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Guantanamo : rien que de très ordinaire

De Donald Rumsfeld aux exécutants, une cascade de responsables animés par une inébranlable bonne conscience.

C’est par un Britannique, l’avocat et professeur de droit Philippe Sands, que l’histoire de la descente de l’Amérique dans l’enfer de la torture a incontestablement été traitée de la façon la plus originale et la plus révélatrice. Comme le montra naguère Alexis de Tocqueville, il faut parfois un regard extérieur pour nous permettre de nous voir tels que nous sommes. Sands, éminent juriste international et professeur à University College, à Londres, a choisi de mener une enquête personnelle sur l’un des aspects de la question : l’adoption par l’armée de techniques coercitives pour interroger les suspects à Guantanamo. Ce n’est pas là le pire des abus commis à la suite du 11-Septembre. Pour autant qu’on le sache, personne à Guantanamo n’a subi le supplice de l’eau pratiqué dans certains « sites noirs » de la CIA, aucun suspect n’a été tué lors d’un interrogatoire, comme cela s’est produit ailleurs en plusieurs occasions. À notre connaissance, personne n’a été transféré de Guantanamo vers un autre pays pour y être torturé, même si certains prisonniers ayant fait l’objet de transferts et de tortures ont depuis été détenus à Guantanamo.

Mais, précisément parce que la politique d’interrogatoire de l’armée n’est pas « le pire du pire » – pour reprendre une expression –, son histoire est peut-être plus instructive. La CIA a toujours agi largement en dehors du droit. L’institution militaire a au contraire pour valeurs centrales la discipline et l’ordre, elle est strictement régie par les lois de la guerre. En un sens, le fait que des techniques violentes et illégales aient été officiellement autorisées au plus haut niveau du Pentagone est plus choquant que les crimes de la CIA. On s’attend à mieux de la part de l’armée.

Seize méthodes

L’expérience de torture menée par l’Amérique place l’administration Obama face à l’un de ses défis les plus redoutables : comment la nation doit-elle rendre compte des abus qui se sont produits, quels sont les remèdes appropriés, comment garantir que cela ne se reproduira plus ? Le livre de Sands éclaire d’un jour nouveau ce qui sera certainement l’un des grands sujets des prochaines années en matière de droits de l’homme.

En bon avocat, Sands commence son enquête en étudiant les documents : un rapport rédigé par le lieutenant-colonel Diane Beaver, juriste de l’armée, en poste à Guantanamo ; un compte rendu détaillé de l’interrogatoire du « détenu 063 », Mohammed al-Kahtani ; un « mémo » d’une page, préparé par William Haynes, Conseiller général du département de la Défense, et signé par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en personne, autorisant une série de techniques d’interrogatoire coercitives allant bien au-delà de ce que l’armée avait jusque-là toléré. En signant ce mémo, qui approuve seize méthodes coercitives, comme obliger un suspect à se tenir debout raide pendant quatre heures, Rumsfeld a griffonné dans la marge : « Je passe huit à dix heures debout par jour. Pourquoi limiter à quatre heures ? » Comme le suggère ce commentaire même, ces documents soulignent la banalité glaçante avec laquelle cruauté et torture ont été officialisées par le département de la Défense des États-Unis.

Le document clé est le compte rendu d’interrogatoire de Mohammed al-Kahtani. On le soupçonnait d’être le vingtième terroriste du 11-Septembre. L’accès au territoire américain lui avait été refusé à l’aéroport d’Orlando où l’attendait Mohamed Atta, le chef du commando. C’est pour l’interroger que l’armée en est venue à autoriser les nouvelles techniques coercitives. Communiqué discrètement à la presse et d’abord publié par le magazine Time, le compte rendu de l’interrogatoire détaille, minute par minute, les méthodes employées contre al-Kahtani, toutes approuvées par Rumsfeld dans sa note d’une page.

Pendant cinquante-quatre jours, à partir de fin 2002, al-Kahtani fut interrogé entre dix-huit et vingt heures par jour. Il avait droit à un maximum de quatre heures de sommeil par nuit. Il fut menacé par des chiens, intégralement déshabillé, encapuchonné, obligé de porter des sous-vêtements féminins sur la tête, sexuellement humilié par des interrogatrices, soumis à des températures extrêmes et à des bruits intenses, aspergé d’eau froide. On lui injecta un produit liquide dans les veines et, comme il n’était pas autorisé à aller aux toilettes, il dut uriner sur lui. Ce document est connu depuis un certain temps, mais Sands le fait vivre et l’exploite tout au long du livre : comme un battement de tambour, un bref extrait clôt chaque chapitre ou presque.

Souci du détail

L’armée a enquêté sur l’interrogatoire d’al-Kahtani, a conclu qu’aucune loi n’avait été violée et qu’aucun traitement inhumain n’avait été pratiqué. Pour obtenir l’avis d’un expert, Sands a soumis le compte rendu d’interrogatoire au Dr Abigail Seltzer, psychiatre londonienne qui travaille pour la Fondation médicale pour les victimes de tortures. Le Dr Seltzer a étudié le document avec le plus grand soin, signalant les moments où al-Kahtani a été victime d’abus, a demandé des soins médicaux ou exprimé une véritable détresse, mais en notant aussi les moments où ses droits ont été respectés. Prudente dans son analyse, elle remarque l’absence de violence physique et la façon extrêmement disciplinée et organisée avec laquelle les techniques ont été employées. Seule l’armée des États-Unis a pu pratiquer la torture – et en faire rapport – avec un tel souci du détail.

Quand Sands a demandé au Dr Seltzer si elle estimait que ce traitement avait entraîné une souffrance physique ou mentale grave, seuil légal de la torture, elle a rappelé que l’armée elle-même avait pris note des moments où al-Kahtani a exprimé une véritable détresse. Sands a réuni tous ces instants en un seul paragraphe, en faisant abstraction de la technique utilisée. Le lecteur s’approche au plus près de l’expérience telle qu’elle a été vécue par la victime. C’est impressionnant. Voici un extrait : « Le détenu se met à pleurer. Visiblement secoué. Très émotif. Le détenu pleure. Perturbé. Le détenu se met à pleurer. Le détenu donne au sergent R. un coup de poing dans l’œil. Le détenu mord le tube de l’intraveineuse et le coupe en deux. Se met à gémir. Inconfortable. Gémit. Tourne la tête de gauche à droite. Se met à sangloter. Pleure et prie. Se met à pleurer. Déclare avoir avoué sous la pression. S’endort. Très inconfortable. Sur le point de craquer. En colère. Le détenu se débat. Le détenu demande à prier. Très agité. Hurle. Agité et violent. Le détenu crache. Le détenu clame son innocence. Gémit. Pousse un garde. Tête qui tourne. Migraine. Au bord des larmes. Oublie des choses. En colère. Bouleversé. Se plaint d’avoir la tête qui tourne. Fatigué. Agité. Hurle “Allah”. Se met à faire des grimaces. Au bord des larmes. Irrité. Agacé. Le détenu tente de blesser deux gardes. Devient très violent, en colère. Tente de se libérer. Se débat. Tente plusieurs fois de se lever. Crie… » Le Dr Seltzer a conclu qu’al-Kahtani a éprouvé une profonde détresse émotionnelle et peut-être physique.

Remarquable candeur

Mais le plus intéressant, dans le livre de Sands, c’est qu’il ne se contente pas d’analyser les documents. Il a personnellement interviewé tous les acteurs de cette histoire sordide disposés à lui parler. Fait remarquable, presque tous ont accepté. Notamment : Diane Beaver ; le major général Michael Dunlavey, commandant de Guantanamo jusqu’en novembre 2002 ; Douglas Feith, figure du néoconservatisme qui, en tant que sous-secrétaire à la Défense, était le numéro trois du ministère ; et le général Richard Myers, chef d’état-major interarmées. Sands a aussi rencontré des juristes du FBI, des interrogateurs de l’armée, les conseillers généraux du département de la Défense et de la Marine, et plusieurs autres impliqués dans le processus de prise de décision.

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Pourquoi tous ces gens ont-ils consenti à parler à un inconnu pour évoquer leur rôle dans l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique qui a conduit à utiliser la torture, l’une des pratiques les plus vigoureusement condamnées de l’humanité ? Cela tient peut-être en partie au statut d’étranger de Sands : juriste britannique venu étudier le rôle des juristes dans la guerre contre la terreur, il n’était pas clairement rattachable à l’un des deux camps en guerre à ce sujet aux États-Unis. Une recherche rapide sur Google leur aurait néanmoins appris que son précédent livre était une critique cinglante du rôle des États-Unis en matière de droit international ces dernières années (1). De fait, plusieurs des responsables qu’il a contactés ont fait cette recherche et, après avoir dans un premier temps consenti à être interviewés, ont tenté de se dédire à la dernière minute. Mais Sands a toujours réussi à les convaincre et, dans la plupart des cas, est parvenu à établir une relation forte avec eux, les conduisant à répondre aux questions avec une remarquable candeur.

« Interrogatoires coercitifs »

Mais l’explication la plus convaincante de la raison pour laquelle tant d’entre eux ont décidé de parler à Sands, c’est qu’ils avaient le sentiment de n’avoir rien fait de mal. Douglas Feith, par exemple, se vante quasiment du rôle qu’il a joué dans la formulation du point de vue de l’administration Bush selon laquelle les conventions de Genève ne protégeaient pas les combattants talibans ou d’al-Qaida. Cette position, annoncée en public par le président Bush en février 2002, a ouvert la voie aux « interrogatoires coercitifs ». Selon les conventions de Genève de 1949, tout traitement cruel, inhumain ou dégradant est prohibé par l’article commun n° 3, qui fixe un seuil minimum de protection des droits de l’homme pour tous les prisonniers, qu’il s’agisse ou non de combattants en uniforme. Sands a poussé Feith sur ce point, induisant un aveu stupéfiant. Sands rapporte le dialogue : « J’étais […] curieux d’en savoir plus sur le lien entre la décision prise au regard des conventions de Genève et les nouvelles règles d’interrogatoires approuvées par Rumsfeld à la fin 2002 […]. J’ai fait remarquer à Feith que son rapport adressé au président et la décision sur les conventions de Genève signifiaient que les limites imposées par celles-ci en matière d’interrogatoire ne s’appliquaient à personne à Guantanamo. “Mais bien sûr” a-t-il répliqué. “C’était donc le but ?’” ai-je demandé. “Absolument”, a-t-il répondu sans la moindre hésitation. Dans le cadre des conventions de Genève, aucun des détenus là-bas n’avait droit à une protection quelconque. “C’était bien là le propos.” »

Lors de ces entretiens, Sands a parfois choisi de manifester une certaine compréhension à l’égard de ses interlocuteurs. Diane Beaver est la juriste qui a rédigé la note de l’armée justifiant l’interrogatoire coercitif, y compris la simulation de noyade ; il la dépeint comme bien intentionnée. Selon Sands, elle était tout simplement dépassée par la situation, n’ayant aucune véritable expérience ni formation sérieuse concernant les questions juridiques sur lesquelles on lui avait demandé une opinion.

Qui plus est, affirme Sands, Diane Beaver a servi de bouc émissaire. L’administration a voulu faire croire que la décision d’utiliser les techniques coercitives émanait des responsables de Guantanamo, mais Sands établit de façon convaincante qu’elle venait d’en haut : de Feith, Rumsfeld, Haynes, David Addington (alors conseiller juridique de Dick Cheney), John Yoo, juriste du département de la Justice, et Alberto Gonzales, conseiller à la Maison-Blanche, entre autres. Le rapport rédigé par Beaver en octobre 2002 était largement superflu puisque les décisions clés avaient déjà été prises à Washington. Au moment où Beaver l’écrivait, le président Bush avait déjà déclaré en public que les détenus de Guantanamo n’étaient pas protégés par les conventions de Genève. De leur côté, John Yoo et [le juge fédéral] Jay Bybee avaient déjà rédigé, en août 2002, à la demande de Gonzales, leur « mémorandum sur la torture », de sinistre mémoire. Ils y soutenaient que le président, en tant que commandant en chef, pouvait ordonner l’usage de la torture sans craindre de responsabilité pénale. Ils faisaient valoir qu’en tout état de cause la législation sur la torture n’interdisait pas les menaces de mort, tant que celle-ci n’était pas imminente ; et qu’elle n’interdisait pas non plus d’infliger une souffrance intense, tant que celle-ci n’atteignait pas un degré susceptible d’entraîner la défaillance d’un organe ou la mort. Après cela, peu importait ce que pouvaient penser les juristes de Guantanamo.

D’autres personnages sont décrits sous un jour étonnant. Le général Richard Myers, chef d’état-major interarmées lorsque la note Rumsfeld fut adoptée, avait, de son propre aveu, une connaissance incroyablement limitée des enjeux. À un moment, il déclare à Sands que toutes les mesures coercitives approuvées par Rumsfeld étaient déjà autorisées par le Manuel de terrain de l’armée ; en fait, le Manuel n’autorise aucune des techniques en question. Sands conclut que Myers a été « embobiné » par Rumsfeld et Haynes. Le général James Hill, qui dirigeait le Commandement Sud et qui a transmis le rapport de Diane Beaver aux hautes autorités de Washington, confie à Sands que lui-même n’aurait jamais approuvé certaines des techniques autorisées par Rumsfeld. Et des experts du renseignement militaire étroitement impliqués dans les interrogatoires de Guantanamo avouent à Sands qu’al-Kahtani n’a livré aucune information utile.

Le rôle des juristes

Le livre de Sands a poussé la Commission judiciaire du Congrès à procéder à des auditions l’été dernier sur le rôle des juristes dans l’élaboration des politiques d’interrogatoire, ce qui a incité la Commission du Sénat sur les services armés à engager des auditions à son tour. Dans leurs dépositions, Addington, Yoo, Feith et Haynes ont tous été sur la défensive, refusant souvent de répondre à des questions politiques, ou omettant des détails clés. Mais les documents présentés au cours des auditions prouvent à présent que, chaque fois, lors de l’examen des mesures coercitives envisagées, d’éminents juristes employés par toutes les branches de l’institution militaire (US Army, US Navy, US Air Force et Marines) ont objecté que ces techniques pourraient être illégales. Ces commentaires ont encouragé Jane Dalton, conseillère juridique du général Myers, à entreprendre une étude plus détaillée des problèmes juridiques que cela posait, jusqu’à ce que le général, à la demande de Haynes, lui ordonne de mettre fin à son étude. Le général Myers n’a peut-être pas été « embobiné », après tout.

Sans état d’âme

Tant de faits concernant la pratique de la torture étant désormais bien connus, le livre de Sands nous éclaire moins par des révélations matérielles que par ce qu’il nous dit de la dimension humaine des événements. Par ses entretiens, il montre comment des individus ordinaires, tous employés par une institution conçue pour combattre dans les règles, ont subi une pression énorme destinée à infléchir les règles ; et comment, dans la plupart des cas, ils l’ont fait sans état d’âme apparent ni doute intérieur. Tous les acteurs ou presque se sont laissé guider par une mentalité étroitement pragmatique. La véritable discussion n’a pas porté sur le caractère légalement ou moralement acceptable des techniques coercitives, mais sur leur efficacité. Certains, surtout au FBI, étaient convaincus de leur nature contre-productive et pensaient qu’établir une relation par des interrogatoires non coercitifs était le seul moyen d’obtenir des captifs des renseignements crédibles. D’autres estimaient qu’il était stupide de vouloir établir une relation avec les suspects d’al-Qaida ; c’était jugé impossible. Mais, à l’exception courageuse du conseiller général de la Marine Alberto Mora, bien peu firent valoir que les techniques coercitives, efficaces ou non, étaient mauvaises parce qu’immorales et illégales. Dans l’Amérique de l’après-11-Septembre, les idéalistes étaient rares ; un pragmatisme amoral, borné, dominait.

Sands est un idéaliste impénitent. Il considère que les juristes employés par un État ont le devoir d’être les gardiens de la légalité, même (et surtout) si leurs clients, responsables élus ou nommés, décident que la loi et les règles ne font pas l’affaire. Pour Sands, la torture est inefficace et construire une relation avec les suspects est la meilleure méthode. Il prouve d’ailleurs par sa propre technique d’interviews que rien ne vaut la relation humaine pour pousser ceux qu’on interroge à parler sincèrement. Mais, en fin de compte, son argument n’a rien de pragmatique ; c’est un argument de principe. L’interdit de la torture est absolu, il exprime une norme fondamentale de dignité humaine, et non un jugement pratique sur ce qui donne des résultats lors d’un interrogatoire.

Ce texte est paru le 15 janvier 2009.

Notes

1| Le précédent livre de Philippe Sands est Lawless World. The Whistle-Blowing Account of How Bush and Blair Are Taking the Law into Their own Hands (« Un monde sans droit. Un rapport accusateur sur la manière dont Bush et Blair font leur affaire des règles de droit »), Penguin, 2006. (NdlR)

Pour aller plus loin

Françoise Sironi, Bourreaux et victimes. Psychologie de la torture, Odile Jacob, 1999.

Michel Terestchenko, Du bon usage de la torture. Ou comment les démocraties justifient l’injustifiable, La Découverte, 2008.

Matthew Alexander et John Bruning, How to Break a Terrorist. The U.S. Interrogators Who Used Brains, Not Brutality, to Take Down the Deadliest Man in Iraq (« Comment faire parler un terroriste. Les interrogateurs américains qui ont utilisé leurs cerveaux, pas la brutalité, pour arrêter l’homme le plus dangereux d’Irak »), Free Press, 2008.

Timothy Brook, Jérôme Bourgon et Gre­gory Blue, Death by a Thousand Cuts (« La mort par mille coupures »), Harvard University Press, 2008.


Philip Gourevitch et Errol Morris, Standard Operating Procedure. A War Story (« Procédures standards. Une histoire de guerre »), Penguin, 2008.

Karen Greenberg, The Least Worst Place. Guantanamo’s First 100 Days (« Le lieu le moins pire. Les cent premiers jours de Guantanamo »), Oxford University Press, 2009.

Jane Mayer, The Dark Side. The Inside Story of How the War on Terror Turned into a War on American Ideals (« La face cachée. Comment la guerre contre la terreur est devenue une guerre contre les idéaux américains »), Doubleday, 2008.


Sur l’Algérie

Raphaëlle Branche, La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, 1954-1962, Gallimard 2001.

Mohammed Harbi, Une vie debout, Mémoires politiques, tome 1 : 1945-1962, La Découverte, 2001.

Rita Maran, Torture. The Role of Ideology in the French-Algerian War (« Torture. Le rôle de l’idéologie dans la guerre d’Algérie »), Praeger Publishers, 1989.

Claire Mauss-Copeaux, Appelés en Algérie, La parole confisquée, Hachette-Littératures, coll. « Pluriel », 2002.

Benjamin Stora, La Gangrène et l’Oubli. La mémoire de la guerre d’Algérie, La Découverte, 2005.

Sylvie Thénault, Une drôle de justice. Les magistrats dans la guerre d’Algérie, La Découverte, 2001.

LE LIVRE
LE LIVRE

L’équipe Torture. Le mémo de Rumsfeld et la trahison des valeurs américaines de Guantanamo : rien que de très ordinaire, Palgrave Macmillan

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