques et fonder leur propre république (5), et l’Exode biblique (« superficiel », parce que les Juifs fuyaient la servitude, quand les Afrikaners fuyaient, en partie, pour pouvoir conserver leurs esclaves noirs). Certains groupes religieux des deux pays se percevaient comme le « peuple élu ». Pour ceux qui pouvaient admettre que Dieu ait élu deux peuples, c’était un autre point commun.

 

Les généraux et les marchands d’armes deviennent intimes

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Tout ceci a ouvert la voie, dans les années 1970, à un sionisme plus radical, plus idéologique, même si ses origines intellectuelles remontent au moins aux années 1920. Plus ambitieux dans ses revendications territoriales (pour un « Grand » Israël de part et d’autre du Jourdain), hostile au libéralisme, ouvertement anti-arabe, et considérant le monde entier comme incorrigiblement antisémite, il accordait beaucoup plus d’importance à la puissance militaire que les Juifs ne l’avaient jamais fait (l’une des raisons de cette radicalisation peut avoir été la volonté de faire oublier le vieux stéréotype représentant les Juifs comme un peuple de mauviettes, d’intellectuels mous et de capitalistes gras, et par conséquent presque mûr pour la persécution – et elle y parvint). D’après Polakow-Suransky, c’est Menahem Begin qui a introduit ce néosionisme dans la politique israélienne traditionnelle quand le Likoud arriva au pouvoir en 1977, évinçant le vieux Parti travailliste.

Begin avait apparemment toujours prôné des liens plus étroits avec les Afrikaners, que personne n’avait jamais considérés comme des mauviettes. Conformément à ses propres instincts militaires – mais aussi en raison des besoins des deux pays –, le rapprochement concerna surtout les états-majors. Polakow-Suransky souligne à quel point les généraux, ministres de la guerre et marchands d’armes étaient devenus intimes, leur correspondance « se caractérisant par un étonnant sentiment de familiarité et d’amitié », au contraire du langage beaucoup plus officiel de rigueur entre diplomates. Et puisque, selon l’auteur, l’armée décidait alors de tout dans la diplomatie israélienne – quand elle ne la contournait pas –, ces liens d’amitié ont sans doute forgé les « aspirations » particulières qu’Israël et l’Afrique du Sud en sont venus à partager de plus en plus.

Pour y parvenir, les militaires auraient encouragé les dirigeants des deux pays à envisager leurs problèmes sous l’angle militaire et stratégique, plutôt que diplomatique ou moral. Nul besoin de trop insister sur ce point aujourd’hui, dans le cas d’Israël, après l’offensive de 2008-2009 contre Gaza. Ils ont aussi élaboré des visions analogues de leurs adversaires, l’ANC et l’OLP. Les deux organisations furent de plus en plus souvent qualifiées de « communistes » et de « terroristes », peut-être de simples « façades » d’une grande conspiration soviétique internationale ; les combattre devenait par conséquent une « mission commune » aux deux pays (ou bien n’était-ce qu’un artifice de propagande destiné à emporter l’adhésion de partisans de la guerre froide comme Reagan et Thatcher ?). Les stratégies de lutte contre ces deux organisations firent donc l’objet d’intenses consultations lors des conférences bilatérales annuelles des services de renseignements et donnèrent lieu à des échanges de personnel militaire. Dans un rapport rédigé après une visite des check points israéliens en 1977, le chef de l’armée sud-africaine Constand Viljoen disait « s’émerveiller » de la « minutie » des opérations. Les Israéliens montrèrent également aux Sud-Africains l’avantage d’une politique « opaque » en matière nucléaire : laisser les autres pays croire qu’on pouvait avoir la bombe, que ce soit vrai ou non, afin de disposer d’un « moyen de pression ». Cela explique peut-être les ambiguïtés relevées dans les comptes rendus de 1975.

 

Israël, un « État d’apartheid » ?

Les Sud-Africains apprirent sans doute moins de choses aux Israéliens. Certains tentèrent de leur vendre l’apartheid – les bantoustans, en particulier – comme un moyen de régler le « problème » palestinien, mais cette idée n’eut jamais de succès, en tout cas pas officiellement. Depuis peu, Israël est parfois qualifié d’« État d’apartheid », l’usage le plus controversé de ce terme étant celui de Jimmy Carter, dans son livre publié en 2006, intitulé Palestine. La paix, pas l’apartheid. Ce titre semblait accorder de la respectabilité à ce qui avait été jusque-là, pour l’essentiel, une accusation gauchiste. Mais il y a fort à parier que tous les symptômes évoqués dans l’ouvrage et rappelant l’apartheid tiennent davantage à la situation intrinsèque d’Israël qu’à sa liaison avec Pretoria. Vers la fin de son livre, Polakow-Suransky se demande s’il est opportun d’employer le mot « apartheid » à propos d’Israël. Il affirme que, malgré certaines ressemblances – « les routes d’accès “réservées aux Israéliens” en Cisjordanie » et les « obligations d’identification qui s’apparentent à des laissez-passer contemporains » –, l’analogie est « imparfaite » : Israël n’a jamais déclaré le métissage illégal et n’impose pas le même niveau de servitude institutionnelle aux Arabes que les Blancs sud-africains aux Noirs. Selon ses termes, « ceux qui nettoient les caniveaux de Tel-Aviv et répandent du fumier sur les champs des kibboutz sont bien plus souvent des travailleurs immigrés asiatiques ou africains que des Palestiniens ». Telle est la différence fondamentale entre ces deux formes de colonialisme de peuplement. Les Sud-Africains blancs voulaient à la fois de la terre et du travail, tandis que les Israéliens se satisfaisaient (si l’on peut dire) de la terre.

L’accord passé entre les deux pays reposait sur l’idée que la meilleure manière de défendre leurs intérêts était de posséder de puissants moyens militaires. Pour l’Afrique du Sud, cela s’avérerait une chimère, à la grande surprise des Israéliens : à la veille de l’effondrement de l’apartheid, ils fondaient toujours leur stratégie sur l’hypothèse que le régime durerait encore vingt ans. Israël perdit donc son compagnon paria. Un nouveau stigmate vint alors s’ajouter à tous ceux que l’État hébreu portait déjà, qu’ils soient mérités ou non : celui d’avoir soutenu un régime fortement vilipendé – peut-être même au point de l’aider à se procurer l’arme nucléaire. Il lui devenait dès lors difficile de trouver des alliés de rechange, par exemple parmi les nouveaux pays émergents d’Afrique, qui auraient pu se tourner vers Israël en raison de leur propre histoire (avec les marchands d’esclaves arabes). Reste à savoir si le recours persistant d’Israël à la force militaire, malgré l’opprobre quasi universel, parviendra à mieux assurer sa sécurité à long terme qu’il ne l’a fait pour son ancien allié. Du point de vue progressiste de Polakow-Suransky, les présages ne sont pas bons.

 

Cet article est paru dans la London Review of Books le 24 juin 2010. Il a été traduit par Béatrice Bocard.

 

Notes

1| Ces négociations ont eu lieu la semaine de la sortie du livre à New York.

2| L’Afrique du Sud a bel et bien possédé un arsenal clandestin dans les années 1980, auquel elle a renoncé à la fin de l’apartheid.

3| Le Parti national afrikaner accède au pouvoir en 1948, marquant le début de l’apartheid. Cependant, depuis 1910 et la création du dominion de l’Union sud-africaine, la politique se résumait déjà au renforcement rapide et constant de la protection des intérêts des Blancs (droits fonciers, politiques, sociaux).

4| En 1976, l’armée ouvre le feu pour réprimer la révolte d’adolescents noirs, mobilisés pour protester contre l’instauration de l’enseignement obligatoire de la langue afrikaans à l’école.

5| Dans la colonie britannique du Cap, la suppression de la discrimination raciale en 1828, l’abolition de l’esclavage en 1833, l’anglicisation de la population et des modalités de gouvernement poussent des milliers de Boers à migrer vers le nord. C’est lors de ce voyage qu’aura lieu la bataille de Blood River contre les Zoulous, commémorée comme le « jour du vœu » jusqu’à la fin de l’apartheid.

Pour aller plus loin

Derek Cohen, Apartheid et Israël, Actes Sud, 2008. Ce petit livre réunit les réflexions et critiques incisives de deux intellectuels juifs aux parcours et approches différents sur les rapports entre Israéliens et Palestiniens.

François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l’Afrique du Sud, Seuil, 2006. Un ouvrage de référence sur l’histoire du pays, du paléolithique aux années 2000.

LE LIVRE
LE LIVRE

L’Alliance tacite. La relation secrète d’Israël avec l’Afrique du Sud de l’apartheid de L’alliance inavouée d’Israël avec l’Afrique du sud, Pantheon

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