Fukuyama n’en a (toujours) pas fini avec l’histoire

Vingt-cinq ans après avoir clamé le triomphe de la démocratie, le célèbre politologue américain met en garde contre son déclin.

Dire d’un livre de Francis Fukuyama qu’il est retentissant constitue presque un pléonasme. Depuis qu’il a publié en 1992 La Fin de l’histoire et le dernier homme (1), le professeur de Stanford est devenu une superstar du débat d’idées : un intellectuel dont les propos sont systématiquement cités, analysés, salués ou contestés. Par « fin de l’histoire », Fukuyama n’entendait pas – comme on l’a souvent dit – « fin des conflits », ou « fin des événements ». Conçue dans l’euphorie de l’après-Guerre froide, sa thèse affirmait que la démocratie avait remporté la bataille des idées et qu’elle s’imposait désormais comme un horizon indépassable, le « point final de l’évolution idéologique de l’humanité ». Or, Fukuyama revient aujourd’hui pour affirmer que, même si la démocratie reste le meilleur des modèles (ni l’islamisme, ni le capitalisme d’État chinois, ni le régime autoritaire russe ne constituent à ses yeux de véritables alternatives), elle n’est pas intangible. « Le fait pour un système d’avoir autrefois été une démocratie libérale stable, couronné...
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Ordre politique et décadence politique de Fukuyama n’en a (toujours) pas fini avec l’histoire, Farrar, Straus and Giroux

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