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Mgr Corneille : « Le Kremlin a enfin cessé de persécuter les vieux-croyants »

Issus d’un schisme qui déchira l’Église orthodoxe russe au XVIIe siècle, les vieux-croyants célèbrent cette année les 400 ans de la naissance du pope Avvakum, qui préféra périr sur le bûcher plutôt que de renoncer aux anciens rites. Pour la première fois, l’État se joint aux commémorations.


© Itar-Tass Photo Agency / Alamy

Le métropolite Corneille et le président Vladimir Poutine à Moscou, en mai 2017. Pour la première fois depuis le schisme de 1667, un dirigeant russe rend visite à la communauté des vieux-croyants.

 

L’INTERVIEWÉ
Le métropolite Corneille, Konstantin Ivanovitch Titov, est depuis 2005 le chef de l’Église orthodoxe russe des vieux-croyants, aussi appelée Église orthodoxe vieille-ritualiste russe.

 

Un parfum de pomme flotte au siège du primat de l’Église orthodoxe vieille-ritualiste ; de grands paniers en osier débordant de fruits sont entreposés juste derrière la porte du petit bureau où le maître des lieux, le métropolite Corneille de Moscou, reçoit les visiteurs. Il nous en offre : la pomme est l’aliment le plus approprié pour le jeûne, dit-il. Les paniers sont un cadeau des vieux-croyants de Moldavie.

Pendant que le métropolite nous choisit des pommes, nous jetons un coup d’œil dans le garde-manger par la porte entrouverte. Ce sont bien des haltères qu’on voit par terre ? Oui, confirme le métropolite, qui fêtera ses 73 ans cet été : il soulève des poids, monte à vélo et fait du ski. « Attention, du ski de fond ! » précise-t-il en levant un doigt. On l’aura compris, le ski alpin est trop tape-à-l’œil pour lui. Puis, pendant que le photographe cherche le meilleur angle de prise de vue, le primat vieux-croyant remarque la marque de son appareil : Nikon. « C’est de lui, dit-il doucement, du patriarche Nikon que le mal est venu. Vous devriez changer de matériel… »

Une photo est accrochée au mur : on y voit le métropolite Corneille en conversation avec Vladimir Poutine en novembre 2019. Deux sujets étaient à l’ordre du jour. Le premier était l’organisation de la célébration du 400e anniversaire de la naissance de l’archiprêtre Avvakum. Ce prédicateur de la « vieille foi » est pourtant toujours considéré par l’Église orthodoxe officielle comme un hérétique. Au XVIIe siècle, c’est lui qui avait osé s’opposer aux réformes entreprises par le patriarche Nikon et le tsar Alexis, et il fut envoyé au bûcher. Depuis, ses partisans l’appellent « le pope ardent », parce que la flamme de sa foi aura été plus forte que le feu. Cette année, pour la première fois, la commémoration de sa naissance et de son martyre est érigée au rang d’événement national : des conférences, des débats, des expositions et des offices religieux seront organisés sur tout le territoire de la Fédération de Russie.

Le second sujet portait sur les modalités de retour en Russie des vieux-croyants que les persécutions religieuses ont dispersés aux quatre coins du monde. Pour la première fois depuis trois cent cinquante ans, se réjouit le métropolite Corneille, le pouvoir russe ne persécute pas les adeptes de la vieille foi, ne les liquide pas, mais les respecte et les aide. Il reviendra plusieurs fois sur ce revirement historique au cours de l’entretien qu’il nous a accordé.

 

Les célébrations du 400e anniversaire du « pope ardent » Avvakum ont pris une dimension nationale. Pourquoi ce personnage est-il important non seulement pour les vieux-croyants mais aussi pour tous les Russes ?

Le saint martyr Avvakum, qui est né il y a quatre cents ans dans le village de Grigorovo, dans la région de Nijni Novgorod, est pour nous un symbole de foi inébranlable et de courage. Même dans les épreuves les plus difficiles, il n’a jamais perdu la foi et la conviction que, au centre de la vie humaine, il y a Dieu. Plutôt que de renoncer à cette conviction, il sacrifia sa vie et celle de ses proches. L’écrivain Valentin Raspoutine, décédé il y a quelques années, a qualifié un jour les vieux-croyants de « forteresses spirituelles ». Il ne pouvait se résigner au fait que la religion soit aujourd’hui devenue, comme il disait, une « épicerie dans laquelle on entre quand on veut, on achète ce qu’on veut et on s’en va ». Et Alexandre Soljenitsyne estimait que, en renonçant aux fondements de l’orthodoxie au XVIIe siècle, nous avons semé les germes de la révolution de 1917. Qu’est-ce que cela a donné ? L’assassinat des Romanov, la chute de la Grande Russie… Des centaines de milliers d’églises ont été détruites, leurs cloches jetées au rebut. Tout ce qui avait trait à la religion a été désacralisé.

Avvakum est l’un de ces hommes-forteresses. Sa foi inébranlable est le grand testament qu’il nous a laissé. Le pouvoir l’a laissé croupir pendant quinze ans dans une fosse gelée, dans le noir, sans nourriture, puis l’a brûlé vif. Grâce à Dieu, il a pu rédiger le récit de sa vie, et, aujourd’hui, nous avons cette occasion inédite de lui rendre hommage. C’était impensable il y a un, deux ou trois siècles. Durant près de quatre cents ans, nous avons été persécutés de façon systématique alors qu’aujourd’hui nous avons l’estime et le soutien du gouvernement et du président lui-même.

 

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De qui est venue l’initiative de cette rencontre avec Vladimir Poutine ?

De lui. Oui, vraiment ! Depuis, lorsque je rentre à Orekhovo-Zouevo, ma ville natale, à une centaine de kilomètres de Moscou, qui est d’ailleurs un très vieux fief des adeptes de la foi véritable, la première chose qu’on me demande, c’est : « Eh, comment va Poutine ? » Comme si je prenais tous les jours le thé avec lui…

 

Monseigneur, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est la vieille foi aujourd’hui ? Combien de vieux-croyants y a-t-il en Russie ? Et dans le monde ?

Pour répondre à votre question, je dois vous parler du passé. Quelle est la raison du schisme tragique qu’a connu l’orthodoxie russe au XVIIe siècle? L’ambition démesurée d’un homme, le patriarche Nikon, qui a voulu devenir le prélat de tous les orthodoxes, le « pape » de Constantinople en quelque sorte… L’introduction du signe de croix avec trois doigts était une véritable opération de sabotage spirituel, qui a divisé le peuple russe en deux groupes irréconciliables. Aujourd’hui, les historiens admettent que se signer avec deux doigts, comme on le faisait avant Nikon, était une tradition profondément russe, venue des premiers orthodoxes de Byzance. Puis il est arrivé avec son ego démesuré et son projet de réforme : il a interdit aux fidèles de se signer avec deux doigts, il a supprimé la grande métanie – la prosternation jusqu’à terre – au profit de la petite métanie – une simple inclinaison du buste. Or se prosterner a toujours été essentiel pour nous, les orthodoxes : chaque fois qu’il se courbe jusqu’au sol, l’homme se souvient de sa chute, et, lorsqu’il se relève, il prend conscience de ses péchés et se hisse vers son salut. C’est exactement ce que reproche Avvakum au tsar Alexis dans une lettre : « Tes vertueux parents se signaient bien avec deux doigts, priaient et se prosternaient jusqu’à terre, lui écrit-il en substance. Et, toi, où veux-tu en venir ? Les catholiques romains sont tombés à terre et ne se relèvent pas, tu veux que nous soyons comme eux ? »

Quant au nombre de vieux-croyants, nous n’avons pas de chiffres précis. Au fond, aucune statistique n’est en mesure de déterminer qui est vraiment un adepte de la vieille foi véritable et qui ne l’est pas. Seul Dieu peut le faire. Notre Église compte quelque 200 paroisses en Russie et à peu près autant à l’étranger. Après la Russie, c’est en Ukraine et en Moldavie que l’on dénombre le plus de vieux-croyants. Jusqu’à la révolution de 1917, nous étions entre 10 et 20 millions. Mais ce chiffre est très controversé. Aujourd’hui, dans certaines publications, on estime que nous sommes de 1 à 3 millions.

Moi, je ne prête pas vraiment attention à ces chiffres, je me contente de prier pour que chacun de nous emprunte la voie de la foi authentique.

 

Mais les nouveaux adeptes ne sont pas légion, vous le dites vous-même.

Pourquoi les gens ne rejoignent-ils pas en masse l’Église véritable ? C’est une question extrêmement compliquée. Le vieux-croyant est avant tout un orthodoxe, un chrétien. Or, aujourd’hui, il n’est pas facile d’être un chrétien orthodoxe. Lorsque les gens viennent à nous, ils comprennent rapidement que la vieille foi n’est pas une relique de musée poussiéreuse mais une religion ardente, portée par des martyrs comme Avvakum ou la boyarine Morozova 1, condamnée à mourir de froid dans une fosse gelée à Borovsk pour avoir défendu la tradition de se signer avec deux doigts. Mais cet héritage peut aussi se révéler lourd à porter. Tout le monde n’est pas cet « homme-forteresse » dont parlait l’écrivain Raspoutine. Tout le monde n’est pas prêt à respecter à la lettre les rites anciens, à beaucoup prier, à ne pas pécher et ainsi de suite…

Des gens viennent parfois dans nos églises et s’extasient : « Qu’est-ce que c’est beau, tout ça ! » Chez nous, il n’y a pas d’électricité, nos églises ne sont éclairées que par la lueur des cierges. Et puis ils voient nos belles icônes datant du XVe siècle, ils entendent nos chants…

Ils sont émerveillés. Mais, au bout de quelque temps, ils se rendent compte que notre mode de vie est trop contraignant. Paradoxalement, les jeunes sont plus réceptifs à la foi véritable parce qu’ils n’ont pas connu l’Union soviétique, où l’athéisme était promu au rang de religion d’État.

 

Les jeunes ? Ces jeunes qui ne lâchent pas leur smartphone ?

Bien évidemment, les gadgets sont une tentation, mais, ce qui les éloigne de l’Église c’est surtout la faiblesse spirituelle de leurs parents. Du temps de l’URSS, par exemple, il était interdit de porter à l’école une croix de baptême autour du cou. Les autorités pouvaient même retirer un enfant à sa famille si elles considéraient qu’il était sous mauvaise influence. Les parents croyants étaient alors obligés d’expliquer à leur fils ou à leur fille : « Enlève ta croix, ne prie pas devant les autres, sinon ils peuvent nous séparer. » Les enfants obtempéraient, mais cela laissait une trace indélébile dans leur âme.

 

Existe-t-il une formation spécifique pour les popes vieux-croyants ?

Là aussi, il faut revenir à l’histoire. Après le schisme, le seul épiscope [évêque] qui a pris notre défense était Pavel Kolomenski ; il a été immédiatement déporté puis liquidé par les autorités. Vous pouvez imaginer le mal que nous avons eu à rétablir notre hiérarchie, à retrouver nos popes en ces temps de persécutions. Nous avons dû nous terrer dans les forêts et les marécages. L’important était de rester en vie. Puis c’est la famille qui est devenue le nouveau bastion de la foi. Nous avons des familles nombreuses ; depuis leur plus jeune âge, les enfants vivent dans la crainte de Dieu. Ils ont appris la langue en récitant les psaumes. Ils allaient à l’église avec leurs parents, apprenaient d’eux les rites ; les garçons prêtaient main-forte à leur père lors des offices, aidaient à l’entretien de l’église. C’est grâce à la famille que nous avons pu ainsi conserver nos règles canoniques complexes, nos chants, nos longues liturgies…

Depuis bientôt une dizaine d’années, une école est rattachée à notre église, dont les locaux se trouvent ici, sur le site du cimetière Rogojskoïe. Nous espérons qu’elle deviendra bientôt un institut de formation supérieure. En 1915, nous en avions fondé un, mais la révolution y a mis fin à peine deux ans plus tard. Nous voudrions aujourd’hui ressusciter cette institution. En novembre dernier, lors de mon entretien avec Vladimir Poutine, j’ai demandé à ce que ce bâtiment, qui se trouve également non loin d’ici, nous soit restitué, et j’ai reçu l’assurance que cela se ferait.

 

Cela nous amène à parler de toutes ces églises qui vous ont été confisquées depuis 1917. Où en est leur restitution ?

En bonne voie. Ici, sur le site du cimetière Rogojskoïe, près de ma résidence, on nous a déjà rendu la cathédrale de la Nativité du Christ. Mais dans quel état ! Du temps de l’URSS, cette église magnifique a d’abord été transformée en buvette, puis en hangar, et ensuite elle a brûlé… Nous la restaurons depuis bientôt dix ans, il ne nous reste plus que l’iconostase à refaire. Il y a aussi la célèbre église de la rue Gavrikov, à Moscou, bâtie par l’architecte Ilya Bondarenko. Ce joyau de la vieille foi a également été souillé par le pouvoir communiste : les croix ont été mises à terre, puis on en a fait une salle de sport. Pendant des années, nous nous sommes battus pour la récupérer ; aujourd’hui, c’est chose faite grâce au soutien de la mairie de Moscou. L’affaire des cloches est plus compliquée : elles se trouvent au théâtre Bolchoï. On a promis de nous les restituer, mais à condition que nous fournissions des répliques au théâtre. Or cela coûte cher et nous n’avons pas cet argent. Et puis, c’est un peu étrange de devoir payer pour quelque chose qui nous appartient, vous ne trouvez pas ?

 

Il n’y a pas, comme dans le temps, des riches vieux-croyants qui pourraient mettre la main à la poche ? Pas d’oligarques dans vos rangs ?

Ah, les oligarques ! Quand j’entends ce nom, je pense – je ne sais pas pourquoi – aux alligators… Non, nous n’avons pas d’oligarques vieux-croyants. Quand je parle de nos problèmes d’argent à des gens aisés, ils me répondent : « Mais nous aidons déjà l’Église ! » Ils pensent, bien sûr, à l’Église orthodoxe officielle. C’est vrai que, là-bas, on distribue à tour de bras des médailles aux mécènes, on publie leur photo dans le journal… Ce qui n’est pas orthodoxe du tout, si vous voulez mon avis.

 

Pourtant, jusqu’en 1917, il y en avait des oligarques vieux-croyants. Beaucoup ont même financé la révolution d’Octobre…

Je ne dirais pas « beaucoup », non. Certains, oui. Mais ils ne représentaient qu’une infime partie des millions de vieux-croyants de l’époque. Les adeptes de la vieille foi ont toujours prié et combattu pour le tsar, en dépit des persécutions dont ils étaient victimes. Ceux qui ont été élus à la Douma ont plaidé pour une monarchie constitutionnelle. En 1905, Nicolas II nous a accordé la liberté confessionnelle, sur le même pied que les autres minorités religieuses en Russie. Mais, même après cet assouplissement notable de l’attitude des Romanov à notre égard, notre liberté de culte n’était pas complète : les processions religieuses, les chants funéraires, certaines prières nous ont été interdits. Les vieux-croyants aspiraient donc à plus de liberté et faisaient tout leur possible pour l’obtenir, en privilégiant bien sûr les moyens pacifiques.

Mais, en ce qui concerne le coup d’État sanglant de 1917, ils n’y ont été pour rien et ne l’ont pas soutenu. Comment voulez- vous qu’ils aient été complices d’une tragédie qui les a touchés de plein fouet ? Je dirais même que les vieux-croyants ont souffert plus que quiconque du coup d’État bolchevique. Les cosaques étaient nos coreligionnaires. Bon nombre de koulaks – les paysans qui possédaient leur terre – étaient des vieux-croyants. Et tous ces industriels, les Kouznetsov, Soldatenkov, Konovalov, Goutchkov, Riaboutchinski étaient effectivement des descendants de vieux-croyants. Or on leur a confisqué tous leurs biens. Et eux n’avaient pas mis leurs capitaux à l’abri à l’étranger…

 

Vous avez aussi évoqué avec le président le retour de vieux-croyants disséminés dans le monde. A-t-on avancé sur ce dossier ?

Comme je vous l’ai dit, nos coreligionnaires ont dû fuir aux quatre coins du monde : on en trouve en Australie, en Chine, dans les Amériques… Ceux – les plus nombreux – qui ont fui par la Chine ont trouvé le moyen d’arriver en Amé-rique latine, où ils sont devenus de riches exploitants agricoles. Mais ils ont toujours gardé dans le cœur le souvenir de leur patrie, là où reposent leurs aïeux. Certains ont commencé à revenir. J’ai toutes sortes d’histoires à ce sujet : quelques-uns se sont fait promettre monts et merveilles par des fonctionnaires corrompus avant d’être dépouillés de tous leurs biens. D’autres, des communautés entières, se sont établies avec succès dans l’Extrême-Orient russe, où on leur a attribué des terres.

Le plus important est que le président soutient ce mouvement ; il a créé une commission chargée du rapatriement des vieux-croyants. Pourquoi ? Parce qu’il a compris que ces hommes et ces femmes ne peuvent que donner l’exemple aux Russes d’ici : ils ne boivent pas, ont des familles nombreuses et travaillent dur du matin au soir. Qui, aujourd’hui, veut vivre à la campagne et traire les vaches ? Regardez autour de vous tous ces villages, ces régions entières désertées par leurs habitants.

 

Mais notre pays a énormément changé ces dernières années. Ces vieux-croyants ne risquent-ils pas d’être complètement perdus ici ?

Il s’agit tout d’abord du pays de leurs racines. Et puis il y a un autre problème, plus prosaïque : comme ils vivent en vase clos et ne se mélangent pas à la population locale, les vieux-croyants ont de plus en plus de mal à trouver l’âme sœur. Il y a le problème de la consanguinité, voyez-vous… À moins de sortir de la communauté et de prendre pour épouse une Brésilienne qui n’a jamais entendu parler de la vieille foi. Ici, il leur sera quand même plus facile de fonder une famille : les jeunes femmes à marier, ce n’est pas ce qui manque en Russie.

 

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vous et votre famille, Éminence ?

Nous sommes vieux-croyants de père en fils depuis plusieurs générations. Mon grand-père Konstantin, dont je porte le prénom, était maître tisserand à l’usine textile d’Orekhovo-Zouevo. Comme lui, j’ai travaillé à l’usine textile, d’abord comme tisserand puis comme ingénieur. Trente-cinq ans en tout ! Puis, avec l’aide de Dieu, j’ai été élu métropolite. Tant que le Seigneur me donnera force et santé, je le servirai, Lui et sa sainte Église.

 

— Ekaterina Danilova et Pavel Korobov sont des journalistes russes.

— Cet entretien est paru dans l’hebdomadaire Ogoniok le 30 mars 2020. Il a été traduit par Alexandre Lévy.

Notes

1. Feodosia Morozova (1632-1675), mariée au boyard (noble orthodoxe) Gleb Morozov, soutint l’archiprêtre Avvakum dans son opposition aux réformes de l’Église. Elle fut arrêtée et incarcérée en 1671. En 1887, le peintre Vassili Sourikov la représenta au moment de son arrestation, levant deux doigts vers le ciel en référence à la façon de se signer des vieux-croyants.

Pour aller plus loin

 

Lire aussi : À Vetka, les ombres des vieux-croyants d’antan

 

 

LE LIVRE
LE LIVRE

La Vie de l’archiprêtre Avvakum par lui-même de Avvakum, traduit, préfacé et annoté par Pierre Pascal, Éditions des Syrtes, 2020. Première édition française : Gallimard, 1939.

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