Xu Zhiyuan parle de la censure

Les Chinois aspirent à la liberté, mais la censure omniprésente exerce un effet dissuasif. Il faut considérer le temps long et rester patient et optimiste.


Vous avez publié en 2013 à Taïwan un livre en chinois inti­tulé « Les Protestataires ». Ce livre a été en partie ins­piré par L’Homme révolté, d’Albert Camus. ­Pouvez-vous nous en dire plus ? « Les Protestataires » présente les portraits d’une dizaine d’intellectuels, dissidents politiques et leaders étudiants originaires de Taïwan, de Hongkong et de Pékin. Ils sont tous, chacun à sa façon, en quête de liberté individuelle et de dignité, et ont à cœur de construire un régime politique qui garantisse ces valeurs. En dépit des différences de système politique et de culture, Taïwan, Hongkong et Pékin partagent une tradition historique qui est celle de la Chine. En décrivant l’itinéraire de ces intellectuels, j’ai voulu identifier des caractéristiques propres aux Chinois quand il s’agit de contester et de ­protester. L’Homme révolté me vient à l’esprit chaque fois que je tente de comparer les traditions de protestation dans d’autres cultures. J’ai été très marqué pendant mes années universitaires par les émotions intenses, l’esprit critique et l’amour puissant qui...
LE LIVRE
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Étranger dans mon pays de Xu Zhiyuan, Éditions Picquier

ARTICLE ISSU DU N°100

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