L’homme, maître de la pluie, vraiment ?
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L’homme, maître de la pluie, vraiment ?

Écrit par La rédaction de Books publié le 26 juillet 2018

Une pluie sans fin © Wild Bunch Distribution

« Une pluie sans fin », le titre français du premier long-métrage du cinéaste chinois Dong Yue, annonce la couleur du ciel : la mauvaise météo est l’un des personnages de ce polar humide.

Mais la pluie, si on la voit, la sent ou la goûte presque au quotidien, on ne la connaît pas si bien assure la journaliste Cynthia Barnett dans Rain.

Même la forme des gouttes ne nous est pas si familière. On l’imagine ressemblant à ces larmes qui se détachent une à une d’un robinet qui fuit, rondes en bas avec un sommet effilé. C’est l’inverse, explique Barnett. Les gouttes de pluie descendent des nuages sous forme de petits parachutes. Leur sommet est bombé et leur base en pointe à cause de la pression de l’air en dessous.

Par ailleurs, après des siècles à prier toutes sortes de dieux, à couper des forêts, allumer d’énormes feux ou envoyer des boulets de canon vers le ciel pour déclencher les ondées, l’homme sait aujourd’hui faire pleuvoir. Mais il ne maîtrise pas la pluie pour autant. L’ensemencement des nuages fonctionne, mais reste plus efficace pour déclencher des précipitations que pour en réguler la quantité. La Chine est en pointe sur le sujet et affirme pouvoir créer des averses dans des régions arides grâce à des fusées d’iodure d’argent. Mais si cette technique était vraiment au point, les lacs et réservoirs chinois ne seraient pas régulièrement à sec, note Barnett. « Le fonctionnement de la Terre et de son atmosphère reste mystérieux, ajoute-t-elle, mais une chose est claire : quand nous touchons au cycle de la pluie quelque part, nous le changeons aussi ailleurs. »

 

A lire aussi dans Books : La science de la terre, avril 2012.

 

 

 

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