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Les animaux apprennent, eux aussi, de leurs aînés

Ceux qui cherchent à réintroduire des animaux dans la nature se heurtent à une difficulté inattendue : le rôle de la transmission des savoirs par les aînés. Lorsque cette transmission fait défaut, la réintroduction est problématique. C’est dire le rôle de l’apprentissage dans les sociétés animales.


© Jon G. Fuller / VW Pics / Universal Images Group / Getty

Comme bien d’autres animaux, les aras ont une vie sociale et culturelle intense, remplie d’événements qui ont du sens pour eux. Ici des aras rouges au Costa Rica.

Au Costa Rica, le Macaw Recovery Network [« réseau pour le rétablissement des aras »], diri­gé par Sam ­Williams, relâche dans la nature de jeunes aras rouges et aras de Buffon nés en capti­vité. Mais introduire des oisillons dans un milieu forestier complexe alors qu’ils ont été privés de l’éducation normalement dispensée par leurs parents est une entreprise hasardeuse et de longue haleine.

Les scientifiques s’accordent pour dire que la biodiversité opère à trois niveaux : la diversité des gènes au sein d’une espèce donnée, la diversité des espèces dans un milieu donné et la diversité des habitats (forêt, récif corallien, etc.). Mais est-ce bien tout ? Pas vraiment. Un quatrième niveau a été perdu de vue : la diversité culturelle.

La culture est l’ensemble des connaissances et des compétences qui circulent socialement d’un individu à l’autre et d’une génération à l’autre. Elle n’est pas inscrite dans les gènes. Ce sont les compétences, les traditions et le langage transmis socia­lement pour répondre à la question « Comment fait-on pour vivre ici ? » qui aident bon nombre de populations à survivre ou à se reconstituer. Chose cruciale, les compétences acquises culturellement varient d’un endroit à un autre. Dans la grande famille humaine, beaucoup de cultures se sont perdues à force d’être dépréciées. Quant à celles des animaux non humains, on ne s’y est quasiment pas intéressé.

Nous commençons tout juste à comprendre que, chez de nombreuses espèces, les compétences nécessaires à la survie doivent être enseignées par les aînés, qui les ont eux-mêmes apprises de leurs aînés. La culture est un pan de la vie sauvage resté en grande partie caché et méconnu. Pour un grand nombre d’espèces, pourtant, elle est aussi primordiale que fragile. Bien avant qu’une population animale diminue au point de paraître en danger d’extinction, le savoir culturel qui lui est propre, transmis de génération en génération, a commencé à disparaître. Il devient alors bien plus difficile de rétablir des populations disparues que de relâcher quelques individus dans la nature.

Beaucoup de jeunes oiseaux apprennent en observant leurs parents, et les perroquets ont sans doute particulièrement besoin de cette éducation. La survie d’individus lâchés dans la nature est fortement compromise en l’absence d’aînés vivant à l’état sauvage. Tenter de reconstituer des populations de perroquets en recourant aux élevages en captivité n’est pas aussi simple que d’entraîner des jeunes ou des orphelins à identifier leur nourriture dans la sécurité de leur cage, avant d’ouvrir tout bonnement la porte. « Dans une cage, explique Williams, il est impossible de leur apprendre où, quand et comment trouver cette nourriture, et comment reconnaître les arbres qui offrent de bons sites de nidification. » Voilà justement ce que leurs parents auraient fait.

Une rupture générationnelle dans la transmission du savoir a compromis les tentatives de réintroduction des perroquets à gros bec dans le sud-ouest des États-Unis, où ils avaient été décimés. Les gestionnaires de la faune sauvage n’ont pas pu enseigner aux perroquets élevés en captivité à trouver les aliments qu’ils consomment habituellement à l’état sauvage – un savoir-faire qu’ils auraient normalement acquis auprès de leurs ­parents.

Les écosystèmes, toujours complexes, sont soumis à un changement accéléré. La culture permet une adaptation bien plus rapide que ne le feraient les seuls gènes. Ici, pigeons et moineaux ont appris à se servir des capteurs de mouvement pour pénétrer dans un centre commercial et y glaner des miettes. Là, des corbeaux se sont mis à lâcher des fruits à coque sur la chaussée afin que les voitures les cassent en leur roulant dessus. On a même découvert qu’ils faisaient cela aux carrefours, de façon à récupérer leur butin en toute sécurité quand le feu est rouge et les voitures à l’arrêt. Ils ont donc ­trouvé des réponses à une nouvelle question : « Comment fait-on pour survivre ici, dans ce monde qui nous était inconnu ? »

Comme les réponses varient selon le lieu et sont transmises par les aînés, les cultures fauniques peuvent se perdre plus vite que la diversité génétique. Lorsque les populations s’effondrent, les traditions qui aidaient les animaux à survivre et à s’adapter à un lieu commencent à disparaître. Comme le constataient des chercheurs dans un article sur le chant des alouettes au Maghreb et en Espagne intitulé « Érosion des cultures animales dans des milieux naturels fragmentés », lorsque les habitats naturels se fragmentent sous l’effet des activités humaines, « l’isolation devient synonyme d’appauvrissement […]. Le répertoire de chants traverse un goulet d’étranglement culturel et subit une baisse de variété significative » 1.

Hélas, ces alouettes isolées ne sont pas un cas isolé. Les ornithologues qui étudient le tohi à bec orange d’Amérique du Sud ont découvert que la complexité de son chant (le nombre et la longueur des syllabes) se détériorait au fur et à mesure de la parcellisation de la forêt. Et, lorsqu’une chercheuse a repassé des enregistrements de bruants à couronne blanche mâles à l’endroit même où elle avait capté ces sons vingt-quatre ans auparavant, ils ont suscité moitié moins de réactions qu’à l’époque du premier enregistrement. Cela montre qu’une évolution du dialecte entraîne une évolution des préférences de l’auditeur. Et, comme chez les humains, ces préférences influent sur le choix du partenaire. Les bruants à couronne blanche qui utilisent un dialecte local ont une descendance plus nombreuse que ceux qui s’expriment dans un dialecte inconnu : les femelles préfèrent les airs connus.

Il ne s’agit pas juste de quelques chants. La survie de nombreuses espèces est conditionnée à l’adaptation culturelle. De combien d’entre elles ? Nous commençons tout juste à nous le demander. Mais les premiers résultats indiquent que les techniques de survie par apprentissage culturel chez les animaux prennent des formes surprenantes et sont très répandues. Plus d’une centaine d’articles scientifiques ont été publiés sur les dialectes des oiseaux. Or le phénomène vaut pour un grand nombre d’animaux, dont les poissons.

« La morue possède un système de vocalisations très élaboré par rapport à d’autres poissons », explique Steve Simpson, spécialiste de biologie marine à l’université d’Exeter. Sur un enregistrement, on perçoit facilement la différence entre une morue ­vivant du côté américain de l’Atlantique et sa cousine européenne. Les aires de reproduction de cette espèce sont établies depuis des centaines, voire des milliers d’années. Nombreux sont les juvéniles à suivre leurs aînés vers les zones d’alimentation, de repos et de reproduction. Des expériences ont montré que des jeunes introduits par les chercheurs apprennent ces emplacements privilégiés en suivant les aînés et, quand ceux-ci ont disparu, continuent à emprunter les itinéraires traditionnels.

Les aptitudes culturelles de survie s’érodent à mesure que les habitats rétré­cissent. Conserver la diversité génétique ne suffit pas. Nous nous sommes satisfaits d’une situation périlleuse où des popu­lations se maintiennent en équilibre instable avec un effectif minimal qui non seulement constitue un risque pour la diver­sité génétique, mais garantit de façon presque certaine la perte du savoir culturel local grâce auquel ces populations ont perduré.

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Chez tous les perroquets en liberté qui ont été étudiés, chaque oisillon développe son cri à lui, appris de ses parents. Les chercheurs y voient « un parallèle fascinant avec le prénom donné par les ­parents chez les humains ». De fait, cette identité sonore aide les oiseaux à distinguer leurs voisins, leur partenaire sexuel, le sexe et chaque individu.

Sam Williams m’a confié que, lorsqu’il étudiait les perroquets d’Amazonie, il pouvait les distinguer à leur façon de dire, par exemple, « Allons-y », « Je suis là, où es-tu ? » ou « Chéri(e), j’ai apporté le petit déjeuner ». Les chercheurs qui ont ­développé une bonne oreille et disposent d’outils perfectionnés pour étudier leurs enregistrements ont démontré que les vocalises des perroquets avaient plus de sens qu’il y paraissait pour des néophytes comme moi.

Lors d’une expérience avec des perruches ondulées, par exemple, on a rassemblé des oiseaux qui ne se connaissaient pas. En l’espace de quelques semaines, l’appel des femelles s’est mis à converger. Puis les mâles ont copié le cri des femelles. Le chant des membres d’une volée de mésanges à tête noire converge aussi, si bien qu’elles peuvent reconnaître les membres de leur groupe. Cette convergence, qui met des semaines à s’instaurer, semble indiquer que les groupes à l’état libre doivent être stables, qu’ils ont leur identité propre et que les individus s’identifient au groupe.

L’identité de groupe n’est pas propre aux humains. Les grands cachalots ­apprennent la leur et l’annoncent. Les jeunes chauves-­souris frugivores acquièrent le langage de leur bande. Les corbeaux savent qui est de leurs et qui ne l’est pas. La liste est longue d’animaux qui savent à quel groupe, ­famille ou meute ils appartiennent. Au Brésil, certains dauphins rabattent les poissons vers les filets des pêcheurs pour partager le butin, d’autres pas. Ils émettent des sons différents. Certains groupes de dauphins utilisant une stratégie d’alimentation particulière ne fréquentent pas ceux qui en possèdent une autre. Et les orques, qui possèdent l’organisation ­sociale la plus complexe parmi les non-humains, sont structurées en bans, en clans et en communautés, chaque membre sachant à quel groupe il appartient et chaque groupe évitant le contact avec un autre. Toute cette organisation sociale est transmise par les aînés.

Les anciens jouent aussi un rôle important dans l’apprentissage des itinéraires migratoires. Plusieurs espèces de cigognes, de vautours, d’aigles et de faucons suivent les indications des aînés pour connaître les itinéraires stratégiques ou les escales importantes ; on pourrait appeler cela leur culture migratoire. Des écologues ont dressé de jeunes grues, oies ou cygnes à suivre des ULM qui faisaient office de parents de substitution pour leurs premières migrations. Sans cette « enculturation », ils n’auraient pas su où aller 2. Les oisillons ont assimilé la connaissance des itinéraires, qu’ils empruntent les saisons suivantes en toute autonomie. Il existe 4 000 espèces d’oiseaux migrateurs, ce qui incite le zoologiste Andrew Whiten, de l’université de Saint Andrews, en Écosse, à penser que la pratique consistant à suivre des aînés expérimentés est sous-estimée et pourrait constituer un « domaine considérable de transmission culturelle ».

Quand on observe les animaux en ­liberté, on ne voit pas leur culture. Celle-ci ne devient visible que lorsqu’elle est perturbée. On se rend alors compte que le chemin à parcourir pour rétablir une culture (les réponses à la question « Comment fait-on pour vivre ici ? ») est difficile et souvent mortel.

De jeunes mammifères (élans, bisons, cerfs, antilopes, mouflons, bouquetins et bien d’autres) apprennent eux aussi les itinéraires et les destinations migratoires d’aînés gardiens du savoir traditionnel. Des spécialistes de la conservation ont récemment réintroduit de grands mammifères dans des zones d’où ils avaient disparu, mais, comme les animaux relâchés dans des milieux inconnus ne savent pas où trouver de la nourriture, où le danger guette, où aller aux changements de saison, beaucoup de ces transplantations ont été des échecs.

Au Costa Rica, Williams qualifie sa méthode avec les aras de « relâchement en douceur ». Son équipe dresse d’abord les oiseaux à utiliser une mangeoire : grâce à ce filet de sécurité, ils peuvent explorer la forêt, acquérir une connaissance du terrain, commencer à se disperser et à se nourrir d’aliments sauvages. Certains programmes de réintroduction estiment avoir atteint leur objectif si un animal relâ­ché est toujours en vie au bout d’un an. « Un an, ça n’a pas de sens pour un ara, qui atteint sa maturité à l’âge de 8 ans », critique Williams. Je lui demande ce qu’ils font pendant ces huit longues années. « De l’apprentissage social, répond-il du tac au tac. Ils apprennent qui est qui et comment communiquer, comme les enfants à l’école. »

Pour avoir un avenir, se reproduire et élever leur progéniture, les oiseaux que relâche Williams doivent s’imprégner de la culture de leur espèce. Mais de qui apprendront-ils, s’il n’y a personne dans les parages ? Il faut à tout le moins qu’ils socialisent avec leurs congénères. Ceux qui ont servi d’animaux de compagnie sont les moins aptes à être relâchés dans la nature : ils n’ont pas les bons codes de communication avec leurs semblables et recherchent surtout la compagnie des humains.

Pour évaluer les aptitudes sociales de treize aras rouges devant être relâchés, Williams et son équipe ont mesuré, entre autres, le temps qu’ils passaient en compagnie d’un autre oiseau et la fréquence à laquelle ils engageaient les hostilités. Le dernier ara du classement en matière de compétences sociales s’envola sitôt qu’il fut relâché et on ne le revit jamais. L’avant-dernier ne réussit pas à s’adapter à la vie sauvage et il fallut le récupérer. L’avant-avant-dernier put se faire à la ­liberté mais resta le plus souvent solitaire. Tous les autres s’en sortirent bien.

Cela signifie en somme qu’une espèce, ce n’est pas un gros bocal de bonbons tous de la même couleur. Ce sont plusieurs petits bocaux, avec des bonbons de couleur différente selon les endroits. Le patri­moine génétique varie d’une région à l’autre. Les traditions culturelles aussi. Chaque population a ses outils, ses itinéraires migratoires, sa façon de communiquer, de séduire, de se faire comprendre. Chaque population apporte sa réponse à la question « Comment fait-on pour vivre ici ? ».

« Par exemple, un groupe d’oiseaux est en train de glaner de la nourriture dans un arbre, raconte Williams. Deux autres passent au-dessus d’eux en ligne droite. Un cri d’appel est lancé depuis l’arbre et les deux oiseaux font demi-tour pour rejoindre leurs copains. » Bref, les aras de Williams et d’autres espèces ont bien une vie sociale et culturelle intense, remplie d’événements qu’ils comprennent – mais pas nous. Nous nous posons plein de questions ; la réponse est quelque part dans leur tête.

Certains éléments du savoir culturel seront indispensables pour aborder l’avenir à une époque de bouleversement des écosystèmes et du climat. D’autres disparaîtront. Chez les chimpanzés, la culture varie fortement, de même que l’habitat. Toutes les populations, sauf une, utilisent des bâtons ou des baguettes. Certaines ont des sondes rudimentaires, d’autres de véritables trousses à outils. Une seule population fabrique des dagues effilées pour chasser le galago, un petit primate nocturne qui se cache dans les creux des arbres. Seuls les chimpanzés des régions le plus à l’ouest de l’Afrique utilisent des pierres pour casser des noix.

Les chercheurs le savent, les traditions locales d’utilisation d’outils caractérisent la culture d’une population de chimpanzés. « Les communautés de chimpanzés sont semblables aux cultures humaines en ce qu’elles possèdent un ensemble de traditions locales qui leur sont propres […]. Un système social complexe, transmis au fil des générations, qui complète les facteurs génétiques », écrit Whiten 3.

Certains groupes de chimpanzés ont appris à suivre la maturation des fruits de dizaines d’arbres dans leurs forêts denses. D’autres vivent dans la savane. Les uns sont dominés par des mâles agressifs, d’autres sont plus égalitaires. Certains n’ont jamais vu d’humains ; d’autres vivent près de leurs habitations et ont appris à faires des razzias la nuit dans les cultures. « Nous avons compris que cela n’avait pas de sens de dire “le chimpanzé” », écrit Craig Stanford dans le livre qu’il a consacré à ces primates : les chimpanzés sont très divers et leurs cultures aussi4. « Ce qui me préoccupe, ce n’est pas seulement la disparition de populations entières, m’a confié la primatologue Cat Hobaiter, avec qui j’ai passé plusieurs semaines à étudier les chimpanzés en Ouganda. Ce qui est terrifiant, c’est la perspective de voir disparaître la culture propre à chaque population. Ça, c’est irréversible. » C’est la diversité du patrimoine culturel, peut-être plus que celle du patrimoine génétique, qui augmentera les chances de survie d’une espèce. Si des populations locales disparaissent, les chances de survie de l’espèce sont faibles.

L’objectif de Williams est de réintroduire les aras dans des zones d’où ils avaient disparu dans l’espoir que leur population se rétablisse et leur habitat avec. La plupart des forêts d’Amérique centrale ont été déboisées et brûlées, principalement pour permettre aux chaînes de fast-food de vendre des hamburgers bon marché. Chez les humains, il faut souvent deux ou trois générations à une famille d’immigrés pour être à l’aise dans sa culture d’adoption ; il en faudra peut-être autant à une population introduite d’aras pour s’en sortir dans la forêt. Pour le dire autrement : les aras sont sauvages de nature, mais, pour le devenir, il leur faut un apprentissage.

Ce n’est pas seulement le nombre qui est en jeu, mais les façons de savoir être au monde. La culture n’est pas seulement la préoccupation de quelques-uns, mais ce qui permet à de nombreuses populations de survivre. La conservation du savoir relatif à la façon d’habiter un ­milieu est presque aussi indispensable à la préservation d’une espèce que la conservation de l’habitat lui-même. Il faut les deux. La diversité culturelle est un facteur de résilience et d’adaptabilité au changement. Or, ces temps-ci, les changements ­s’accélèrent.

— Carl Safina est un écologue américain.

— Ce texte, paru dans The Guardian le 9 avril 2020, est un extrait remanié de son livre Becoming Wild. Il a été traduit par Inès Carme.

Notes

1. Paola Laiolo et José Luis Tella, Frontiers in Ecology and the Environment, vol. 5, no 2, 2007.

2. Le terme « enculturation » a été forgé par l’anthropologue Margaret Mead pour définir le processus de transmission de la culture du groupe à l’enfant.

3. « Culture in chimpanzees », Nature, 17 juin 1999.

4. The New Chimpanzee (Harvard University Press, 2018).

LE LIVRE
LE LIVRE

Becoming Wild: How Animal Cultures Raise Families, Create Beauty, and Achieve Peace (« Devenir sauvage : comment les cultures animales permettent d’élever des familles, de créer de la beauté et de bâtir la paix ») de Carl Safina, Henry Holt and Co. La traduction française paraîtra à La Librairie Vuibert en mars 2021, 2020

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