À la conquête du temps

L’écrivain H. G. Wells inaugure à la fin du XIXe siècle une nouvelle conception du temps. Elle ouvrira des pistes d’exploration littéraire et scientifique.

 


Nous vivons une année des plus déroutantes. Et si, pour nous rassurer, nous faisions un petit bond dans le futur ? C’est exactement ce qu’a fait le premier voyageur temporel, le héros du célèbre ­roman d’H. G. Wells La ­Machine à explorer le temps, paru en 1895. Son aperçu de ce qui nous attend n’a rien de réconfortant. Il découvre un monde coupé en deux par les inégalités et une Terre promise à la destruction. Mais là n’est pas l’enseignement principal de son aventure. Dans Time Travel, le journaliste scientifique James Gleick considère ce roman comme le point de départ d’une nouvelle conception du temps. Avant Wells, d’autres écrivains avaient déjà fait se déplacer leurs personnages à travers l’histoire. Mais ceux-ci « voyageaient » de ­manière accidentelle. Le héros de Wells est le premier à souhaiter traverser les époques, au point de construire une ­machine dans ce but. « Dans son histoire, l’humanité a, par son ingéniosité, conquis le temps. Et c’est cela qui est nouveau », observe John Lanchester dans The New York Review of Books
LE LIVRE
LE LIVRE

Time Travel: A History de James Gleick, Pantheon Books, 2016

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