Le Liban, d’un conflit à l’autre

Le Liban, d’un conflit à l’autre

Mazen Kerbaj, chef de file de la nouvelle génération de bédéistes libanais, a rassemblé dans Politique son œuvre des dix dernières années. Portrait d’un pays en équilibre instable, d’une société hantée par la guerre.

Publié dans le magazine Books, mai 2019.

L'exposition « Beirut Strip Extended », présentée en 2018 dans le cadre du Pulp Festival, à la Ferme du Buisson, près de Paris, a été l’occasion de découvrir la créativité de la bande dessinée libanaise. « Il y a une tradition de la BD au Liban depuis les années 1960. C’est avec Georges Khoury, alias Jad, dans les années 1980, qu’elle évolue vers un langage adulte et novateur. La génération des années 2000 prolonge ce travail et propose un mode de narration d’emblée créateur, hybride et contemporain », expliquait le commissaire de l’exposition, David Russel, au quotidien beyrouthin francophone L’Orient­-Le Jour. Mazen Kerbaj est l’un des chefs de file de cette nouvelle génération de bédéistes. Il naît à Beyrouth en 1975, année où commence une guerre civile qui durera quinze ans et fera plus de 150 000 victimes. Dans un pays ravagé par la violence, « on n’avait pas grand-chose d’autre à faire que lire des bandes dessinées pour se distraire. Il ne fallait pas sortir parce que c’était dangereux », confiait-il en 2011 au magazine en ligne du9, consacré au neuvième art. À la télé, il n’y avait presque pas d’émissions pour enfants. Parfois, il y avait des coupures d’électricité pendant une semaine. Alors je passais mon temps à lire des bandes dessinées. J’avais envie de tout lire, de tout connaître. Jusqu’à 18-19 ans, je ne lisais que des livres avec des images ». Après un diplôme de l’Académie libanaise…
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