Renny Aupetit : « Arrêtons de dire que tout est la faute d’Amazon ! »

Si prédatrice soit-elle, la multinationale n’est pas responsable de tous les maux du secteur : mauvais gestionnaires, incapables d’anticiper l’ère Internet, les libraires français doivent d’abord s’en prendre à eux-mêmes ; et les éditeurs cesser de paupériser cette profession essentielle à l’avenir du livre.

Les petites librairies semblent disparaître, mais une récente enquête de Livres Hebdo montre que beaucoup se créent aussi, de manière assez pérenne. Quelle vision avez-vous du paysage actuel ?

Nous ne disposons pas de statistiques de qualité. En gros, tout le monde est d’accord pour dire qu’il y a à peu près deux mille librairies indépendantes en France. En tenant compte des créations et des disparitions, ce chiffre est probablement à peu près stable depuis au moins l’an 2000. Comme à l’époque, ces deux mille librairies ne forment que 20 % du marché. En 2012, les grandes surfaces, spécialisées ou non, représentaient 42 % des ventes de livres, soit un peu plus qu’en 2000, mais, avec la fermeture de Virgin et autres, leur part devrait baisser.

Comment interprétez-vous, précisément, la faillite des magasins Virgin, la fermeture de plusieurs librairies Chapitre et les difficultés de la Fnac ?

Mê...

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