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Transports quotidiens


Certains ont abandonné les transports en commun pour la voiture ou le vélo, d’autres se sont convertis au télétravail à temps plein… En cette rentrée, la Covid-19 a changé notre rapport aux trajets entre domicile et travail.
Ces voyages quotidiens sont pourtant un des aspects positifs de la vie moderne, assure l’auteur Ian Gately. Dans Rush Hour, son histoire des trajets domicile-travail, il reconnaît qu’ils peuvent être inconfortables, voire dangereux pour la santé. Si les passagers des réseaux ferrés britanniques se voient alloué un espace de 0,45m2 par personne (et encore, pas à l’heure de pointe), soit moins que ce qui est légalement requis pour le transport des animaux d’élevage, à Mumbai, en Inde, dans les trains de banlieue les plus bondés du monde, sept personnes meurent chaque jour en moyenne.

Des trajets utiles
 

Mais ces (plus ou moins) longs trajets quotidiens ont leur bon côté, soutient Gately. Outre le fait qu’ils permettent aux travailleurs de vivre dans un cadre agréable, ils donnent aussi l’opportunité de faire des rencontres, de se divertir, de réfléchir. John Le Carré a ainsi débuté sa carrière d’écrivain dans le train entre son domicile et les bureaux des services secrets britanniques. Et c’est dans le tram, en route vers son travail à l’Office des brevets de Berne, qu’Einstein aurait commencé à se poser des questions sur la relativité du temps.
Et quand le voyage est plus sportif, il offre une double dose d’adrénaline à peu de frais. En 2014, Hewlett Packard a mesuré les émotions ressenties par des banlieusards pendant leurs trajets quotidiens. Les niveaux d’anxiété et d’euphorie qu’ils ressentent quand ils courent pour attraper le train ou se bousculent à l’intérieur des rames seraient comparables à ceux de pilotes de chasse en pleine action. Même chose pour les automobilistes et les cyclistes. Le trajet leur offre un sas de décompression entre la maison et le travail.

Le Pigeon volant pour aller au bureau

Arrive ensuite la question du choix du moyen de transport. Le « Pigeon volant » concourt au titre du moyen de locomotion le plus populaire. Les Chinois ont utilisé plus de 500 millions de ces iconiques vélos noirs, qui dans les années 1970 étaient un symbole de prospérité dans le pays. Aujourd’hui, par soucis écologique, c’est en Occident que le vélo fait son grand retour. Mais il y a à peine plus d’un siècle, les voitures étaient la solution « propre » : un moyen de se débarrasser du crottin de cheval qui encombrait alors les rues des grandes villes.
 
À lire aussi dans Books : Peur sur la route, novembre 2013.

LE LIVRE
LE LIVRE

Rush Hour: How 500 Million Commuters Survive the Daily Journey to Work de Ian Gately, Head of Zeus, 2014

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