Ci-gît le Bataillon sacré

Ce fut l’un des plus redoutables corps d’armée de l’Antiquité. Le Bataillon sacré avait la particularité d’être composé de 150 couples d’amants. Philippe II et son fils Alexandre le Grand l’anéantirent en une bataille.


Il est des endroits que la géographie prédestine aux grandes batailles. Julien Gracq pensait que Verdun, étape quasi incontournable entre Paris et la dangereuse frontière allemande, en était un. Langres aussi, sur le plateau du même nom, à ceci près que l’inévitable conflagration n’eut jamais lieu : « Forteresse centrale naturelle », Langres se résigna à n’être qu’« un Verdun qui n’aurait pas rencontré son destin » 1.


Le Verdun de l’Antiquité s’appelait Chéronée. Située en Grèce continentale, entre le mont Parnasse et le mont Hélicon, cette petite ville était le point de passage obligé vers la plaine de Thèbes puis l’Attique. Elle ne passa pas, elle, à côté de son destin. Entre le Ve et le Ier siècle av. J.-C., ses environs furent le théâtre de pas moins de quatre batailles – un record. La plus célèbre opposa, le 2 août 338 av. J.-C., une coalition de cités grecques menée par Athè...

ARTICLE ISSU DU N°116

SUR LE MÊME THÈME

Inscrivez-vous à la Booksletter !
BOOKS s’arrête, hélas !
Ils militent pour « l’ingénierie démographique »

Aussi dans
ce numéro de Books