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Haro sur les enseignants

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Des deux côtés de l’Atlantique, l’école est jugée inefficace. Mais, alors qu’en France l’attention des gouvernements successifs se concentre sur les filières et les programmes, aux États-Unis ce sont les enseignants que prennent pour cible les réformateurs. Et cela depuis deux siècles… L’administration Obama ne fait pas exception.


© Nicole Bengiveno/The New York Times/Rea

La Success Academy, une charter school de Harlem. Ces établissements recevant des fonds publics et privés sont libres de définir les programmes et le calendrier scolaire. Gratuits, ils séduisent les familles modestes déçues par le système public.

Anthony, Bianca et Francisco sont des enfants comme les autres, à ceci près qu’ils vivent du mauvais côté de l’avenue. Issus des quartiers pauvres de New York ou de Los Angeles, ils végètent dans l’école publique du coin. Leurs parents n’ont pas fait d’études, mais continuent d’espérer qu’une bonne instruction permettra à leurs rejetons de mener une existence moins cahoteuse que la leur. Ils avisent alors une autre école, à quelques blocs de là. Les enseignants y semblent accessibles et pédagogues, de nombreux élèves rejoignent ensuite les bancs de l’université, et l’inscription est gratuite. Mais la loi impose d’attribuer les places sur un mode aléatoire. Ici, une main pioche des noms dans un grand chapeau ; là, un ordinateur procède au tri ; ailleurs, des boules de loto dansent dans une cage en fer. Et pour un enfant qui voit son numéro sortir, des dizaines d’autres sont promis à un avenir précaire. Chaque année, les familles du quartier rassemblent donc leur progéniture et leurs espoirs pour participer à la grande loterie scolaire. Le hasard au secours d’un système en déroute ? C’est la thèse mise en avant par le réalisateur américain Davis Guggenheim dans son documentaire Waiting for “Superman”. Comment en est-on arrivé là ? La journaliste Dana Goldstein tente de répondre à cette question dans un livre intitulé « La guerre des profs ». Elle soutient que toutes les réflexions accumulées aux États-Unis depuis plus de deux siècles sur les questions d’éducation peuvent se réduire au problème suivant : s’assurer que les enseignants soient les meilleurs possible. Elle rejette le constat désabusé de Davis Guggenheim – selon elle, le système est loin d’être en ruine. Mais elle soutient que les réformateurs des dernières décennies ont mené une « guerre contre les profs » au lieu de chercher à les rendre meilleurs, et se sont trompés de cible. Bien des membres de la profession l’ont quittée, tandis que de jeunes esprits en formation préféraient se tourner vers des carrières plus respectées. Elle cite une institutrice du Colorado, dont elle juge le témoignage représentatif : « J’ai choisi un métier qui, dans l’esprit des gens, est pire que la prostitution. » Dana Goldstein explore l’histoire de cette désaffection en proposant une succession de réponses à la question fondamentale de la pensée éducative américaine : « Qui est le mieux à même d’enseigner ? » Les femmes ou les hommes ? Les jeunes Blancs des universités prestigieuses ou les Noirs des quartiers défavorisés ? Au début du XIXe siècle, à une époque où l’instruction publique en était encore à ses balbutiements, les maîtres étaient souvent traités d’ivrognes et accusés de violences. Saisissant l’occasion d’investir un domaine qui ne leur était pas formellement interdit, les femmes ont alors peu à peu incarné un nouveau modèle, qui mettait en avant les valeurs maternelles de protection et de tempérance que leur prêtait la société de l’époque. Elles ont ainsi animé dans une large mesure les salles de classe des toutes nouvelles écoles publiques du pays, au point que, en 1850, environ 9 000 des 11 000 enseignants de l’État de New York étaient des enseignantes. Le retour de manivelle n’a pas tardé. Pour de nombreux hommes, le fait que la profession soit laissée aux mains des femmes prouvait qu’elle exigeait de faibles capacités intellectuelles. L’enseignante féministe Susan Anthony s’en indigne en 1853 à New York, devant une assemblée masculine : « Ne voyez-vous pas, messieurs, la cause du mépris dont vous vous plaignez ? Ne voyez-vous pas que, tant que la société dit qu’une femme n’a pas les compétences pour être avocate, pasteur ou médecin mais qu’elle peut devenir enseignante, tous ceux d’entre vous qui choisiront cette profession reconnaîtront tacitement qu’ils n’ont “pas plus de cervelle qu’une femme” ? » Disqualifiées, les enseignantes ont été bientôt remplacées par des hommes, jugés plus fiables et plus à même de faire régner l’ordre dans des classes dont l’effectif et la diversité explosait. Des décennies plus tard, c’était au tour de la question raciale d’agiter le monde éducatif. Depuis la guerre de Sécession et la création des premières écoles noires dans le Sud, l’idée d’une ségrégation scolaire pour les élèves comme pour les enseignants avait triomphé. Au départ imposée par l’élite blanche, elle fut récupérée près d’un siècle plus tard par les familles afro- et latino-américaines, au point d’engendrer des conflits violents lors des politiques de déségrégation scolaire mises en place après l’arrêt de la Cour suprême Brown v. Board of Education of Topeka en 1954. Cette décision déclarait inconstitutionnelles les lois des États fédérés établissant des écoles publiques séparées pour les Noirs et les Blancs. Mais la communauté afro-américaine s’est très vite inquiétée en s’apercevant que le regroupement des écoles noires et des écoles blanches se faisait fréquemment au détriment des enseignants noirs, qui voyaient leurs postes supprimés. L’élite blanche soutenait que les professeurs issus des minorités étaient moins bien formés et moins compétents que leurs collègues blancs, auxquels étaient majoritairement attribuées ces nouvelles classes mixtes. De fait, les États avaient privilégié le financement des écoles blanches, et les établissements noirs fournissaient le plus souvent un enseignement au rabais. Dans les nouvelles classes mixtes, les enfants noirs étaient généralement en retard et faisaient figure de poids morts. Une nouvelle forme de discrimination s’instaurait. La communauté afro-américaine tenta donc de reprendre le contrôle des écoles de ses quartiers, en choisissant les professeurs et en orientant les programmes, inaugurant ainsi un mouvement de privatisation du système scolaire (community control). Ce mouvement suscita l’opposition des syndicats d’enseignants, qui défendaient à la fois leurs intérêts et l’idéal d’intégration raciale. Le conflit culmina en 1968 quand les habitants d’un quartier noir de New York renvoyèrent tous les enseignants blancs pour les remplacer par des membres de leur communauté. Les syndicats déclenchèrent une grève, suivie par 60 000 de leurs membres, et remportèrent la partie.   Un système globalement déficient Le problème des inégalités ethniques à l’école n’était pas résolu pour autant. S’y ajoute, depuis la fin des années 1970, le sentiment que le système scolaire américain est globalement déficient. Une série de réformes ont été mises en œuvre, avec pour objectif affiché de modifier la condition des enseignants. Sous l’administration Reagan, le rapport A Nation at Risk insiste ainsi sur la nécessité de lier la
rémunération aux performances et de faciliter le licenciement des professeurs. En 2001, la réforme « No Child Left Behind » de George W. Bush soumet tous les élèves à des tests d’évaluation dont l’organisation est confiée aux États. Ces tests sont présentés comme un moyen de connaître les forces et les faiblesses des enfants. Mais Dana Goldstein explique qu’ils visent moins à évaluer les élèves que leurs maîtres, pour mieux repérer les mauvais éléments et les renvoyer. En 2009, la réforme Obama, baptisée « Race to the Top », s’inscrit dans la même logique. Les États se voient accorder des subventions supplémentaires s’ils démontrent leur capacité à évaluer les enseignants. Obsédés par l’idée que les élèves atteignent un niveau médiocre du fait de l’incompétence de leurs instructeurs, les réformateurs américains ont progressivement mis en place une énorme machine à tests. Les résultats de ces examens alimentent de gigantesques bases de données épluchées par des économistes et des inspecteurs recherchant à la loupe les mauvaises écoles, les mauvais élèves et les mauvais professeurs. Afin de combattre les réticences de la profession, de nombreuses incitations financières ont été mises en place. Mais la mesure de la performance des enfants et des enseignants se heurte à différents obstacles. Il s’agit en théorie de projeter le niveau qu’un élève devrait atteindre, en fonction de ses performances passées, s’il bénéficiait d’un enseignement « normal ». On compare alors à cette prédiction les résultats effectivement obtenus par l’enfant pour juger de l’impact positif ou négatif du professeur. Goldstein observe que la notion d’enseignement « normal » demeure pour le moins obscure, et que l’impact d’un professeur sur le niveau de ses élèves peut difficilement se réduire à une question d’écart à la moyenne. En outre, ces tests standardisés ont poussé les enseignants et les chefs d’établissements à favoriser l’apprentissage par cœur au détriment de l’esprit critique. Certaines écoles en viennent même à organiser de véritables séances de bachotage ou à décourager les mauvais élèves de passer les examens pour s’assurer de bons résultats et garder leurs subventions. D’autres mesures visent à attirer vers l’enseignement les jeunes les plus brillants. Introduite par le président Lyndon B. Johnson en 1965, cette idée connaît depuis le début des années 1990 un regain d’intérêt. Le programme « Teach For America » (TFA) est la plus réputée de ces initiatives. Elle invite les étudiants d’universités prestigieuses à consacrer deux années de leur vie à l’enseignement avant d’aller rejoindre les postes plus convoités auxquels ils peuvent prétendre.   Une formation de huit semaines L’objectif est notamment de revaloriser l’image du métier en montrant qu’il peut être intellectuellement stimulant et professionnellement enrichissant. Attirer des diplômés de Harvard ou de Yale permet de briser le cliché selon lequel « seuls enseignent ceux qui ne peuvent rien faire d’autre ». Plus concrètement, il s’agit de propulser dans les salles de classe des jeunes gens brillants dont on pense qu’ils feront de meilleurs professeurs. Les étudiants retenus pour participer à l’expérience suivent une formation accélérée de huit semaines pendant l’été avant de prendre en charge une classe à la rentrée. Selon Goldstein, contrairement à ce que craignaient les sceptiques, ce déficit de formation initiale ne représente pas un handicap réel. Mais la supposée supériorité intellectuelle de ces jeunes n’en fait pas non plus des pédagogues exceptionnels. D’après les études d’impact, ils ne sont pas plus performants que leurs collègues simplement diplômés d’un bachelor’s degree en éducation. Or ce niveau est, de l’avis général, assez médiocre. S’il a bien réussi à redorer l’image de la profession, ce type de programme a l’inconvénient de maintenir dans le corps enseignant un nombre certes modeste mais fixe de professeurs inexpérimentés. En marge de ces tentatives de réforme du système public, un modèle scolaire alternatif a vu le jour, qui s’attire aujourd’hui à peu près autant d’éloges que de critiques. Il s’agit d’institutions semi-publiques baptisées les charter schools — ou « écoles à charte ». Dana Goldstein s’étend peu sur ce nouveau modèle, bien qu’il soit aujourd’hui au centre des débats. À la frontière du public et du privé, ces établissements reçoivent des fonds publics mais sont affranchies de nombreuses règles et contraintes administratives. En contrepartie, elles établissent une « charte » – promettant généralement de meilleurs résultats aux tests standardisés – dont le non-respect peut justifier à tout moment la fermeture de l’école par les pouvoirs publics. Les chefs d’établissement sont libres de recruter leurs enseignants et de les renvoyer. Ils peuvent définir les programmes, l’emploi du temps des élèves et le calendrier de l’année scolaire. En pratique, les écoles à charte appliquent des horaires étendus, une année scolaire plus longue et une préparation plus intensive aux tests standardisés. Et, grâce au cumul des fonds publics et de contributions privées souvent substantielles, elles sont gratuites. Les charter schools sont donc la panacée des familles modestes, déçues par le système public mais incapables de payer les frais d’une école privée. Les statistiques du département américain de l’Éducation révèlent que ces établissements comptaient en 2013 environ 65 % d’enfants issus des minorités ethniques. Avec de meilleurs résultats aux tests standardisés et une forte implantation dans les quartiers défavorisés, ce modèle a redonné chair au rêve américain, en promettant l’ascension sociale par mérite scolaire. 90 % des élèves de certaines charter schools accèdent à l’université, contre seulement 13 % des enfants qui fréquentent les établissements publics des alentours. Ce sont ces écoles à charte que Davis Guggenheim décrit dans son documentaire Waiting for “Superman”. Le cinéaste a suivi cinq enfants des quartiers défavorisés de grandes villes, dont le destin et les chances de réussite semblaient minés par la médiocrité du système public et dont le dernier espoir était d’intégrer une charter school. Pour certains, le succès des écoles à charte est tel qu’il convient d’en appliquer les recettes au système public ou, à défaut, de fermer des écoles publiques pour ouvrir des charter schools. C’est la politique qu’a menée à Washington la très controversée Michelle Rhee, responsable des écoles publiques de la ville entre 2007 et 2010. Son projet initial, qui visait à supprimer la sécurité de l’emploi des enseignants en échange d’augmentations de salaire substantielles, a été retoqué par les syndicats. Michelle Rhee a alors décidé de fermer 23 écoles publiques, au motif qu’elles ne produisaient pas de résultats satisfaisants et demeuraient, depuis plusieurs décennies, ce que l’économiste Robert Balfanz appelle des « usines à décrochage ». De nombreuses voix se sont alors élevées pour s’opposer à cette politique et critiquer le système des charter schools. Dans un contre-documentaire intitulé La vérité qui dérange derrière « Waiting for “Superman” », des enseignants du public rappellent que si les écoles à charte ont de si bons résultats, c’est aussi parce que ces établissements s’arrogent le droit de refuser les élèves nécessitant un encadrement particulier (trisomie 21, autisme, syndrome d’Asperger) ou encore les enfants immigrés – qui doivent commencer par acquérir la maîtrise de la langue. Les études d’impact montrent également que les écoles publiques accueillent une bien plus grande proportion d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté. Tous ces profils difficiles se trouvent ainsi concentrés dans des établissements de plus en plus privés de moyens et enfermés dans un cercle vicieux où chaque élève qui part rejoindre une charter school augmente les risques de voir l’école qu’il quitte fermer pour mauvais résultats.   Une idéologie productiviste Dans ce documentaire, enseignants et parents critiquent également le statut semi-privé des charter schools, qu’ils qualifient d’« entreprises de l’éducation ». Défendant la notion de service public, ils rappellent que ces écoles doivent souvent leur existence à des donations de milliardaires qui, comme Bill Gates ou Mark Zuckerberg, disposent ensuite d’un droit de regard sur les programmes ou les pratiques pédagogiques. Outre la pression intense liée à des journées à rallonge, il règne dans de nombreuses charter schools une idéologie productiviste qui tend à orienter toute activité scolaire vers la préparation des tests standardisés. Dans une école visitée par Goldstein, les élèves consacrent, chaque année, l’équivalent de deux semaines à passer des tests et plus d’un mois à les préparer au moyen d’examens blancs, au détriment de véritables activités d’ouverture ou d’apprentissage. De nouvelles études d’impact ont analysé minutieusement les résultats académiques des charter schools. D’après une enquête menée par une équipe de l’université Stanford et publiée en 2013, moins de 30 % d’entre elles « améliorent significativement » le niveau de leurs élèves en maths et en lecture par rapport aux écoles publiques du même quartier. Selon cette même étude, 31 % des charter schools ont un impact « significativement négatif » sur le niveau en maths de leurs élèves par rapport au système public, tandis que 56 % (pour la lecture) et 40 % (pour les maths) de ces établissements n’apportent « aucune différence significative ». Si l’on considère que seules 6 % des écoles américaines sont des charter schools et qu’un quart d’entre elles seulement aboutissent à de réels progrès, on comprend que les success stories dont la presse libérale se délecte sont à prendre avec précaution. Dana Goldstein évoque plus longuement le débat sur le statut des enseignants du secteur public. Contrairement aux professeurs français, qui sont fonctionnaires de l’Éducation nationale, leurs homologues américains sont recrutés localement et dans un premier temps sur contrat précaire. Comme dans les universités, ils n’obtiennent leur titularisation (tenure) qu’au bout de quelques années. Ils bénéficient alors d’une forte sécurité de l’emploi et sont protégés par les syndicats. Ils peuvent cependant encore être renvoyés pour insuffisance professionnelle par le directeur de l’établissement. En 2007, 2,1 % des enseignants du système public ont été remerciés, rappelle Dana Goldstein. Un chiffre comparable, selon elle, au taux de licenciement du secteur privé et dix fois supérieur à celui du reste de la fonction publique. La tenure est aujourd’hui vivement attaquée par les réformateurs libéraux, pour qui ces protections empêchent de renvoyer aussi facilement qu’il le faudrait les mauvais professeurs repérés grâce aux tests standardisés. L’un de leurs exemples favoris est ce qu’on appelle dans l’État de New York les rubber rooms. Il s’agit de véritables salles d’attente où des enseignants titulaires renvoyés de leur établissement pour « mauvaise conduite » (allant de l’absentéisme à la pédophilie) passent leurs journées à lire dans l’attente d’une audience disciplinaire qui peut n’avoir lieu qu’au bout de trois ans. Pendant ce temps, ils continuent de percevoir l’intégralité de leur salaire. Dans un bref épilogue intitulé « Leçons de l’histoire pour améliorer l’enseignement aujourd’hui », Dana Goldstein en vient à formuler un certain nombre de propositions. Elle suggère d’abord de revaloriser le salaire des enseignants. Elle s’oppose ainsi à un courant de pensée d’après lequel les dépenses au sein du système éducatif n’ont aucun impact sur le niveau des élèves et devraient plutôt d’être réduites. Le salaire moyen des profs américains (primaire et secondaire confondus) était en 2013 de 56 000 dollars par an, contre 40 000 pour la moyenne des pays de l’OCDE. Mais le dernier rapport sur l’éducation rédigé par les experts de l’OCDE montre que cela ne représentait en 2012 que 67 % du salaire moyen des diplômés du supérieur. La rémunération des enseignants américains représente donc les deux tiers de celle de leurs anciens camarades de fac. Le salaire de leurs collègues sud-coréens, à l’inverse, représente 135 % de celui des diplômés du supérieur. Le chiffre, pour la France, est de 84 %. (1) Dana Goldstein préconise aussi de réduire le nombre et la fréquence des tests standardisés et de cesser de les utiliser pour mesurer la valeur ajoutée des enseignants. L’évaluation de ces derniers serait confiée au directeur de l’école assisté d’un panel des meilleurs enseignants du district. Mais elle recommande également de supprimer la tenure, qui à son avis cristallise les tensions et fait du renvoi d’un professeur incompétent un parcours du combattant. Curieusement, Goldstein n’analyse pas en détail la question de la formation des enseignants. Or les États-Unis sont l’un des pays de l’OCDE où elle est la moins approfondie. Des études longues et exigeantes au sein d’un cadre cohérent permettraient peut-être aux futurs professeurs de retrouver la légitimité qui leur fait aujourd’hui défaut, comme l’atteste l’exemple finlandais. (2)
LE LIVRE
LE LIVRE

The Teacher Wars : A History of America’s Most Embattled Profession de Dana Goldstein, Doubleday, 2014

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