L’âme damnée de la culture française

L’âme damnée de la culture française

Si la culture française a cessé de rayonner hors des frontières, c’est qu’elle est stérilisée par l’interventionnisme de l’Etat.

Publié dans le magazine Books, juin 2009.
Il fut un temps où le cinéma français était populaire dans le monde entier, où les intellectuels germanopratins tenaient la corde, où la littérature du pays de Hugo et Zola était abondamment traduite et partout admirée. La France avait une faculté bien à elle de se faire l’interprète de l’humanité. Cette vocation à l’universalité semble s’être évaporée, estime Catherine Fieschi dans le mensuel britannique Prospect, en écho au pamphlet pessimiste de l’Américain Donald Morrison. Après s’être attiré les foudres de l’intelligentsia avec son retentissant article dans Time sur « la mort de la culture française » (2007), Morrison a récidivé dans un livre dont la traduction gauloise est enrichie d’une postface substantielle signée Antoine Compagnon, professeur au Collège de France. Morrison éprouve une profonde affection pour ce pays, souligne Catherine Fieschi, et ne se réjouit nullement de la débâcle qu’il décrit. Mais son argumentation est précise et convaincante, juge-t-elle. Fieschi dirige Demos, un think tank britannique spécialisé dans l’innovation sociale. Si l’on admet le déclin, il reste à en rechercher les causes. Fieschi souligne ici la parenté entre l’analyse de Morrison et celle de…
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