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L’industrie pharmaceutique cible Wikipédia

A l’occasion du dossier de BooksLe scandale de l’industrie pharmaceutique”, Mikkel Borch-Jacobsen se penche sur la façon dont certaines firmes pharmaceutiques exploitent Wikipédia pour faire passer des messages pour vanter les effets de leurs médicaments, minimiser leurs effets secondaires et dénigrer les médicaments de firmes concurrentes. L’offensive cible principalement les articles de Wikipedia en anglais, car c’est là que se situe le gros du marché.  

Naguère, un patient désireux de s’informer sur tel ou tel médicament allait consulter son pharmacien ou bien ouvrait un dictionnaire médical.  De nos jours, son premier geste est de googler le médicament sur Wikipédia. Le fait n’a bien sûr pas échappé aux départements marketing de l’industrie pharmaceutique. Sous le titre “Stratégies Wikipédia pour marketeurs pharmaceutiques et médicaux européens”, le site eyeforpharma.com rapporte ainsi les résultats d’une étude de marché sur les habitudes électroniques des consommateurs menée par Manhattan Research, une firme de consulting pharmaceutique:

“Un fil commun court à travers les sites de santé les plus fréquentés dans tous les marchés examinés – Wikipédia. […]  Dans la mesure où un nombre croissant de consommateurs se fient  à Wikipédia pour leur information médicale, il est crucial pour les marketeurs de comprendre comment ce média social influe sur l’opinion des consommateurs et finalement sur leurs décisions au sujet du traitement et des produits.  […]  même si les compagnies ne peuvent pas contrôler Wikipédia de la même manière qu’une campagne de publicité classique, cela ne veut pas dire que les messages envoyés par le truchement de Wikipédia soient moins efficaces – au contraire, le fait que le contenu ne soit pas sponsorisé peut ajouter à la crédibilité d’une entrée.”

Wikipédia offre ainsi la possibilité d’une publicité invisible, déguisée en information objective – le rêve de tout publicitaire ! Manhattan Research donne à cet égard une série de conseils aux marketeurs pharma européens pour établir leur “stratégie Wikipédia” : 

– S’assurer que les marques et les produits soient représentés de façon uniforme dans toutes les entrées Wikipédia en Europe.

– Vérifier que les traitements indiqués dans les “entrées maladies” de Wikipédia soient “corrects” (autrement dit, ne soient pas ceux proposés par les compagnies concurrentes).

– “Les compagnies, lorsqu’elles surveillent et éditent des entrées Wikipédia, devraient se contenter d’assurer que celles-ci soient exactes et complètes.  L’élimination sélective de contenu factuel, même si celui-ci est négatif, est susceptible de provoquer la réprobation des consommateurs et des médias”.  (Autrement dit, soyez prudents).

– “N’oubliez pas que Wikipédia est constamment mis à jour. Mettre en place un processus de surveillance permanente de Wikipédia et distribuer les tâches à cet effet peut aider à ce que les efforts soient constants”.

En réalité, les marketeurs pharma n’ont pas attendu l’étude de marché de Manhattan Research pour mettre en œuvre leurs stratégies Wikipédia. On le sait car certains se sont fait prendre la main dans le sac à cause d’un nouvel outil de recherche appelé le WikiScanner.  Développé par Virgil Griffith, un étudiant du California Institute of Technology, le WikiScanner permet de détecter les modifications suspectes apportées aux entrées Wikipédia par des utilisateurs dont les ordinateurs sont enregistrés sous des adresses IP appartenant à des grandes entreprises ou à des organisations comme la CIA ou le Vatican. C’est ainsi que l’organisation Patients No Patents a pu montrer qu’un ordinateur appartenant à la compagnie pharmaceutique Abbott Laboratories avait été utilisé pour enlever la mention d’un article scientifique qui révélait que le médicament contre l’arthrite Humira ® augmentait considérablement les risques de développer des infections graves ainsi que certains types de cancer. Le même ordinateur avait servi à supprimer toute information au sujet des risques d’accidents cardio-vasculaires présentés par un autre produit d’Abbott, le médicament anti-obésité Meridia ®.

Effets secondaires minimisés

Il y a mieux. Toujours grâce au WikiScanner, un blogueur britannique officiant sur le site experimentalchimp.wordpress.com est tombé sur toute une série de modifications suspectes faites entre juillet et octobre 2006 par l’utilisateur chrisgaffneymd (“Christopher Gaffney, M.D.”?) à partir d’un ordinateur appartenant au géant pharmaceutique AstraZeneca. Ces modifications avaient trait notamment à la quétiapine, un antipsychotique produit par AstraZeneca sous le nom de marque Seroquel ®. La quétiapine a été autorisée en 1997 par la Food and Drug Administration (FDA) américaine pour le traitement de la schizophrénie et, plus récemment, en 2004, pour celui des épisodes maniaques du trouble bipolaire (ce qu’on appelait naguère la psychose maniaco-dépressive). Tout comme l’olanzapine (Zyprexa ®) d’Eli Lilly ou le risperidone (Risperdal ®) de Janssen, la quétiapine est un antipsychotique dit “atypique”, censé à ce titre avoir moins d’effets secondaires débilitants et parfois mortels (appelés “extrapyramidaux”) que les antipsychotiques “typiques” comme la chlorpromazine. Comme on le sait mieux maintenant, entre autres grâce à une série de procès retentissants intentés aux Etats-Unis à quelques-unes des principales compagnies produisant des antipsychotiques atypiques, ceux-ci ne sont en réalité ni plus ni moins efficaces que les antipsychotiques de première génération et ils ont de surcroît de graves effets secondaires, tels que prise de poids importante, diabète et accidents cardio-vasculaires. De même que les antidépresseurs du type Prozac ® ou Zoloft ®, ils sont susceptibles de provoquer chez certains adolescents et jeunes adultes de l’akathisie (agitation interne extrême) accompagnée de suicidalité (pensées suicidaires parfois suivies de passage à l’acte). Ce sont, en bref, des médicaments psychotropes puissants et dangereux qu’il convient de manier avec précaution et pour des indications bien précises.

Ces quelques explications feront mieux comprendre les enjeux de certaines des nombreuses modifications apportées par l’utilisateur chrisgaffneymd à l’entrée “Quétiapine” (en langue anglaise).

Version originale :

En dépit d’une recommandation générale du National Institute of Health à l’encontre de [l’]usage [de la quétiapine] chez les enfants et les personnes en-dessous de 18 ans, ainsi que d’un risque connu que les adolescents prenant ce médicament “soient plus susceptibles de penser à se blesser ou à se suicider, ou d’avoir l’intention ou d’essayer de le faire”, le Seroquel est démarché de façon controversée auprès des parents d’adolescents sujets à des sautes d’humeur et irritables dans des magazines comme Parade et TV Guide.

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Version modifiée :

Le Seroquel est démarché de façon controversée auprès des parents d’adolescents sujets à des sautes d’humeur et irritables dans des magazines comme Parade et TV Guide.

La première phrase de la version originale a été purement et simplement supprimée.
Les dits parents ne sont donc pas censés savoir que leurs enfants risquent de se suicider dans la semaine suivant la prise de quétiapine. Pour saisir toute la portée de ce caviardage, il faut savoir que les antipsychotiques atypiques tels que la quétiapine sont de plus en plus prescrits hors autorisation (off label) à des adolescents ou à des enfants diagnostiqués comme souffrant de trouble bipolaire.

Version originale : 

Certains patients utilisant la quétiapine peuvent avoir un problème de prise de poids causé par la persistance de l’appétit même après les repas.  

Version modifiée :

Certains patients utilisant la quétiapine peuvent avoir un problème de prise de poids causé par la persistance de l’appétit même après les repas. Toutefois, des essais cliniques déterminants ont montré que cet effet était (en moyenne) égal à 1,9 kg.

Inutile de s’appesantir sur les patients devenus obèses qui échappent à la moyenne.

Version originale :

Le syndrome neuroleptique malin et la dyskinésie tardive sont deux effets secondaires rares mais sérieux de la quétiapine. Toutefois, il semble que la quétiapine soit moins susceptible de provoquer des effets secondaires extrapyramidaux et de la dyskinésie tardive que les antipsychotiques typiques.

Version modifiée :

Le syndrome neuroleptique malin et la dyskinésie tardive sont deux effets secondaires rares mais sérieux des antipsychotiques atypiques. Toutefois, Seroquel est le seul antipsychotique atypique avec un profil ESEP [effets secondaires extrapyramydaux] qui ne diffère pas de celui d’un placebo. De plus, le SNM [syndrome neuroleptique malin] n’a jamais été signalé par le système [de pharmacovigilance] AERS (FDA).

Traduction : s’il y a un problème d’effets secondaires indésirables, il ne concerne que les antipsychotiques atypiques des compagnies rivales…

Publicité négative

Afin d’enfoncer le clou, l’utilisateur chrisgaffneymd s’est d’ailleurs transporté sur les entrées Wikipédia consacrées aux principaux concurrents de la quétiapine pour y faire un peu de publicité négative. Voici deux exemples de publicité négative ainsi introduite.  

Version originale de l’entrée “Aripiprazole” (Abilify ®) :

Les effets négatifs mentionnés dans la notice explicative des paquets d’aripiprazole comprennent la migraine, la nausée, l’envie de vomir, la somnolence, l’insomnie et l’akathisie. Il apparaît que l’aripiprazole a une incidence très faible d’ESEP (effets secondaires extrapyramydaux). Le risque de dyskinésie tardive dans le cas d’un usage prolongé de l’aripiprazole n’est pas clair.

Version modifiée :

Les effets négatifs mentionnés dans la notice explicative des paquets d’aripiprazole comprennent la migraine, la nausée, l’envie de vomir, la somnolence, l’insomnie et l’akathisie. On notera en particulier l’incidence élevée d’ESEP (notamment l’akathisie) survenant lors d’un traitement avec l’aripiprazole. Des études récentes ont pu corréler une incidence élevée d’akathisie avec un risque accru de dyskinésie tardive. Toutefois, à ce jour, le risque de dyskinésie tardive dans le cas d’un usage prolongé de l’aripiprazole n’est pas clair.

Version originale de l’entrée “Rispéridone” (Risperdal ®):

Comme tous les antipsychotiques, le rispéridone est susceptible de provoquer de la dyskinésie tardive (DT), des symptômes extrapyramydaux (ESEP) et le syndrome neuroleptique malin (SNM), bien que le risque soit généralement moindre que dans le cas des antipsychotiques typiques plus anciens.

Version modifiée :

Le rispéridone est susceptible de provoquer de la dyskinésie tardive (DT) et le syndrome neuroleptique malin (SNM), bien que le risque soit généralement moindre que dans le cas des antipsychotiques typiques plus anciens. Toutefois, le rispéridone a été associé à une incidence accrue d’ESEP (quand comparé à un placebo) et il est donc susceptible de comporter un risque plus élevé de DT que d’autres antipsychotiques atypiques.

Les membres de phrase “Comme tous les antipsychotiques”  et “des symptômes extrapyramidaux (ESEP) ont été supprimés.

L’utilisateur chrisgaffneymd ne s’est pas contenté d’aller vandaliser les entrées des antipsychotiques concurrents. Le 13 septembre 2006, il a aussi modifié des pans entiers des entrées “Trouble bipolaire” (Bipolar disorder) et “Spectre bipolaire” (Bipolar spectrum). On peut évidemment se demander pourquoi l’employé d’une compagnie pharmaceutique devrait s’intéresser ainsi à la définition d’un trouble psychiatrique, mais la réponse est fort simple : en redéfinissant les critères diagnostiques d’une maladie, on peut augmenter considérablement les indications – et donc les ventes – d’un médicament donné. Il faut savoir en effet qu’aux Etats-Unis la FDA donne des autorisations de mise sur le marché pour des indications bien précises et que la loi fédérale interdit aux compagnies de promouvoir leurs médicaments pour d’autres indications (off label). Les médecins, par contre, sont libres de prescrire off label s’ils le jugent bon. Tout le jeu des compagnies pharmaceutiques consiste donc à convaincre le public et les médecins de la légitimité d’une telle prescription off label – et comment cela ? En étendant la définition de la maladie pour laquelle le médicament a été initialement autorisé et en brouillant les limites qui la séparent d’autres maladies ou syndromes.

Redéfinir discrètement une maladie

Les compagnies pharmaceutiques utilisent à cet égard toutes sortes de méthodes, mais la plus simple et la plus expéditive, comme l’a bien compris l’utilisateur chrisgaffneymd, consiste à carrément réécrire la définition de la maladie donnée dans une encyclopédie populaire comme Wikipédia. La FDA, on s’en souvient, avait autorisé la quétiapine pour le traitement de la schizophrénie, puis, en 2004, pour celui des états maniaques du trouble bipolaire. C’est donc sur la définition du trouble bipolaire que s’est concentré chrisgaffneymd, pour en étendre subrepticement le champ à la dépression et à l’hyperactivité. Lorsqu’il s’appelait encore “psychose maniaco-dépressive”, le trouble bipolaire se définissait comme un trouble de l’humeur faisant alterner le patient entre des états d’élation maniaque et des états de dépression mélancolique profonde, l’un ou l’autre de ces pôles pouvant être plus ou moins marqué, voire apparaître isolément, de façon “unipolaire”. Il s’agissait clairement d’une psychose grave, différente d’une simple variation de l’humeur.  Depuis la fin des années 1970, par contre, on distingue le trouble bipolaire I, qui se dit de patients ayant été hospitalisés pour des épisodes tant maniaques que dépressifs, et le trouble bipolaire II, qui se dit de patients ayant été hospitalisés pour dépression, mais non pour épisode maniaque. Cette distinction, censée apporter plus de clarté, a en fait indûment compliqué les choses, car comment différencier désormais un patient bipolaire II d’un déprimé “unipolaire” ? Les choses ne se sont guère arrangées lorsque le DSM-III a introduit en plus la cyclothymie et le trouble bipolaire “non autrement spécifié”, sorte de catégorie fourre-tout dans laquelle on peut mettre tous les troubles de l’humeur faisant partie du “spectre bipolaire”.
C’est ce flou scientifique (pour ne pas dire artistique) que l’utilisateur chrisgaffneymd s’est employé à épaissir dans l’entrée “Trouble bipolaire”, afin qu’une chatte n’y reconnaisse plus ses petits et que les médecins en viennent à prescrire de puissants antipsychotiques comme la quétiapine à des patients souffrant de troubles de l’humeur nullement psychotiques. Lorsqu’on compare la version originale de l’entrée “Trouble bipolaire” à la version modifiée par chrisgaffneymd, on voit tout de suite que l’un des objectifs principaux de ses ajouts et amendements a été de redéfinir la dépression et l’hyperactivité en trouble bipolaire caché ou mal diagnostiqué :

Les recherches montrent qu’au moins 30% des patients traités en milieu non-hospitalier pour un trouble dépressif majeur sont diagnostiqués plus tard comme souffrant de trouble bipolaire. Les patients ne cherchent souvent pas d’aide médicale pendant les épisodes maniaques car ils ne perçoivent pas que quelque chose ne va pas, et il faut donc que les praticiens leur fassent passer des tests de dépistage de la manie. Le Questionnaire d’Humeur est un outil de dépistage utile pour diagnostiquer la manie dans le trouble bipolaire.

(N’importe qui répondant honnêtement à ce questionnaire élaboré par un comité dirigé par le docteur Robert Hirschfeld, de l’Université du Texas, a toutes les chances de tester positif)

Ou encore:

A n’importe quel point dans le temps, 49% des personnes souffrant de trouble bipolaire n’ont pas été diagnostiquées.
31% des personnes souffrant de trouble bipolaire sont incorrectement diagnostiquées comme souffrant de dépression majeure.
[…]  Cela peut prendre jusqu’à 10 ans avant qu’un trouble bipolaire soit correctement diagnostiqué et traité.

En d’autres termes, “le” trouble bipolaire (non spécifié) n’est pas, comme la maniaco-dépressive d’antan, une psychose à la fois rare et immédiatement repérable. C’est une maladie invisible, cachée sous les symptômes et les comportements les plus divers – dépression, tempérament colérique, addictions diverses, fatigue, insomnie, douleurs chroniques, créativité, bonne humeur irrationnelle, etc. D’après l’entrée “Spectre bipolaire” modifiée par chrisgaffneymd,

[…] durant la phase dépressive, les signes et les symptômes incluent : sentiments persistants de tristesse, d’angoisse, de culpabilité ou de désespoir, troubles du sommeil et de l’appétit, fatigue et perte d’intérêt dans les activités journalières, problèmes de concentration, irritabilité, douleurs chroniques sans cause connue, pensées de suicide récurrentes.

A ce compte-là, nous sommes ou avons tous été bipolaires – et c’est bien sûr ce que veut suggérer l’homme d’AstraZeneca, car on pourra alors tous nous prescrire de la quétiapine autorisée par la FDA pour… “le” trouble bipolaire. On notera toutefois que la quétiapine n’est pas mentionnée une seule fois dans les modifications apportées par chrisgaffneymd aux entrées “Trouble bipolaire” et “Spectre bipolaire”. Ces entrées ne nous vendent pas un médicament mais une maladie dont la définition a été soigneusement calibrée en fonction de stratégies commerciales. On a là un cas typique de disease mongering, c’est-à-dire de “marchandisation” d’une maladie destinée à faire vendre un traitement ou un médicament.  Si nous sommes tous bipolaires après avoir tous été dépressifs dans les années 1990, c’est parce que tel est pour l’heure l’intérêt de grandes compagnies pharmaceutiques comme AstraZeneca, Eli Lilly ou Janssen qui cherchent des débouchés pour les antipsychotiques atypiques dont elles possèdent le brevet.

Wikipédia : un placement sûr

Deux remarques pour finir :

1.  La manipulation des entrées Wikipédia par l’homme d’AstraZeneca n’est pas seulement moralement condamnable et objectivement criminelle, elle est aussi, aux termes de la loi fédérale américaine, expressément illégale. Pourtant, la compagnie AstraZeneca n’a pas été poursuivie pour marketing illégal, bien que la presse se soit fait l’écho de la découverte de ses pratiques. Il semble donc que la “stratégie Wikipédia” ne présente pas de grands risques pour les compagnies pharmaceutiques. Pourquoi dès lors s’interdiraient-elles d’y recourir, puisqu’elle permet d’orienter le marché dans le sens désiré ? Une version à action différée de la quétiapine, le Seroquel XR ®, est actuellement considérée par la FDA pour la dépression et le trouble de l’anxiété généralisée.

2.  L’Utilisateur chrisgaffneymd a été détecté par le WikiScanner parce qu’il avait utilisé un ordinateur d’AstraZeneca. Il y a fort à parier qu’on ne l’y reprendra plus et que lui et ses collègues des autres compagnies lancent désormais leurs “stratégies Wikipédia” depuis le café internet le plus proche. Pour un chrisgaffneymd pincé en flagrant délit, combien de marketeurs continuent aujourd’hui à réécrire Wikipédia pour promouvoir des intérêts commerciaux ? Un conseil si vous êtes malade : ne consultez surtout PAS Wikipédia !

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