Le complotisme sans peine

Ils ont d’excellents arguments, les complotistes. Ils ont « juste posé des questions, fait leurs propres recherches, réfléchi par eux-mêmes… »

«Toute contestation d’une affir­mation officielle ou d’une croyance largement répandue peut être désormais considérée comme “complotiste” », twitte Edgar Morin, le chantre de la pensée complexe. De son côté, l’humoriste Patrick Sébastien confie à TV Magazine, édité par le groupe Le Figaro : « Nous sommes dirigés par des technocrates […]. Il faut pousser les gens à la désobéissance parce qu’on ne comprend pas leurs décisions. La seule ­logique, c’est que ce virus détruit les ­malades et les faibles. Je me demande s’il est là par hasard, tout simplement… C’est très complotiste, mais je l’assume. »
On dit que les grands esprits se rencontrent, mais parfois il faut les aider un peu. Prenez d’autres lumières contemporaines, qui n’ont a priori pas grand-chose en commun elles non plus : ­Francis ­Lalanne, Véronique Genest, Juliette Binoche, Bernard Ménez, Jean-Marie Bigard… Des carrières exceptionnelles, certes, mais les voilà désormais unies sous le qualificatif infâmant de « complotiste », avec une poignée de politiciens, de sportifs, d’éditorialistes, de médecins, de chercheurs et autres ...

SUR LE MÊME THÈME

Chronique Rentrée en campagne
Chronique Pédagogie, démagogie : même combat
Chronique Le mythe de la transparence

Aussi dans
ce numéro de Books