New York au miroir de Monrovia

On appelle « Little Liberia » l’avenue Park Hill, à New York, où vivent des migrants originaires de ce petit État d’Afrique de l’Ouest. La plupart ont fui la dictature et la guerre civile qui ont ravagé le pays entre 1980 et 2003.

On appelle « Little Liberia » l’avenue Park Hill, à New York, où vivent des migrants originaires de ce petit État d’Afrique de l’Ouest. La plupart ont fui la dictature et la guerre civile qui ont ravagé le pays entre 1980 et 2003. Jonny Steinberg, un célèbre essayiste sud-africain, a enquêté deux ans durant au sein de cette communauté de Staten Island et suivi le combat acharné que se sont livré en 2003 deux de ses membres pour la tête d’une organisation représentative locale.

« Il utilise les expériences personnelles des individus pour montrer combien la lutte pour le pouvoir au Liberia rejaillit sur l’organisation de structures communautaires plus petites, y compris de l’autre côté de l’océan », note le site sud-africain The Daily Maverick. Steinberg s’est rendu au Liberia pour mieux saisir les racines de ce conflit exporté, fondé notamment sur « la méfiance entre Libériens de souche et Libéro-Américains [descendants des esclaves américains libérés qui fondèrent la république du Liberia au milieu du XIXe siècle], le malaise quant au rôle joué par chacun pendant la guerre et la suspicion généralisée à l’égard de quiconque fait montre d’ambition ou de réussite ».

LE LIVRE
LE LIVRE

Petit Liberia. Une odyssée africaine à New York de New York au miroir de Monrovia, Jonathan Cape

ARTICLE ISSU DU N°22

SUR LE MÊME THÈME

Périscopes Donner corps à la faim
Périscopes Les esclaves oubliés d’Indonésie
Périscopes Tout le savoir de la forêt

Dans le magazine
BOOKS n°123

DOSSIER

Faut-il restituer l'art africain ?

Chemin de traverse

13 faits & idées à glaner dans ce numéro

Edito

Une idée iconoclaste

par Olivier Postel-Vinay

Bestsellers

L’homme qui faisait chanter les cellules

par Ekaterina Dvinina

Voir le sommaire