Le Portugal d’en bas

L’écrivain engagé Valter Hugo Mãe signe une fresque sociale cruelle sur le Portugal en crise.

D’abord il y a Maria da Graça, femme de ménage, mariée à Augusto, qu’elle tente d’empoisonner en mettant tous les jours quelques gouttes d’eau de Javel dans sa soupe. Maria da Graça rêve chaque nuit qu’elle retrouve Monsieur Ferreira, le patron dont elle se dit amoureuse, bien qu’il ait abusé d’elle. Puis il y a Quitèria, son amie, elle aussi femme de ménage le jour, mais prostituée la nuit. Enfin, il y a Andriy, un émigré ukrainien, ouvrier du bâtiment, qui ne parle pas un mot de portugais ou presque. Andriy, en mal du pays et qui envoie chaque mois un peu d’argent à ceux qui sont restés là-bas, dort dans un minuscule appartement où s’entassent plusieurs de ses compatriotes, « comme des corps bruts, sans intimité aucune, qui cohabitent sans vraiment vivre ensemble, et qui déchargent leurs pulsions dans des relations anonymes avec les prostituées », raconte Maria Concei&...

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L’Apocalypse des travailleurs de Le Portugal d’en bas, Métailié

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