Jacques Balthazart : « L’homosexualité a une composante biologique »

La plupart des livres parus en français présentent l’homosexualité comme la conséquence d’une enfance contrariée, d’un environnement particulier, ou d’un choix. Ce faisant, ils ignorent ou nient les données scientifiques disponibles.

  Le biologiste Jacques Balthazart dirige le Groupe de recherches en neuroendocrinologie du comportement à l’université de Liège, en Belgique.   « Biologie de l’homosexualité », c’est un titre plutôt hardi, non ? Pour le public français oui, et c’est justement ce public que je vise. Parce que les Anglo-Saxons sont beaucoup plus avertis à cet égard. Non qu’on ne trouve parmi eux nombre d’opposants à l’idée d’une composante biologique de l’homosexualité. Mais les avis sont partagés, il y a débat, tandis qu’en France, et dans les pays latins, c’est l’anathème. La plupart des livres parus encore récemment en français présentent l’homosexualité comme la résultante d’une enfance contrariée, d’un environnement particulier, ou d’un choix, et gomment ou nient les données scientifiques disponibles. Je précise que ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’homosexualité en tant que telle, mais de comprendre comment une caractéristique comportementale assez sophistiquée peut être éventuellement déterminée par des facteurs biologiques. Je me pose tout autant de questions...
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ARTICLE ISSU DU N°49

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