Les meilleures ventes d’essais au Brésil : L’Internet, martingale des éditeurs
par Lamia Oualalou

Les meilleures ventes d’essais au Brésil : L’Internet, martingale des éditeurs

Publié dans le magazine Books, juin 2011. Par Lamia Oualalou
1- 1822, Laurentino Gomes, Nova Fronteira2- Comer, Rezar, Amar, (Mange, prie, aime), Elizabeth Gilbert, Objetiva3- O Discurso do Rei, (Le Discours d’un roi), Mark Logue et Peter Conrad, José Olympio 4- 50 Anos a Mil, (« 50 ans à mille »), Lobão et Claudio Tognolli, Nova Fronteira5- 1808, Laurentino Gomes, Planeta6- Guia politicamente incorreto da História do Brasil, (« Le guide politiquement incorrect de l’histoire du Brésil »), Leandro Narloch, Leya Brasil 7- Mentes perigosas, (« Esprits dangereux »), Ana Beatriz Barbosa Silva, Fontanar8- O doce veneno do escorpião, (« Le doux venin du scorpion »), Bruna Surfistinha, Panda Books9- Bilionários por acaso, (La Revanche d’un solitaire. La véritable histoire du fondateur de Facebook), Ben Mezrich, Intrínseca10- Comprometida, (Mes alliances), Elizabeth Gilbert, ObjetivaVeja, 30 mars 2011. L’augmentation progressive des niveaux d’instruction et de revenu commence à faire le bonheur des éditeurs brésiliens : en dix ans, le nombre moyen de livres lus est passé de 1,8 à 4,7 par personne, soit un peu plus d’un livre par trimestre. Selon le ministère de la Culture, la passion des Brésiliens pour les livres religieux n’a pas faibli. Le plus lu reste la Bible, mais les ouvrages de développement personnel (comment être zen, trouver la paix de l’âme, l’amour, etc.), longtemps dominants sur le marché, ont laissé place à un nouveau genre de récits, comme le montre la liste des bestsellers publiée par l’hebdomadaire Veja.   Bien sûr, on y retrouve les grands succès internationaux propulsés par le marketing et le cinéma – deux ouvrages de l’Américaine Elizabeth Gilbert et Le Discours d’un roi, dont l’adaptation cinématographique vient de remporter l’oscar du meilleur acteur. Mais les maisons d’édition disposent d’un nouveau filon, avec les livres d’histoire consacrés à la formation du Brésil. Le recul des inégalités et la montée en puissance du pays sur la scène internationale ont redonné à la population une fierté qui l’incite à se pencher sur son passé. Après avoir séduit plus de 600 000 lecteurs avec le récit de l’installation de la cour portugaise à Rio en 1808, le journaliste Laurentino Gomes caracole à nouveau en tête des ventes avec 1822, qui narre l’indépendance du…
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