Bain de jouvence à La Havane

Il n’y a ni vieilles voitures, ni prostitution, ni drogue, ni aucun des clichés du délabrement cubain dans ce nouveau livre du photographe belge Vincent Delbrouck. Mais des lycéens de La Havane qui flirtent, rient, lézardent au soleil. Et vivent, comme tous les ados du monde, dans une bulle de désirs. 

La première fois, c’était en 1997. Vincent Delbrouck avait 22 ans, un diplôme en communication, un goût affirmé pour le cinéma italien et l’image en général. Il s’envole de Bruxelles, sa ville natale, direction Cuba. Un choc : « Ici, tout est plus fort – la lumière, les odeurs, la présence des corps. Et la politique, avec cette bascule de la révolution vers la dictature », dit-il. Depuis, il est retourné à La Havane « une bonne vingtaine de fois », avec carnets et appareils. Un mois par séjour, durée maximale du visa touristique : il est hanté par l’île autant qu’il la hante. C’est de cette relation intime que témoignent les deux livres qu’il a conçus autour de photos prises à La Havane durant deux périodes distinctes. De l’un à l’autre se dessinent en filigrane les mutations à la fois de la quête du photographe et de la société cubaine.

Quand Vincent Delbrouck découvre La Havane, en 1997, le pays est englué ...

LE LIVRE
LE LIVRE

Champú de Vincent Delbrouck, autoédité, 2021

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