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Avoir des enfants est-il immoral ?

Même dans des sociétés où la procréation est un choix, les couples sans enfants sont toujours un peu suspects, tant l’aspiration à fonder une famille est jugée unanimement légitime. C’est dire la charge subversive portée par de récents livres de philosophie qui intiment aux parents de justifier moralement la responsabilité qu’ils prennent pour leur progéniture, pour eux-mêmes et pour le monde. Responsabilité, vraiment ?

En 1832, Charles Knowlton, praticien à Ashfiel, Massachusetts, publia un livre court affublé d’un long titre : « Les fruits de la philosophie. Manuel réservé aux jeunes mariés, par un médecin (1) ». Alors âgé de 31 ans, Knowlton était un « libre-penseur », qui abordait dans cet ouvrage le problème du sexe, ou de la croissance démographique, puisque cela revenait alors sensiblement au même. À l’instar de Thomas Malthus, dont il citait les travaux, Knowlton s’inquiétait des périls de la fécondité. Extrapolant à partir des taux de natalité de l’époque, il prévoyait que la population mondiale doublerait trois fois par siècle. Mais, à la différence de Malthus, qui ne voyait pour seul remède que les épidémies et l’abstinence, lui imaginait des solutions plus agréables. Car, avec un peu d’ingéniosité, ce que Knowlton appelait l’« instinct reproductif » ne débouchait pas nécessairement sur la procréation. Son opuscule fournissait donc aux lecteurs des instructions faciles à suivre. « Se retirer juste avant l’éjaculation » pouvait, « si on le faisait avec suffisamment de précaution », être efficace (2). Un petit morceau d’éponge, muni d’un fin ruban et inséré dans le vagin « avant le rapport », pouvait également suffire. Si aucune de ces techniques ne vous tentait, il conseillait « d’utiliser une seringue et d’injecter dans le vagin, immédiatement après le rapport, une solution de sulfate de zinc, d’aluminium, de carbonate de potassium, ou de tout sel qui a une action chimique sur la semence ».   Le livre qui a changé l’histoire « Les fruits de la philosophie » mirent Knowlton en délicatesse avec la justice. Peu après la sortie de la première édition, il était poursuivi pour publication de littérature obscène et astreint à 50 dollars d’amende. Avant même la fin du procès, il était inculpé sous de nouveaux chefs d’accusation. Et condamné, cette fois, à trois mois de travaux forcés. Mais il était impossible d’endiguer une aussi bonne idée. Peut-être en partie à cause de ces démêlés judiciaires, « Les fruits de la philosophie » eurent un immense succès. L’un des jurés du premier procès confia à Knowlton que, même s’il n’avait eu d’autre choix que de le reconnaître coupable, il n’en aimait pas moins beaucoup son livre. En vingt ans, la brochure imprimée sur de toutes petites feuilles, facile à glisser dans une poche de pantalon, fut éditée à neuf reprises aux États-Unis. Également publiée en Angleterre, il s’en vendit là-bas environ mille exemplaires par an pendant près de quatre décennies. Puis, en 1877, deux éminents libres-penseurs britanniques, Annie Besant et Charles Bradlaugh, décidèrent de le réimprimer pour tester la législation sur l’indécence. Ils furent dûment arrêtés et leur procès, qui se tint au Guildhall de Londres, fit sensation. Une foule d’à peu près 20 000 personnes se pressait chaque jour devant le tribunal pour suivre les débats. Tous deux furent condamnés mais la sentence fut annulée pour vice de forme. Le tapage provoqué par l’affaire avait transformé la question taboue du contrôle des naissances en sujet de conversation quotidien. En 1880, il s’était arraché en Grande-Bretagne plus de 200 000 exemplaires du manifeste de Knowlton. Tant et si bien que ce livre passe pour avoir changé le cours de l’histoire. Au moment précis de sa première édition, le taux de fécondité aux États-Unis commença de s’effondrer et, dans les décennies qui suivirent le procès de Besant et Bradlaugh, il en fut de même en Grande-Bretagne. Même s’il est difficile d’établir les causes des grandes tendances démographiques, une chose est sûre : l’ouvrage contribua de manière cruciale à diffuser « la bonne nouvelle que sexe et procréation pouvaient être séparés », selon le mot d’un historien. En d’autres termes, les enfants cessèrent d’être une conséquence pour devenir une option. Ce qui était un choix franchement imparfait à l’époque de Knowlton est aujourd’hui un choix presque absolu. Les couples, du moins aux États-Unis et dans le reste du monde développé, peuvent arrêter le nombre d’enfants qu’ils auront – cinq, quatre, trois, deux, un ou zéro. Plusieurs ouvrages récents analysent les ressorts de cet arbitrage sous différents angles, en tirant des conclusions surprenantes – que d’aucuns pourraient même juger alarmantes. Dans Why Have Children?, Christine Overall tente de soumettre cette décision à une analyse morale rigoureuse. Professeure de philosophie à l’université Queen’s, dans l’Ontario, elle réfute l’idée selon laquelle la reproduction est « naturelle » et n’a donc nul besoin d’être justifiée. « Nous choisissons, à bon escient, de ne pas satisfaire bien des désirs qui nous sont apparemment dictés par notre nature biologique », observe-t-elle. Si nous entendons continuer d’avoir des enfants, il faut donc être à même de motiver ce désir. Bien sûr, tout le monde se donne de bonnes raisons. Overall les examine une à une. Prenez l’idée qu’avoir un enfant bénéficie à l’enfant. Cela peut paraître aller de soi. Après tout, un être qui se voit privé d’existence par quelque méthode knowltonienne perd tout d’un coup. Il ne connaîtra jamais aucun des plaisirs de la vie – manger une glace, faire du vélo ou, pour les parents qui se projettent le plus dans l’avenir, faire l’amour. Overall rejette cet argument pour deux raisons. Tout d’abord, les êtres qui n’existent pas n’ont pas de valeur morale (si nous sommes entourés d’un nombre infini de gens qui n’existent pas, on ne les entend pas se plaindre). Ensuite, si vous acceptez l’idée que vous devez avoir un bébé pour accroître la masse globale du bonheur humain, comment savoir quand arrêter (3) ? Supposons qu’un enfant qui mange une glace représente une quantité x de plaisir supplémentaire. Deux enfants qui mangent une glace représentent alors 2 x, quatre enfants 4 x, et ainsi de suite. Une famille de huit bambins pourra peut-être se permettre d’acheter des glaces deux fois moins souvent qu’une famille de quatre. Mais, pour autant que les parents soient capables de mettre sur la table un plein sac de M&M’s, ils réussiront mieux (ou, du moins, le monde se portera mieux), en termes de bonheur global, avec une progéniture plus nombreuse
. Et, dans une perspective strictement utilitariste, les choses iraient encore mieux si les parents ne cessaient pas de pondre des gosses. Cela dit, si vous généralisez le processus, le monde finira par grouiller d’individus de plus en plus nombreux menant une existence de moins en moins satisfaisante, jusqu’à ce que le bonheur de chacun finisse par tendre vers zéro. Cette reductio ad absurdum a été formulée par le philosophe britannique Derek Parfit ; elle est connue sous le nom de « conclusion répugnante (4) ». Overall la juge déterminante : « L’utilitarisme simpliste se trompe sur la dimension morale du fait d’avoir des enfants. » À ses yeux la plupart des autres raisons habituellement invoquées sont tout aussi insuffisantes au plan philosophique. Certains justifient leur décision au nom de la sauvegarde du patronyme ou des gènes. « La composition biologique de chacun a-t-elle tant de valeur qu’elle doive être perpétuée ? » demande-t-elle. D’autres affirment qu’il est de notre devoir de citoyen d’assurer la pérennité de la société. Vraiment ? Une telle obligation « tend à faire des femmes des esclaves vouées à la procréation ». D’autres encore affirment qu’une descendance permettra d’avoir quelqu’un pour s’occuper d’eux au grand âge. Or, « quiconque fait des enfants pour le supposé soutien financier qu’ils peuvent fournir se berce sans doute d’illusions ».   Une thèse profondément dérangeante Enfin, beaucoup soutiennent que devenir parents les rendra heureux. Les faits, hélas, les démentent. Des études montrent que les parents ne sont pas plus satisfaits de leur vie que les personnes sans enfant, au contraire. La balance aurait plutôt tendance à pencher de l’autre côté : les parents sont moins heureux. Dans une étude célèbre publiée dans la revue Science en 2004, le psychologue et prix Nobel d’économie Daniel Kahneman a demandé à neuf cents femmes actives d’évaluer leurs activités de la veille. Elles ont estimé que le temps passé à s’occuper de leurs enfants était moins agréable que le temps passé à faire des courses, manger, faire du sport, regarder la télévision, préparer le repas et téléphoner. Le ménage – qui consiste en somme à nettoyer derrière les mômes – était l’une des rares activités jugées moins agréables encore. Qu’importent les faits, à vrai dire ? Éthiquement, la procréation pour le bien des parents est inacceptable. « Avoir un enfant pour en profiter est une faute morale », estime Overall (5). Soucieux de définir la taille idéale d’une famille, David Benatar, professeur à l’université du Cap, recourt lui aussi à la philosophie. Il livre sa réponse dans le titre même de son ouvrage : « Il vaudrait mieux n’avoir jamais été. Le malheur de venir au monde (6) ». L’opus est dédicacé à ses parents, « même s’ils [l]’ont engendré » et à ses frères, « dont l’existence, aussi néfaste soit-elle pour chacun d’eux, est d’un grand profit pour les autres ». (Il est piquant d’imaginer à quoi peut ressembler une réunion de famille chez les Benatar.) Son argumentation repose sur une asymétrie fondamentale mais, selon lui, méconnue. Soit deux couples, les A et les B. Les A sont jeunes, riches et en bonne santé. S’ils avaient des enfants, ils pourraient leur offrir ce qui se fait de mieux dans tous les domaines – établissements scolaires, vêtements, jeux vidéo. Personne ne peut dire pour autant que les A ont l’obligation morale de se reproduire. Les B sont tout aussi jeunes et riches. Mais ils souffrent l’un et l’autre d’une maladie génétique et, s’ils faisaient un enfant ensemble, celui-ci souffrirait terriblement. Nous pouvons en revanche dire, si l’on suit la logique de Benatar, que les B ont l’obligation éthique de ne pas procréer. L’exemple des A et des B montre que nous jugeons différemment du plaisir et de la souffrance. Le plaisir perdu par un être inexistant ne passe pas pour un dommage. Mais la douleur évitée passe pour un bien, même si la personne qui l’aurait endurée n’existe pas. Et ce qui vaut pour les A et les B vaut au fond pour tout le monde. Même la meilleure des vies possibles est faite à la fois de joie et de peine. Si l’on renonçait à cette joie – c’est-à-dire si cette vie n’était pas créée –, personne ne s’en porterait plus mal. Mais le monde se porte plus mal en raison de la souffrance qui y est inutilement ajoutée. « L’une des implications de mon raisonnement est qu’une vie de félicité ne contenant ne serait-ce que la plus infime quantité de malheur – une vie de béatitude absolue assombrie uniquement par la douleur d’une piqûre d’aiguille – est pire que pas de vie du tout », explique Benatar. Il reconnaît que de nombreux lecteurs auront du mal à admettre une « thèse si profondément dérangeante ». Ils diront qu’ils considèrent leur propre existence comme une bénédiction et qu’il en va de même de celle de leurs enfants. Mais ils ne font que se leurrer. Et cela n’a rien d’étonnant. Tous les êtres humains actuellement sur terre descendent d’une longue lignée d’individus qui se sont reproduits. L’évolution favorise ainsi une sorte de principe de Pollyanna codé par les gènes (7). « Ceux qui ont des croyances favorables à la reproduction sont plus susceptibles de faire des enfants et de transmettre les attributs nous portant à de telles croyances, quels qu’ils soient », remarque Benatar. Prise au sérieux, cette logique mène à ce qu’on pourrait appeler la « conclusion concluante ». Si nous avions tous conscience du mal que nous faisons en ayant des enfants et décidions d’y mettre fin, l’humanité disparaîtrait en l’espace d’un siècle environ. Aux yeux de Benatar, c’est une perspective hautement souhaitable. « Les êtres humains ont l’infortuné privilège d’être l’espèce la plus nuisible et destructrice de la planète, écrit-il. La quantité de souffrance dans le monde serait radicalement réduite si nous ne nous accroissions pas. » Des civilisations plus sensibles à la dimension tragique de l’existence ont entrevu cette vérité il y a longtemps déjà. Le titre de l’ouvrage de Benatar fait référence à un passage de la pièce de Sophocle Œdipe à Colone, où le chœur a ces mots : « Ne pas être né vaut mieux que tout./Le meilleur après cela, dès qu’on a vu la lumière, est de rentrer très promptement dans la nuit d’où on est sorti (8). » C’est aussi une allusion au vieil adage juif : « La vie est si affreuse qu’il eût été préférable de ne pas naître. Qui est heureux ? Pas un parmi des centaines de milliers (9). » À l’instar d’Overall et de Benatar, Bryan Caplan pense qu’il convient de réfléchir plus rigoureusement à la décision d’avoir des enfants (10). Et lui aussi, pour éclairer le débat, s’appuie sur une discipline universitaire – l’économie, en l’occurrence. Le résultat s’intitule Selfish Reasons to Have More Kids (« Raisons égoïstes d’avoir plus d’enfants ») (11). D’après Caplan, qui est professeur à l’université George Mason, la principale erreur des parents (ou des futurs parents) consiste à surévaluer le présent. C’est, il est vrai, une méprise courante. À 20 ou 30 ans, les jeunes actifs n’épargnent pas suffisamment pour leur retraite parce qu’elle leur semble très éloignée. Puis, la soixantaine venue, ils aimeraient avoir dépensé moins dans les 4 x 4 et autres téléviseurs haute définition, et un peu plus dans leur plan d’épargne retraite. Les couples, soutient dès lors Caplan, ne doivent pas penser uniquement au nombre d’enfants qu’ils veulent maintenant, alors qu’ils ont mieux à faire que de réchauffer du lait pour bébé au micro-ondes, mais aussi au nombre d’enfants dont ils voudront s’entourer quand ils seront vieux et solitaires. L’économiste recommande ce qu’il appelle la règle de « la moyenne » : « Supposons que vous ayez 30 ans. D’un point de vue strictement égoïste, vous estimez que le nombre idéal d’enfants à la trentaine est un. À la quarantaine, ce nombre optimal montera à deux – vous aurez plus de temps libre à mesure que votre progéniture affirmera son indépendance. Quand vous atteindrez la cinquantaine, tous vos enfants seront absorbés par leur propre vie. Ne serait-il pas formidable, alors, d’en avoir quatre qui passent vous voir de temps à autre ? Enfin, quand vous aurez passé 60 ans et vous apprêterez à prendre votre retraite, vous aurez quantité de temps libre pour vos petits-enfants. Cinq descendants, voilà une bonne assurance contre le risque de n’avoir pas de petits-enfants. » Caplan fait ses calculs et en conclut que, dans le cas précis de notre trentenaire rêvant d’enfant unique, « le nombre optimal d’enfants est de trois ». Bien que les chiffres puissent varier d’une famille à l’autre, le même calcul s’applique. Les enfants sont des emmerdeurs finis quand ils sont petits. Ils exigent beaucoup d’attention juste au moment où leurs parents sont en général occupés à construire leur carrière. Résultat, la plupart arrêtent de faire des bébés avant d’avoir atteint le nombre qui, sur le long terme, maximiserait leur intérêt. « Une sensibilité parentale moyenne associée à une grande prévoyance implique plus d’enfants qu’une sensibilité parentale moyenne associée à une prévoyance modérée », note Caplan. (Hélas, il n’explique pas ce que devraient faire les parents dont la moyenne ne donne pas un nombre entier.)   Ne vous investissez pas ! Caplan admet que certains puissent éprouver quelques scrupules à avoir plus d’enfants (ou même un seul) alors qu’ils sont déjà à court de temps et d’argent. Ne vaut-il pas mieux procurer une éducation correcte à un ou deux gosses plutôt qu’une enfance minable à trois ou quatre ? La bonne nouvelle, selon Caplan, est que cela n’a pas d’importance. Il cite une kyrielle d’études sur les jumeaux et sur l’adoption montrant que la génétique a plus d’influence sur la santé de l’enfant, son intelligence ou ses risques de se retrouver en prison que l’éducation (12). Inutile, donc, de surveiller la consommation de frites d’un gamin, de faire le taxi pour l’emmener à ses leçons de musique ou de lui apprendre à ne pas commettre de crime. Tant que vous « ne l’enfermez pas dans un placard », il s’en sortira. Ou pas, selon les cas. Les parents qui prennent conscience qu’un grand investissement ne fait qu’une petite différence s’investiront moins. Ce qui devrait réduire le coût de la procréation et, selon la logique du marché, accroître son attrait. Le conseil de Benatar en matière de procréation, s’il était suivi, mènerait à l’extinction de l’espèce humaine. Celui de Caplan conduirait, au contraire, à une croissance démographique sans fin. C’est là, dit-il, l’un des avantages de son système : « Plus d’êtres humains, c’est plus d’idées, ce carburant du progrès. » C’est sans doute l’affirmation la plus euphorique – ou la plus outrancière – d’un ouvrage gorgé d’optimisme. Dans « Les fruits de la philosophie », déjà, Knowlton se livrait à des calculs assez simples pour expliquer le problème. Il imaginait l’évolution du nombre d’être humains – un milliard à son époque – s’il continuait à croître « sans contrôle ». Il était censé atteindre les huit milliards dans les années 1930 et les soixante-quatre milliards un siècle plus tard. La planète devrait compter huit milliards d’habitants vers 2025, c’est-à-dire quatre-vingt-quinze ans après la date annoncée par Knowlton (13). Hormis peut-être une poignée d’économistes, aucun être sensé n’imagine qu’elle puisse un jour atteindre les soixante-quatre milliards sans cataclysme. La décision d’avoir un enfant, ou un enfant de plus, peut sembler personnelle, au terme d’un arbitrage entre le nombre de couches que l’on est prêt à changer dans le court terme et le nombre de cartes que l’on espère recevoir un jour pour la fête des Mères. Mais ne considérer les choses qu’en ces termes, comme l’indique la couverture du livre de Caplan, c’est être égoïste. Quoi qu’on puisse penser des conclusions d’Overall et de Benatar, il est difficile de nier ce qu’ils soutiennent avec insistance : la décision d’avoir un enfant est d’ordre moral. Lorsque nous choisissons la taille de notre famille, chacun, à son petit niveau, détermine à quoi ressemblera demain le monde. Et il ne le fait pas seulement pour lui-même et ses enfants, mais aussi pour les enfants de tous les autres.   Cet article est paru dans le New Yorker le 9 avril 2012. Il a été traduit par Baptiste Touverey.
LE LIVRE
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Pourquoi avoir des enfants ? de Avoir des enfants est-il immoral ?, M.I.T. Press

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