Soutenez la presse indépendante ! Abonnez-vous à Books, à partir de 8€/mois.

La lente métamorphose du dalaï-lama

Comment un petit Tibétain élevé dans la plus pure tradition et le plus complet isolement est devenu un missionnaire de la modernité et l’une des personnalités les plus populaires au monde.

En novembre 2007, la vieille Land Rover du dalaï-lama fut mise aux enchères sur eBay. Sharon Stone – celle-là même qui avait présenté le leader tibétain comme « Monsieur S’il vous plaît, S’il vous plaît, Laissez-moi rentrer en Chine ! » (elle voulait dire « Tibet ») lors d’une soirée philanthropique – annonça la vente sur YouTube. «À son bord, vous rirez en permanence », promit-elle au futur acquéreur du Station Wagon modèle 1966. Les enchères ont dépassé les 80 000 dollars. Le dalaï-lama s’est aussi vu décerné un prix par Hadassah, l’Organisation américaine des femmes sionistes ; il est le seul lauréat du prix Nobel à apparaître dans une publicité Apple et à s’être vu confier la rédaction en chef d’un numéro de Vogue ; Martin Scorsese et Brad Pitt ont contribué à immortaliser son enfance à l’écran ; il a donné une conférence devant la Convention annuelle de l’Association de neurosciences. Et, au printemps 2008, il était en Allemagne pour s’exprimer sur les droits de l’homme et la mondialisation. Pour un homme qui se prétend « simple moine bouddhiste », le dalaï-lama laisse une substantielle empreinte carbone dans l’atmosphère et semble souvent posséder le même don d’ubiquité que Britney Spears.

Comme l’écrit Pico Iyer dans la biographie qu’il lui consacre – The Open Road –, il est facile de voir le dalaï-lama en « jouet des millionnaires et des stars de cinéma ». Comme tous ceux qui prêchent l’amour, la compassion, la persuasion douce et autres irréprochables bontés d’âme, il peut paraître légèrement ennuyeux. Des maximes comme « la violence nourrit la violence » et « la qualité des moyens décide de la fin » sont sans aucun doute moralement saines, mais elles n’ont guère la subtilité intellectuelle qui fait les idées fortes. Et puis, avec ses interminables fous rires, le dalaï-lama peut donner l’impression de « n’être pas l’ampoule la plus brillante de la pièce », pour reprendre la remarque d’un journaliste cité par Pico Iyer.

Le personnage qu’il s’est forgé de simple moine bouddhiste invite au scepticisme, voire au mépris. « J’ai entendu des cyniques dire que c’est un vieux moine très politique qui se balade en chaussures Gucci », a un jour déclaré Rupert Murdoch. Le journaliste Christopher Hitchens, pour sa part, accuse le dalaï-lama de se prétendre un « roi héréditaire désigné par le ciel » et d’avoir imposé un « régime autocratique » à Dharamsala, la ville indienne de l’Himalaya qui sert de capitale aux quelque cent cinquante mille Tibétains en exil. Le gouvernement chinois l’accuse régulièrement d’être un « séparatiste » conspirant au rétablissement du régime féodal et monastique corrompu dont les communistes chinois ont libéré le Tibet en 1951. Et de nombreux réfugiés maugréent qu’il est trop attaché à la non-violence et trop lié au gotha occidental pour empêcher la colonisation chinoise.

 

Une enfance de conte de fées

Pourtant, les événements de mars 2008 ont rappelé la ferveur qu’il inspire aux six millions de Tibétains. Ce sont les manifestations organisées à l’occasion du 49e anniversaire de son exil qui ont déclenché les émeutes de Lhassa. Comme le reconnaît le grand intellectuel chinois Wang Lixiong, « quasiment tous les Tibétains portent le dalaï-lama dans leur cœur ». Et plus leurs espérances économiques et leur culture traditionnelle seront ébranlées par l’immigration Han, plus grandira cette vénération à distance pour leur leader spirituel (1).

L’âpre quotidien du dalaï-lama commence dès 3 h 30 le matin. Sitôt levé, confie-t-il à Iyer, il s’adonne « à la méditation, à la prosternation, à la récitation de mantras particuliers, puis à nouveau à la méditation et à la prosternation, suivies de la lecture d’ouvrages de philosophie tibétaine ou d’autres textes ; ensuite, lecture, étude et, le soir, “un peu de méditation – la méditation du soir – pendant environ une heure. Enfin, à 20 h 30, coucher” ».

Voilà qui fait beaucoup de méditation et de lecture pour un moine septuagénaire – surtout s’agissant d’un homme qui a étudié avec acharnement, dès l’âge de 6 ans et pendant près de deux décennies, la métaphysique bouddhiste, l’art et la culture du Tibet, la logique, le sanskrit et la médecine traditionnelle pour pouvoir accéder au titre de geshé (l’équivalent d’un doctorat en philosophie). Mais la pratique spirituelle bouddhiste est atrocement exigeante. « Persévérez sans relâche », a dit le Bouddha avant de s’éteindre ; et même le dalaï-lama ne peut prétendre avoir atteint le sommet de la sagesse et de la sérénité. C’est son enfance de conte de fées qui le hisse au-dessus des simples mortels. Né en 1935 dans une famille de paysans des confins du Tibet, ce n’était encore qu’un bambin de 2 ans quand un groupe de moines venus de Lhassa virent en lui la possible réincarnation du treizième dalaï-lama, récemment décédé. En 1939, l’enfant quittait en grande pompe sa maison de pierre et d’argile pour Lhassa et ce merveilleux labyrinthe qu’est le palais du Potala.

Le dalaï-lama apprit la calligraphie en recopiant le testament de son prédécesseur – un document que son caractère prophétique érige en véritable curiosité de l’histoire tibétaine. Il fut rédigé en 1932, alors que le Tibet jouissait d’une certaine autonomie politique après plusieurs siècles de coexistence difficile avec son puissant voisin oriental. Les communistes de Mao Tsé-toung étaient encore loin de l’avoir emporté contre les nationalistes de Tchang Kai-shek. Pourtant, le treizième dalaï-lama pressentit que l’isolement du Tibet serait bientôt brisé par les « barbares communistes » : « Nos traditions spirituelles et culturelles seront totalement éradiquées. Même les noms des dalaï et panchen-lama seront effacés… Les monastères seront pillés et détruits, les moines et les nonnes tués ou chassés… Nous deviendrons comme les esclaves de nos conquérants… et les jours et les nuits s’écouleront lentement, dans une souffrance et une terreur immenses. »

Qu’il partage ou non ces pressentiments, le dalaï-lama ne pouvait pas changer grand-chose. Il vivait dangereusement près des sombres intrigues et complots du Potala. Les neuvième, dixième, onzième et douzième dalaï-lamas étaient morts jeunes ; certains, dit-on, empoisonnés. Le treizième dalaï-lama avait conscience de la vulnérabilité de son pays coupé du monde face aux empires et aux États-nations modernes. Mais ses projets de réforme de l’administration et de l’armée tibétaines furent contrecarrés par l’élite monastique qui vivait du travail et des impôts des paysans et faisait tout pour préserver le statu quo.

En 1947, le dalaï-lama, alors âgé de 11 ans, regarda ainsi au télescope, depuis son palais, les moines tirer sur l’armée. Cette bataille de plusieurs semaines, déclenchée par l’arrestation de son ancien régent, fit des dizaines de morts. Finalement, en 1950, il assuma sa pleine autorité politique ; trop tard pour pouvoir tenir compte des avertissements de son prédécesseur sur les conséquences de l’apathie tibétaine. L’armée populaire de libération chinoise venait d’envahir l’est du pays et s’apprêtait à déferler sur le reste. Dix ans plus tard, le dalaï-lama et plusieurs dizaines de milliers de Tibétains étaient contraints à l’exil (2).

L’histoire que le dalaï-lama lui-même conte à son auditoire occidental est celle de son initiation au monde moderne – tant à ses idéologies nuisibles qu’à son savoir rédempteur sur le plan scientifique et démocratique. Et c’est cette odyssée intellectuelle qui intéresse avant tout le romancier et écrivain voyageur Pico Iyer, qui s’est auparavant illustré par son évocation très percutante de l’aube de notre monde, ce monde « dans lequel presque chaque culture peut avoir accès à chaque autre ». Il présente le dalaï-lama comme la réconfortante incarnation de ces mêmes rencontres entre l’ancien et le moderne, l’Orient et l’Occident, qui ont ailleurs dans le monde poussé d’autres esprits traditionnels vers le fondamentalisme réactionnaire.

 

C'est gratuit !

Recevez chaque jour la Booksletter, l’actualité par les livres.

Sous le charme de Mao

« Au Tibet, le dalaï-lama était l’incarnation d’une vieille culture qui, coupée du monde, perpétuait un traditionalisme ancestral, écrit Iyer. Aujourd’hui, en exil, il est un avatar du nouveau, comme si, ayant parcouru huit siècles en cinquante ans à peine, il s’était résolument tourné vers l’avenir, avec la sincérité qui le caractérise. » Et de réunir les preuves de l’avant-gardisme du dalaï-lama. Le leader tibétain émet des doutes sur son ascendance divine, faisant de son soutien prématuré au fondateur de la secte Aum Shinrikyo, responsable d’une attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, le signe qu’il n’est pas un « Boudhha vivant ». Il découvre avec un enthousiasme enfantin des scientifiques célèbres et affirme que certains textes bouddhistes démentis par la science moderne doivent être abandonnés.

Lors de ses apparitions publiques devant un public anglophone, il préfère parler d’«éthique globale » que du concept ésotérique de nirvana. Sans aucun doute pour ne pas dissuader la classe moyenne laïque américaine qui se presse à Central Park le week-end pour l’écouter, mais c’est aussi, comme le souligne Pico Iyer, une manière de réaffirmer la vision bouddhiste selon laquelle tout ce qui existe est étroitement interconnecté. Cette notion pourrait d’ail-leurs bien expliquer pourquoi le dalaï-lama a pris conscience très tôt des défis existentiels et politiques posés par la mondialisation de l’humanité, des décennies avant le changement climatique.

« Pour la première fois de l’histoire universelle, écrivait la philosophe Hannah Arendt en 1957, tous les peuples de la terre ont un présent commun. […] Chaque pays est devenu le voisin presque immédiat de chacun des autres, et chaque homme éprouve le choc d’événements qui ont lieu de l’autre côté du globe. » Arendt craignait que cette nouvelle « unité du monde » soit catastrophique en l’absence de renoncement « à l’autorité contraignante et à la validité universelle que tradition et passé ont toujours revendiquées ».

En tant que leader spirituel de six millions d’hommes, le dalaï-lama peut être crédité d’un renoncement significatif à l’autorité de la tradition – aussi bien concernant la politique classique de l’intérêt national que la religion. Son influence est telle qu’un mot de sa part, en mars 2008, aurait suffi à provoquer un soulèvement général au Tibet. Au lieu de quoi il continua de rejeter la violence, immorale et contre-productive à ses yeux. De plus en plus acculé au funambulisme rhétorique, il accuse la Chine de « génocide culturel » mais désapprouve toutes les modalités de pression sur Pékin, aussi modestes soient-elles, comme les grèves de la faim ou les boycotts. De son point de vue, le Tibet a besoin d’entretenir de bonnes relations avec la Chine : « Un pays ne peut plus de manière satisfaisante résoudre seul ses problèmes », déclare-t-il.

Il ne mâche pas ses mots envers l’élite rétrograde et cupide de la période précommuniste, ni envers la funeste impréparation du pays à la modernité. Il a donné à la communauté tibétaine de Dharamsala une Constitution démocratique. Et, tout récemment, il faisait sa proposition la plus radicale à ce jour, bousculant une tradition vieille d’un demi-millénaire : la désignation par le peuple du prochain dalaï-lama.

On n’en finit pas de s’étonner du destin de ce jeune garçon, autrefois juché sur un trône d’or dans un palais de mille pièces, aujourd’hui icône du « mondialisme » – le terme utilisé par Pico Iyer pour résumer les bienfaits résolument ambivalents des communications rapides et des déplacements faciles. Après tout, le seul cordon ombilical reliant le jeune dalaï-lama et la métropole occidentale était le magazine Life (il passa ensuite à Time et à la BBC). Cette exposition régulière aux périodiques d’Henry Luce [éditeur notoirement anticommuniste] ne l’a pourtant pas vacciné contre le maoïsme. Lors d’une visite en Chine en 1954, le dalaï-lama se déclara impressionné par la Révolution chinoise. Mais, d’abord charmé par l’attitude modeste de Mao, il fut stupéfait d’entendre le Grand Timonier annoncer lors de leur dernière rencontre que « la religion est un poison » – conviction qui aiderait ensuite les Chinois à justifier le massacre de milliers de moines tibétains et la destruction de la plupart des monastères du pays.

À son arrivée en Inde en 1959, le dalaï-lama était encore « ignorant des usages du monde moderne », souligne son biographe. Il attendit 1979 pour se rendre aux États-Unis, où la haute technicité de ses discours de philosophie bouddhiste déconcertait fort son auditoire. Aucune aura de star n’enveloppait alors les visites du dalaï-lama, dans un pays qui allait pourtant lui assurer plus que tout autre la célébrité. Son fan-club occidental ne commença à grossir qu’après l’attribution du prix Nobel de la Paix, en 1989.

 

Une aventure intellectuelle

Sa décision de simplifier et laïciser les enseignements du bouddhisme lui a valu un écho bien plus grand que celui des maîtres zen japonais ou des sages tibétains qui l’ont précédé en Occident. Mais la diffusion d’une philosophie ancienne et ardue ne s’est pas faite sans perte de rigueur intellectuelle. Dans les livres à succès du dalaï-lama, le bouddhisme apparaît comme un simple exercice mental libre de tout rituel, mais la forme que prend la religion pour l’apprenti geshé potassant les trois cent vingt-deux volumes du canon bouddhiste tibétain est autrement plus austère.

Le dalaï-lama peut il est vrai se prévaloir d’être en phase avec le Bouddha, dont on dit qu’il a adapté ses enseignements pour étendre son audience. Mais il y a des limites au pragmatisme du dalaï-lama, aussi attentif soit-il aux sensibilités libérales contemporaines. Il se déclare ainsi favorable à l’égalité des droits pour toutes les minorités, y compris gay et lesbienne. Mais il continue de désapprouver les pratiques sexuelles anales ou orales, textes tibétains à l’appui : « Les autres orifices ne génèrent pas la vie. » Hostile à la libération des mœurs et au divorce, il a parfois les accents d’un traditionaliste.

Aucun de ses compromis, cependant, n’a autant suscité d’amertume que la décision, prise en 1988, de revendiquer pour le Tibet une « véritable autonomie » au sein de la Chine plutôt que l’indépendance totale. Aux yeux du dalaï-lama, chaque pays doit poursuivre ses propres intérêts à condition de ne pas nuire à ceux des autres ; or l’indépendance du Tibet, outre son irréalisme, contrarie inutilement Pékin. Cette posture n’a pourtant pas réussi à convaincre les Chinois qu’il n’était pas « séparatiste ». Et elle a incité de nombreux Tibétains à penser que cela même qui rend le dalaï-lama plus sympathique aux Occidentaux – principalement son engagement en faveur de la non-violence – est aussi ce qui le fait paraître faible aux Chinois.

Plus il s’est consacré au monde, écrit Pico Iyer, plus les Tibétains se sont sentis «des enfants naturels désemparés de voir leur père adopter d’autres gosses ». Le romancier tibétain Jamyang Norbu regrette ainsi que le gouvernement en exil et les divers groupes de soutien au Tibet errent désormais « sans but » à force d’avoir «recentré leurs objectifs sur des questions comme l’environnement, la paix mondiale, la liberté religieuse, la protection des cultures, les droits de l’homme – tout, sauf l’objectif qui était le leur, l’indépendance tibétaine ».

En embrassant sans retenue les idées émancipatrices de la métropole laïque, le dalaï-lama rappelle les deux archétypes qui ont façonné l’époque moderne, pour le meilleur et pour le pire : le provincial fuyant des coutumes ossifiées et le réfugié fuyant le totalitarisme. Reste que ses détracteurs pourraient avoir raison sur un point : l’accession du dalaï-lama à la citoyenneté globale semble se faire aux dépens de son peuple dépossédé.

À mesure que son développement rend la Chine inattaquable, il est facile de verser dans le pessimisme et d’imaginer un dalaï-lama de plus en plus enclin au fatalisme. L’abandon par le chef spirituel de revendications exclusivistes sur le plan religieux et national peut passer pour le réflexe d’un homme qui, depuis le jour lointain où il a recopié les prophéties de son prédécesseur, a vu disparaître, impuissant, les traits de son pays. La vertu de cette biographie est de nous faire découvrir le dalaï-lama en véritable aventurier intellectuel et spirituel, explorant les nouvelles sources d’identité et d’appartenance des individus dans ce monde nouvellement unifié.

Le livre de Pico Iyer rend crédible l’idée selon laquelle ce garçon venu du fin fond du Tibet pourrait bien être en train d’esquisser, dans le style à la Forrest Gump qui est souvent le sien, un « processus de compréhension mutuelle à une échelle gigantesque » – le processus même qu’Hannah Arendt croyait nécessaire pour arrêter la « montée phénoménale de la haine mutuelle et de l’animosité quasiment universelle de tous contre tous ». Il est certes difficile d’imaginer le dalaï-lama apportant la compréhension mutuelle dans le monde après avoir échoué à le faire entre la Chine et le Tibet. Mais l’avantage d’être un simple moine bouddhiste est tel que le leader spirituel tibétain risque moins – et, évidemment, peut moins – que la plupart des hommes politiques de compromettre ses nobles fins par des moyens douteux. Même si, obéissant en cela à l’exhortation du Bouddha sur son lit de mort, il persévère sans relâche.
Traduit par Gilles Berton.

Notes

1| Les autorités de Pékin incitent la population Han (l’ethnie majoritaire en Chine à s’installer au Tibet, où les Chinois seraient devenus majoritaires, en particulier dans les villes.

2| Après l’attaque chinoise  de 1950, sous la menace d’une poursuite  de l’invasion militaire,  des délégués tibétains signent en 1951 avec Pékin un accord en dix-sept points qui livre le Tibet à la Chine mais stipule le respect de la structure économique et sociale de l’État dirigé par le dalaï-lama et le respect de la religion et des coutumes du peuple.  Le leader tibétain décide de coopérer. Cette période intermédiaire s’achèvera avec l’invasion  de 1959.

Pour aller plus loin

Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, Le Tibet est-il chinois??, Albin Michel, 2002.

Martin Brauen, Les Dalaïs-lamas. Les 14 réincarnations du bodhisattva Avalokitesvara, Fabre, 2005.

LE LIVRE
LE LIVRE

L’Homme Global de La lente métamorphose du dalaï-lama, Knopf

SUR LE MÊME THÈME

Religion À Vetka, les ombres des vieux-croyants d’antan
Religion Mgr Corneille : « Le Kremlin a enfin cessé de persécuter les vieux-croyants »
Religion Marie Madeleine, vraie apôtre, fausse prostituée

Dans le magazine
BOOKS n°109

DOSSIER

SOS biodiversité

Chemin de traverse

12 faits & idées à glaner dans ce numéro

Edito

Armageddon

par Olivier Postel-Vinay

Bestsellers

Initiation au Cachemire

Voir le sommaire

Booksletter,
c'est gratuit !

Retrouvez gratuitement la Booksletter
chaque samedi matin dans votre boîte email.