« Les musées sont remplis de pièces à l’authenticité douteuse », expliquait l’universitaire José Arthur Gianotti dans un article publié l’an dernier par
Books et consacré à Han Van Meegeren, le faussaire de Vermeer (
« L’homme qui faisait des Vermeer », Books
, n°2, p. 48). La National Gallery de Londres s’emploie à confirmer ce propos jusqu’au 12 septembre. La vénérable institution a sorti de ses réserves plus de quarante toiles dont l’authenticité a été invalidée ou remise en question : on découvre comment une couche de bleu cobalt insuffisamment granuleuse trahit un faux Holbein ; quand ce n’est pas un grossier anachronisme vestimentaire qui révèle l’âge véritable d’une toile censée dater du XVe siècle. S’il faut des experts dupés pour qu’un faux passe à la postérité, il en faut aussi de minutieux pour rétablir la vérité. « En plus des plaisirs qu’elle offre, l’exposition a aussi un but tacite, remarque Richard Dorment dans le
Telegraph. Elle répond à la croyance fausse qui veut que les...