Internet et le « printemps arabe »

Le rôle des médias électroniques dans les révolutions de Tunis et du Caire confirme leur utilité pour la démocratie. Mais le cyberpessimisme n’est pas mort.

Une année change tout sur le Net, dans le domaine technique comme dans le domaine théorique. À preuve, le débat entre « cyberutopistes », qui pensent que la Toile est le meilleur allié de la démocratie, et « cyberpessimistes ». Dans son numéro 12 (mars-avril 2010), Books avait mis face à face deux des plus fameux théoriciens de l’Internet : un optimiste à tous crins, Clay Shirky, et le très réticent Evgueni Morozov. Pour le premier, qui écrit pendant les émeutes de Téhéran de 2009, Internet et les médias électroniques vont avoir raison de toutes les dictatures car ils diffusent l’information interdite et permettent d’organiser la contestation. Morozov, en revanche, estime que non seulement ces techniques n’ont pas sauvé le soulèvement iranien, mais qu’elles ont pu en précipiter la fin. Dans son dernier livre, The Net Delusion, il « développe le meilleur et le plus complet argumentaire écrit à ce jour pour combattre l’idée qu’Internet est une force libératrice », rapporte Steve Coll dans la New York Review ...
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L’illusion Internet. La face cachée de la liberté numérique de Internet et le « printemps arabe », Public Affairs

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