SAS : pas que des galipettes

Gérard de Villiers est pris au sérieux par les diplomates, car ses polars sont truffés d’informations sensibles, distillées par les barbouzes du monde entier.

SAS, héros national, devrait bientôt voir publier sa dernière aventure en date, la 197e. On sait ce qu’on y cherche : aventures exotiques ébouriffantes et copulations acrobatiques, au prix de messages publicitaires cachés et d’une délicieuse invraisemblance.

Invraisemblance ? En fait, l’aristocratique espion autrichien Malko Linge, surnuméraire de la CIA, ne sillonne pas la planète qu’à des fins de stimulation commerciale ou sexuelle : il lutte aussi contre les puissances du mal, dont sont à chaque fois données des descriptions tellement précises, voire prescientes, que chaque nouveau SAS (un par trimestre, depuis cinquante ans) est aussitôt décortiqué « par les agents de renseignements et les diplomates de trois continents », écrit Robert Worth dans le New York Times.

Par exemple, dans Le Chemin de Damas (2012), Villiers « dépeint un attentat contre un des centres de commandement de l’armée, un mois avant que celui-ci n’ait eu lieu réellement. ...

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