Le spectre ravivé d’une attaque chinoise

Observateurs inquiets de l’invasion de l’Ukraine, les Taïwanais lisent massivement les ouvrages géopolitiques, militaires et historiques.


Taïwan est un caillou dans la chaussure du Parti com­mu­niste chinois (PCC) depuis 1949. À l’époque, la victoire de Mao Zedong pousse Tchang Kaï-chek (Jiang Jieshi), le chef du Kuomintang (« parti nationaliste chinois ») et son gouvernement à trouver refuge à Taïwan, suivis par tous ceux qui refusent de vivre sous un régime communiste. En tout, l’exode concerne plus de 1 million de personnes. Depuis, le PCC ne cesse de revendiquer sa souveraineté sur l’île – la rhétorique est celle de la « réunification » de la Chine – tandis que Taïwan cherche, depuis 1971, à être considéré comme un État indépendant.
Ces tensions qui minent depuis plus d’un demi-siècle les relations entre la Chine et Taïwan, ainsi que le spectre jamais conjuré d’une attaque chinoise, sont autant de raisons pour lesquelles l’invasion de l’Ukraine par la Russie trouve un écho particulier chez les Taïwanais. Pour preuve, les très nombreux articles dressant un parallèle entre l’Ukraine et Taïwan et les manifestations de soutien. La liste des best-sellers établie par Readmoo en mars 2022 reflète ...

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