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Ce que disent nos mains

Longtemps discréditée, l’étude des mains intéresse de nouveau les chercheurs. À les en croire, la forme de la paume et la longueur des doigts livrent quantité d’informations sur la différence des sexes, le pouvoir de séduction, la fertilité ou les performances sportives. Quand la science s’aventure en terrain glissant.


© Walter Schels

Les hommes dotés d’index particulièrement courts seraient plus enclins à la violence physique, à en croire le chercheur canadien Peter Hurd. Or ceux du dalaï-lama sont plus longs que la moyenne.

Les mains de la chancelière ­Angela Merkel ? Elles ­paraissent sensibles, mais non dénuées de force. Celles de Gerhard Schröder ? Fermes, anguleuses, masculines. D’Helmut Schmidt ? Courtaudes et étonnamment potelées. Les trois chanceliers ont un pouce puissant. Est-ce que cela nous dit quelque chose ? Apparemment oui. Quand on demande aux gens ce à quoi ils font le plus attention chez autrui après le visage, la plupart répondent : les mains. Au restaurant, dans le métro, partout la machine à interpréter se met en route. Il suffit d’un trajet entre deux stations pour se faire une image de son voisin, en se fondant uniquement sur son visage et ses mains. Cette image correspond-elle à la réalité ? Et que se passe-t-il dans notre tête lorsque nous examinons les mains de quelqu’un ? Le patrimoine génétique détermine la forme, les lignes, la longueur des doigts de la main ; les activités du quotidien y laissent leurs marques. Dans les fêtes foraines, les voyantes y lisent des choses étonnantes. Ce qui est nouveau, c’est que des scientifiques peu suspects de charlatanisme s’intéressent eux aussi aux informations que recèlent les mains. À l’université de Vienne, l’anthropologue et éthologue Karl Grammer dirige depuis 2010 un groupe de ­recherche sur le comportement humain. Son travail porte notamment sur l’interaction complexe entre visage et mains dans notre perception. Ce qui est pour nous intuitif, Grammer et ses collègues l’auscultent au moyen de mesures précises et de ­modèles statistiques. Qu’en est-il de notre inconnu du ­métro ? Grammer observe un instant ses propres mains, compactes, carrées. Puis il affirme : « Il nous suffit d’un dixième de seconde pour nous faire une idée sur un inconnu. A-t-il un penchant pour la domination ? Est-il fidèle ? Est-il honnête, consciencieux, extraverti ou introverti ? Le visage et les mains nous fournissent des renseignements là-­dessus – non pas sur son comportement concret, mais sur des tendances. Ce n’est pas politiquement correct de juger autrui sur son apparence, mais c’est une action inconsciente. Et cela semble plutôt bien fonctionner. »   Grammer est l’un des meilleurs spécialistes européens de la science du comportement. L’une de ses hypothèses est celle du « corps comme ornement » : le visage, les oreilles, les yeux, la voix, l’odeur corporelle, la démarche et donc aussi les mains parlent une langue qui leur est propre. Grammer suppose que ce faisceau de manifestations extérieures a fini par former un signal – et par développer, parallèlement, l’aptitude de notre cerveau à traiter ce genre de données. « Lorsqu’on rencontre un inconnu, le cerveau cherche des informations afin de déterminer sa marge de manœuvre. Pour cela, il lui faut connaître celle de l’autre. En termes, par exemple, de ­domination : que va-t-il faire si un conflit survient ? En termes de sexua­lité : vaut-il la peine d’engager une relation ? » Selon Grammer, nous utilisons alors une technique de survie que nous a légué l’évolution : nous recourons à des stéréotypes. Mais quelle qualité correspond à tel ou tel signe extérieur ? Grammer nous répond dans un couloir de son labo, devant des affiches représentant des visages et des mains générés par ordinateur, agrémentés de points, de chiffres, de courbes, et évoque la « corrélation dynamique entre sourire et sourcils », la « qualité de signal des mouvements de la tête » et le « rapport entre attractivité du visage et attractivité des mains chez les hommes ». Pour cette dernière étude, par exemple, les chercheurs ont évalué de manière séparée l’effet produit par le visage et les mains. Résultat : celui qui a un beau visage a aussi de belles mains, et inversement. Les visages et les mains virtuels que l’on peut admirer sur les murs se fondent sur les données de cobayes bien réels. Les membres du groupe de recherche ont pris les mesures de centaines de personnes – grâce à un scanner corporel Matrix 3D, mais aussi à des questionnaires de personnalité – et les ont traitées au sein d’un gigantesque programme informatique développé par leurs soins. Il en ressort que la forme du visage est corrélée à celle des mains, et que toutes deux sont liées à des qualités comme l’extraversion, la tendance à changer souvent de partenaire, la ­minutie, l’honnêteté, la capacité à se reproduire ou à rendre service. En repor­tant les mesures sur les images – les doigts plus ou moins boudinés, le nez plus ou moins large –, les chercheurs établissent l’effet de chaque facteur en particulier. Les variations par rapport à la moyenne sont, par exemple, fondamentalement perçues comme quelque chose de laid ; les longs doigts sont plus appréciés que les doigts courts, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que la taille d’une personne est liée à la longueur de ses doigts. Mais les proportions jouent aussi un rôle : une main séduisante, par exemple, a des doigts qui sont aussi longs que la paume et ne sont ni trop épais, ni trop fins, ni noueux, ni tordus. Une collègue de Grammer, Nadia Steiber, a récemment réussi à mettre en rapport la force de la poignée de main et le risque de sénilité. D’autres de ses collègues étudient en ce moment ce que la poignée de main révèle des capacités reproductrices. Donnez-moi votre main et je vous dirai combien d’enfants vous engendrerez ? « Moi aussi, au début, ça m’a fait rire, admet Grammer. Mais il y a un lien. » Et, apparemment, nous sommes capables d’interpréter intuitivement un certain nombre de signaux. Aux XVIIIe et XIXe siècles, âge d’or de la physiognomonie et de la chirologie (du grec ancien cheir, main, et ­logos, signification), l’interprétation des mains était considérée comme une activité mi-artistique, mi-scientifique. Elle avait peu à voir avec la prédiction de l’avenir, mais plutôt avec la question de l’origine de l’individualité humaine, du destin et de la liberté intérieure, et cela bien avant qu’en 1865 Gregor Mendel ne décrive les lois de l’hérédité qu’il avait découvertes.   Des contemporains de Goethe, comme le Suisse Johann Caspar Lavater ou l’Allemand Carl Gustav ­Carus – médecin, philosophe de la ­nature, peintre et l’un des esprits universels de son temps – ont cherché à établir une théorie de l’interprétation des mains fondée scientifiquement, car elle aurait été, selon les termes de ­Carus, « une importante contribution à la connaissance humaine » (1). « Ils ont tenté quelque chose de simi­
laire à ce que nous faisons », estime Grammer. Simplement, Lavater et Carus, contraints de se contenter d’observations empiriques, ne pouvaient pas tester sur une plus grande échelle leurs hypothèses sur la corrélation entre carac­téristiques physiques et personnalité. Seuls des ordi­nateurs dotés d’énormes capacités de calcul ont rendu possible l’élimination de certaines sources d’erreurs. Après avoir observé bon nombre de criminels, le célèbre médecin italien Cesare Lombroso, par exemple, s’était persuadé que telle ou telle forme de crâne, ou des sourcils qui se rejoignaient, étaient le signe d’une prédisposition au crime. « C’est de la foutaise », estime Grammer. « L’ouvrage de Lombroso sur le visage des criminels était, dit-on, l’un des livres favoris d’Hitler », ajoute-t-il (2).   Quand ils voulurent déterminer quelles vies n’avaient pas de ­valeur, les eugénistes nazis s’appuyèrent sur des études des mains. Ils cherchaient notamment à identifier des « caractéristiques raciales » dans les mains des juifs et des Tsiganes. Après la guerre, leurs travaux disparurent de la circulation, mais pas la curiosité scientifique : l’anthro­pologue Adolf Würth examina des embryons humains et découvrit que la ligne de vie (le grand sillon qui circonscrit la base du pouce), la ligne de tête (qui commence entre le pouce et l’index puis traverse la paume en diagonale) et la ligne de cœur (particulièrement visible quand on ramène les doigts vers la paume), apparaissent avant la naissance ; au troisième mois de grossesse, elles sont là, avant même que les muscles permettent le moindre mouvement. En étudiant des personnes atteintes de « mongolisme » – aujourd’hui on dirait trisomie –, les chercheurs nazis ont prouvé que les lignes de la main étaient héréditaires. La trisomie, provoquée par une aberration chromosomique, s’accompagne souvent de ce qu’on appelle un « pli palmaire transversal unique » dans l’une des mains ou dans les deux : à la place de la ligne de tête et de la ligne de cœur, un sillon traverse toute la paume ­parallèlement aux articulations interphalangiennes. Cette ligne spectaculaire se retrouve chez à peu près 4 % de la population ordinaire et de façon nettement plus fréquente chez les proches parents de personnes atteintes de trisomie. La recherche sur les mains ne fut pas pour autant l’apanage des nazis. Dans les années 1940, la psychologue ­Charlotte Wolff, qui avait émigré de Berlin à Londres, présenta, dans son ouvrage The Human Hand (3), l’analyse des mains comme la clé pour déchiffrer la personnalité de quelqu’un. Elle mena notamment une enquête dans les prisons avec l’accord des autorités, examinant les mains de jeunes délinquants. « Ce serait impensable aujourd’hui, dit Grammer. La crainte d’être accusé de déterminisme est trop grande. Et pourtant les mains sont incroyablement expres­sives. Je pense qu’elles ont encore beaucoup à nous apprendre. » Une autre observation qui fascine les biologistes évolutionnistes se ­révèle être en fait une vieille histoire : au XVIIIe siècle, Casanova note que sa main est formée comme celle de tous les fils d’Adam : l’index est plus court que l’annulaire. Chez les filles d’Adam, c’est l’inverse, ou alors l’index et l’annulaire sont de même longueur. Les chercheurs ont mis au jour deux facteurs qui expliquent cette opposition : la différence de concentration de testostérone et d’œstrogènes à laquelle l’embryon est exposé dans le ventre de la mère, et ce qu’on appelle les gènes Hox, ce groupe de gènes qui, avant la naissance, est responsable entre autres de la croissance des organes sexuels, des doigts et de certaines zones du cerveau. Ainsi la longueur des doigts et une part de la personnalité sont-elles déter­minées par les mêmes facteurs – et ce n’est que parce que cette corrélation est avérée que les scientifiques peuvent échafauder et mettre à l’épreuve des hypo­thèses à propos des informations que recèlent nos mains. Peu d’entre eux se sont aventurés aussi loin que le Britannique John Manning. Depuis deux décennies, ce biologiste de l’évolution met en relation toutes les caractéristiques possibles de l’homme – sa capacité à se représenter les choses dans l’espace, son revenu, sa vitesse à la course, son statut social, sa fertilité – avec la longueur de ses doigts. Manning, 73 ans, étudie actuellement à l’université de Swansea, au pays de Galles, les liens entre la longueur des doigts, la sécrétion de testostérone et la combativité sportive en situation de compétition. Dans un documentaire de la BBC, on voit le professeur au bord d’une piste. Autour de lui, des coureurs de 5 000 mètres en short. Lesquels sont les meilleurs, Manning n’en a aucune idée. Son unique instrument de pronostic, c’est un pied à coulisse. Il ­mesure les doigts des concurrents puis leur ­accroche sur la poitrine un numéro qu’ils ne peuvent pas voir – son pari sur leur ordre d’arrivée. Enfin, il donne le départ (4). Plus jeune, il a mené dans une clinique spécialisée des recherches sur les causes de l’infertilité : « Chez les hommes, une moitié a un sperme très performant, et l’autre pas. La question était : qu’est-ce qui les différencie les uns des autres ? » En bon spécialiste de l’évolution, Manning est revenu des millions d’années en arrière – au temps où les vertébrés ont quitté les océans pour conquérir la terre ferme. « Pour cela, les organes de reproduction et les membres ont dû se développer simultanément, sinon cela n’aurait pas fonctionné. Aujourd’hui encore, nos mains contiennent des informations sur ce processus très ancien : les gènes qui contrôlent le développement du pénis sont les mêmes qui contrôlent le développement des doigts. » À l’époque déjà, Manning avait commencé à mesurer les doigts de la base à la pointe. Sa méthode : en divisant la longueur de l’index par celle de l’annulaire, il obtient ce qu’il appelle la valeur 2D:4D (le deuxième doigt divisé par le quatrième). Chez les Européens, la ­valeur moyenne se situe entre 0,95 et 0,98 chez les hommes, et entre 0,97 et 1 chez les femmes. La plupart du temps, les valeurs sont équivalentes pour les deux mains, à quelques différences ­minimes près. Dans sa clinique, Manning arriva à un résultat qui le galvanisa : les hommes avec un sperme performant ont un annu­laire comparativement plus long – un indice, ainsi qu’il le conclut plus tard, d’un intense bain de testostérone dans le ventre de la mère. Les femmes fertiles ont l’index proportionnellement plus long que les femmes stériles, signe d’une forte quantité d’œstrogènes. Peu après, des études confirmèrent le rôle des gènes Hox, établissant un lien entre la croissance des extrémités et les hormones sexuelles. Manning avait trouvé le sujet de recherche de sa vie. Sur la piste, le professeur a prédit sans se tromper l’ordre d’arrivée des coureurs, à une exception près : le numéro 4 a devancé le numéro 3. Quelle leçon le dernier arrivé peut-il tirer de cette expérience ? Manning éclate de rire : « Qu’il doit renoncer ! Quoi d’autre ? » Simple boutade. Il va de soi qu’il ne souhaite en aucun cas que ses recherches soient utilisées pour décourager les gens ou pour les trier. « Ce que nous trouvons, ce sont seulement des résultats statistiques ; sur chaque individu en particulier, la méthode ne nous dit rien. » Selon Manning, la valeur 2D:4D serait liée à toutes les caractéristiques pour lesquelles les hommes et les femmes se différencient statistiquement : la force physique et la puissance de jet, par exemple, mais aussi la tendance à la dépression ou le risque de maladie cardio-vasculaire. « On ne peut cependant pas dire : “Oh, mon Dieu, avec cette proportion entre la longueur de vos doigts, vous devez absolument devenir ingénieur ! Ou infirmière !” Vous trouverez néanmoins chez les ­infirmières ou les infirmiers davantage de valeurs 2D:4D féminines et chez les ingénieurs, femmes ou hommes, davantage de valeurs masculines. » Dans le cas des coureurs, affirme Manning, son taux de réussite l’a estomaqué lui-même.   Les critiques répliquent à Manning et ses émules que beaucoup des liens qu’ils ont mis au jour entre la longueur des doigts et tel ou tel comportement ne sont prouvés que de façon très superficielle. Des études qui contredisent l’existence de ces liens auraient été passées sous silence. Et, même si le développement du cerveau et la testostérone sont étroitement liés, les différences entre les sexes ne trouvent pas nécessairement là leur origine. Manning lui-même admet que plusieurs des corrélations qu’il a pu observer pourraient être dues au hasard. D’un autre côté, il est évident pour lui qu’un talent aussi complexe que celui de musicien est associé, chez les hommes comme chez les femmes, à la quantité de testostérone présente dans le liquide amniotique dans laquelle est plongé le fœtus. Il a lui-même mesuré les doigts des musiciens de tout un orchestre classique et a publié le résultat dans la revue Evolution & Human Behavior : « Les premiers violons ont tendance à avoir l’annulaire le plus long, les deuxièmes violons l’annulaire le plus long après eux, et ainsi de suite. Exactement comme pour les coureurs. » Un collègue de Manning a découvert chez de jeunes enfants des corrélations entre la longueur des doigts et le comportement : les fillettes avec des doigts très masculins, en particulier, manifestent une forte propension à l’hyper­activité et un faible penchant pour la socialisation associée généralement à leur sexe. Le chercheur canadien Peter Hurd, de l’université d’Alberta, prétend avoir démontré que les hommes – mais pas les femmes – dotés d’un index particulièrement court seraient beaucoup plus enclins à la violence physique. Cela ne rappelle-t-il pas les études de Charlotte Wolff dans les maisons de correction britanniques ? « Ma foi, reconnaît Manning, il ne serait pas inintéressant de comparer les doigts de criminels violents avec ceux d’escrocs, l’agressivité et le ­besoin de domination d’un côté, l’intelligence sociale et relationnelle de l’autre. Mais aucune commission d’éthique n’autoriserait une telle étude. Aujourd’hui, il est très politiquement incorrect de ­s’intéresser aux caractéristiques biologiques qui pourraient avoir une influence sur les comportements humains complexes, et notamment négatifs. » C’est dommage, car il est clair, selon lui, que les mains renferment quantité d’informations ­précieuses. Les lignes de la main aussi ? Manning acquiesce. « On le voit au pli palmaire transversal unique des trisomiques. Nos mains portent en elles toute une ­mosaïque de caractéristiques, façonnées par l’ADN et l’environnement. Il est évident qu’elles contiennent des infor­mations sur nous. La question est : lesquelles ? » Jusqu’à présent, les classements empiriques étaient plus faciles à réaliser sur des personnes handicapées physiques ou mentales, car les lignes de leurs mains présentent souvent des particularités frappantes. Les personnes atteintes du syndrome de Jacobsen (malformation cardiaque et déficit intel­lectuel) ont la plupart du temps un pli palmaire transversal, mais aussi des doigts coniques, un petit doigt replié, un doigt en plus ou des ongles sous-développés ; les mains d’enfants qui ont été exposés à une consommation ­excessive d’alcool de leur mère durant la grossesse (embryopathie alcoolique) présentent un modèle typique : la ligne de vie est très marquée et la ligne de cœur se ramifie fortement, comme une baguette de sourcier, en direction de l’index et du majeur. Depuis quinze ans, le séquençage de l’ADN, un enchevêtrement de lettres A, T, G et C, nous livre de nouvelles informations. Il est tout à fait possible que quelque part au milieu de ces millions de répétitions de quatre lettres se cache une sorte de mode d’emploi pour les mains. Pourquoi ne cherche-t-on pas plus avant  ? «  Il y a des choses que les scientifiques hésitent à aller voir, juge Manning. Moi, en tout cas, je ne veux m’occuper de rien qui pourrait, d’une ­façon ou d’une autre, faire assimiler mon travail aux élucubrations des diseuses de bonne aventure. » Cela fait des années que les voyants le bombardent de lettres. Lorsqu’il s’exprime dans un congrès sur la valeur 2D:4D, immanquablement quelqu’un se lève et demande : « Est-ce que ça ne prouve pas qu’il y a du vrai dans la lecture des lignes de la main ? » Un cauchemar, pour Manning. Bien entendu, on pourrait, par exemple lors de l’examen d’aptitude militaire, scanner les lignes de la main de milliers de jeunes gens, les comparer avec les séquences ADN et les corréler à toutes sortes de choses, explique-t-il. « Je suis sûr que ce serait possible, mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la science. »   — Cet article est paru dans Der Spiegel le 6 décembre 2016. Il a été traduit par Baptiste Touverey.
LE LIVRE
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Hände de Walter Schels, S. Fischer Verlag, 2016

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