L’anthropologue à quatre pattes
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L’anthropologue à quatre pattes

Écrit par La rédaction de Books publié le 13 avril 2018

© 2018 Twentieth Century Fox

Dans L’île aux chiens, film de Wes Anderson sur les écrans cette semaine, les canidés et les humains se comprennent sans un mot. Nous, humains pensons souvent savoir ce qui se passe dans la tête de nos compagnons à quatre pattes. Mais, selon la psychologue Alexandra Horowitz l’inverse est certainement plus vrai. Dans Dans la peau d’un chien, elle assure que les chiens sont de bons anthropologues.

Leur très fort odorat leur permet, par exemple, de déduire beaucoup de choses à notre sujet : si une personne a peur, est triste ou anxieuse, mais aussi si elle a eu des relations sexuelles, fumé une cigarette ou couru. Mais les chiens sont surtout de très bons observateurs. Ils ont besoin des hommes pour arriver à leurs fins et les épient afin de savoir comment utiliser ces outils à deux pattes. Nous leurs servons à régler toutes sortes de problèmes, comme les portes fermées et les bols vides. Leurs observations leur permettent de connaître les moindres détails de notre vie et de notre langage corporel. Ils nous regardent de si près qu’ils sont capables, par exemple, de savoir simplement à la vitesse dont nous nous levons de notre chaise s’il est l’heure de la promenade. Les chiens obtiennent régulièrement des meilleurs scores que les chimpanzés et les jeunes enfants dans des expériences visant à reconnaître la communication non verbale.

C’est pour cette raison, explique Horowitz, que les propriétaires de chiens affirment souvent que leur animal est un bon juge de la personnalité des hommes. En fait, leur compagnon qui accueille un étranger en frétillant de la queue ou en hérissant ses poils, reproduit les signaux émis inconsciemment par son maître.

 

A lire dans Books : Le chien, cet inconnu, mars – avril 2018.

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