Tessa Hadley : « Il y a une féminité propre au roman anglais »

Encore méconnue en France, Tessa Hadley est considérée comme l’une des plus grandes romancières britanniques du moment. Elle a mis trente ans à trouver sa voie : la description subtile des joies et des dilemmes de la classe moyenne.


© Mark Vessey / Editions Bourgois

Tessa Hadley (ici en 2015) : « Mon projet, pour l’heure, c’est de continuer à écrire sur ces petits riens que je considère comme des fragments de vestiges bourgeois. »

Tessa Hadley est une écrivaine britannique. Longtemps femme au foyer, elle s’est révélée en 2002 avec son premier roman, Incidents domestiques (JC Lattès, 2005). Elle a publié à ce jour sept romans, trois recueils de nouvelles et un essai sur Henry James.     Votre envie d’être écrivaine remonte à l’enfance. Or vous n’avez publié votre premier roman, Incidents domestiques, qu’à l’âge de 46 ans 1. Que s’est-il passé pendant toutes ces années ? J’étais mariée et j’ai élevé mes trois fils au sein d’une grande famille – j’ai aussi trois beaux-fils –, je suis allée au théâtre et au cinéma, j’ai écouté de la musique, j’ai fréquenté des amis, j’ai enseigné à l’occasion la littérature. Bref, j’ai vécu ! Et j’ai lu, lu, lu. Je me suis formée de manière un peu erratique. Pendant tout ce temps, j’ai essayé d’écrire des nouvelles et des romans. Je me réservais plusieurs heures chaque jour, quand les enfants é...
LE LIVRE
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Occasions tardives de Tessa Hadley, traduit de l’anglais par Aurélie Tronchet, Christian Bourgois, 2019

ARTICLE ISSU DU N°106

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